Monthly Archives

janvier 2018

Actualités

Le premier Super Bowl zéro déchet.

31 janvier 2018
superbowl zero dechet

Ca y est, même les plus gros et plus polluants consommateurs du monde s’y mettent. La finale du championnat de football américain (le Super Bowl) s’annonce zéro déchet cette année. On supprime 40 tonnes de gobelets en plastiques et de paniers à grignotter.

Le 4 février, plus de 66 000 personnes vont regarder le US Bank Stadium à Minneapolis pour le Super Bowl 2018, en promenant avec eux les innombrables gobelets, hot-dogs et autres burgers.

Depuis des dizaines d’années, le Super Bowl s’est érigé comme le grand évènement sportif entièrement à l’américaine. Tout, de la nourriture au temps de jeu, est fait à l’excès. Mais sous ces apparats, il y a énormément de déchets : 40 tonnes plus exactement.

Les années précédentes, la majorité des déchets produits par le Super Bowl finissaient à la décharge. Mais cette année, la NFL (la fédération de football américain) et le US Bank Stadium de Minneapolis, l’Authorité des terrains de sports, le fournisseur alimentaire et PepsiCo font équipe pour tenter le premier Super Bowl zéro déchets.

Cela s’annonce raide. La coalition a commencer à planifier cet effort depuis l’été dernier et le but est qu’environ 90% des déchets comme les bacs de nourriture et le papier soient recyclés ou composté. Le reste des déchets en plastique non recyclables seront envoyés à un centre d’incinération qui produit de l’énergie.

Pour que l’initiative (nommée Rush2Recycle) soit opérationnelle le jour du match, les sponsors ont embauché 200 étudiants locaux qui, avec une équipe de volontaires de PepsiCO, serviront d’ambassadeurs au stade; ils seront positionnés près des poubelles pour informer les visiteurs sur ce qui peut être composté, recyclé ou jeté à la poubelle.

stade super bowl

Les tactiques que nous employons sont le reflet de tactiques dont les US en général ont besoin. Il faut la bonne infrastructure, une manière élégante de dire qu’il faut les bonnes poubelles avec la bonne signalisation et l’évangélisation. Cette infrastructure, avec l’embauche des étudiants, consitue le coeur de l’investissement pour cette initiative, que PepsiCo n’a pas souhaité rendre publique.

S’assurer que ces poubelles soient correctement remplies signifie qu’il faut faire des ajustements à l’intérieur du stade. Le fournisseur alimentaire, en avance, a transformé plus de 70 produits (des gobelets de bière, aux plateaux de nachos en passant par les petits gobelets de portion de sauce) en des produits compostables par Eco-Products.

Ce sera, par exemple, le premier Super Bowl où on sert des cacahuètes dans des sacs compostables. L’équipe Rush2Recycle a aussi mené une campagne social media avant le match ainsi que des vidéos avec des conseils de recyclage qui seront diffusées pendant le match.

Même s’il s’agit d’une amélioration en ce qui concerne les décharges déjà bondées, ce ne sera pas une année sans émissions de gaz à effet de serre.

football americain zero dechet

Les incinérateurs à énergie peuvent être une solution difficile pour les plastiques non recyclable à cause des rejets de carbone qui continuent d’envenimer l’environnement. Et au lieu de s’allier avec des communautés locales de parcs ou d’ONG qui pourraient directement profiter des dons de compost, les contenants seront emmenées à un centre de compost industriel. Cependant, les restes de nourriture et les aliments en vrac seront emmenés à Second Harvest Heartland, un restaurant du coeur local à Minneapolis.

Enfin, fondamentalement, si l’évènement américain par excellence peut composter et recycler, peut-être que cela haussera la barre pour les efforts zéro déchet à travers le pays.

DIY

Liquide vaisselle zéro déchet au savon de Castille : des ingrédients naturels et non toxiques

25 janvier 2018
liquide vaisselle zero dechet

Vous serez étonnés de savoir comme c’est facile et rapide de faire ses propres produits ménagers. Ma femme et moi sommes des gens assez flemmards donc on s’embête pas avec des choses trop compliquées, sinon il n’y a pas moyen qu’on incorpore ça à notre quotidien. Ce liquide vaisselle peut être fait en une minute si vous utilisez du savon de castille liquide. Si vous utilisez du savon normal, il faudra ajouter 5 à 10 minutes pour rapper le savon. Vous pouvez toujours le couper en gros morceaux et laisser votre mixeur faire le reste.

Les effets environnementaux du liquide vaisselle industriels

Le liquide vaisselle, et ce même pour le marques “Eco”, est toujours vendu dans des bouteilles en plastique qui finissent par devenir des déchets plastiques. En plus, le liquide vaisselle acheté dans les grandes surfaces est fait à base de tensioactifs. Ces derniers sont conçus à partir d’énergies fossiles et même les tensioactifs  “eco-friendly” sont fait à base d’huile de palme.

Le tensioactifs diminuent la tension à la surface de l’eau. Certains ne sont pas biodégradables mais même pour ceux qui le sont, cela pourrait mettre 4 semaines ou plus à se dégrader. Pendant ce temps ils sont encore toxiques pour les animaux et des écosystèmes entiers !

savon castille barre

Il y a savon et savon

Les savons pour se laver les mains et la vaisselle vendus en magasin ne sont pas des savons dans le sens traditionnel du terme. Ils sont faits à base de tensioactifs alors que les savons traditionnels sont fait d’huiles saponifiées. Les savons de Castille sont fabriqués par saponification de l’huile en barre de savon solide ou liquide sans additifs. Cela en fait une bonne base pour le multi-usage.

Les savons faits comme ça se dégradent plus vite et facilement. Ils sont alcalins donc l’ajout d’acide les neutralise. Cependant, de nombreux savons de Castille ne sont pas vegans car faits à base de suif (graisses animales fondues) ou alors ils sont vegans mais faits avec de l’huile de palme. Vous pouvez facilement trouver du savon de Castille, mais vérifiez bien la liste d’ingrédients.

Avant de passer au savon de Castille, on faisait le savon traditionnel à l’huile d’olive qui consiste simplement en huile d’olive saponifiée. Certaines fois on y mélange du savon de laurier. Ce savon est fait en suivant une tradition du Moyen-Orient, la Grèce et Marseille ! Sachez cependant que le vrai savon de Marseille est fait à base d’huile de palme. Vous pouvez souvent trouver du savon à l’huile d’olive en gros dans des supermarchés spécialisés.

Après, il vous reste la dernière option : faire vous-même votre savon. Mais cela est bien plus compliqué.

Dites non aux produits avec stéroïdes

On s’est mis à croire qu’il fallait un savon différent pour chaque surface, pièce, utilisation. Allez, vous y croyez vraiment? Depuis quand il nous faut des produits de l’espace pour nettoyer nos maisons. On veut juste nous faire acheter plus, parce qu’il nous en faut un de chaque à la maison.

Et oui, c’est vrai que ces produits marchent très bien. Mais l’utilisation de ces produits de nettoyage et de beauté à son prix. Et personnellement, je pense que notre santé et la destruction de la planète sont un prix fort à payer pour un savon hyper gras qui assèche vos assiettes encore plus vite…

Ce savon DIY est effectivement moins efficace que leurs cousins de supermarché. Cependant, avec ce savon vous pouvez faire votre vaisselle, vous laver les mains, laver le linge et le tout sans vous soucier de votre santé ou de l’environnement. C’est vrai qu’il n’a pas l’action anti-graisse aussi bonne que les savons de supermarché. Ce qu’on fait donc c’est qu’on s’en sert tout de suite sur la vaisselle très grasse et le tour est joué.

Dentifrice maison approuvé par un dentiste

liquide vaisselle zero dechet

Ingrédients

  • A parts égales (la dose indicative serait 50g de chaque mais vous pouvez faire de plus grosses quantités) :
  • Xylitol
  • Bicarbonate de soude
  • Argile bentonite ou montmorillonite

Préparation

  1. Mélangez le tout. Avec l'argile, évitez d'utiliser du métal, qui la désactiverait.
  2. Entreposez dans un bocal en verre. Ce dentifrice n'a pas de goût, il nettoie et désinfecte. Si vous souhaitez ce petit goût de frais, vous pouvez ajouter de l'huile essentielle de menthe poivrée.
https://tortuetranquille.com/diy/liquide-vaisselle-savon-castille/

liquide vaisselle zero dechet

FAQ

Mon savon est un bloc de gelée

Ca arrive à beaucoup de monde et ça arrive parce que le savon en barre n’est pas du savon de Castille, ce qui signifie qu’il y a des additifs. Vous pouvez quand même utiliser le savon en question. Vous devez seulement mixer le bloc de gelée et le secouer avant utilisation.

Les assiettes ne sont pas nickel

Avec le savon à l’huile d’olive certaines assiettes n’étaient pas parfaites. Cela ne nous est jamais arrivé mais il faut savoir qu’on fait notre vaisselle tout de suite. Voilà comment on fait :

  1. On rince les plats légèrement en arrêtant l’eau le plus vite possible
  2. On fait tremper un torchon dans le savon (on utilise pas d’éponges) et on lave les assiettes
  3. On les rince à l’eau

Sans rempli l’évier d’eau savonneuse, le liquide vaisselle DIY ne se dilue pas et est plus efficace. Nous rinçons les résidus afin que nos assiettes soient nickel après.

Découvrir

Un foyer zéro déchet à Manille

24 janvier 2018
zero dechet manille

Dernièrement, il y a eu beaucoup de vidéos virales sur tous les déchets qui flottent dans nos Océans (si on ne compte qu’eux). Prenez en compte le volume de déchets que nous avons laissé dans des usines de traitement, auquel on ajoute le volume de déchets que l’on va produire dans les prochaines semaines, multipliez tout ça par le nombre de foyers dans le monde entier. C’est difficile à comprendre. Statistiquement parlant, chaque personne produit presque 2 kilos de déchets PAR JOUR.

zero dechet philippinesUne de nos illusions c’est de nous dire que quand la poubelle est ramassée par nos gentils éboueurs, elle n’est plus notre problème; loin des yeux, loin du coeur. Des efforts futiles ont été faits pour faire face à ce problème global grandissant uniquement à cause du consumérisme, qui est lui-même dirigé d’une main de fer par les plus grosses multinationales.

En réalité, la grande majorité de nos déchets se retrouvent dans la mer ou dans des décharges. C’est là que le cycle de la vie continue. Les poissons mangent les déchets et nous mangeons les poissons. Les animaux mangent les déchets et nous mangeons les animaux. Pensez-y. La dégénérescence de la Terre signifierait notre propre disparition.

Nous devons nous sortir de notre état d’indifférence tandis que les maux que nous faisons subir à la planète sont des maux que nous nous infligeons à nous-mêmes. Il nous appartient de faire des changements personnels et faire fonctionner l’effet domino sur la société qui va mettre le feu aux poudres de chacun d’entre nous : la compassion pour le monde dans lequel nous vivons. Notre Planète ne peut pas se sauver toute seule en disant “Ca suffit !”.

Une des personnes qui soutient Mère Nature est Jean Alfonso-Decena. C’est une ambassadrice active du zéro déchet et son foyer s’y est mis volontiers. Elle partage maintenant sur comment être devenu une famille zéro déchet a changé la qualité de vie de la famille depuis qu’elle a choisi de faire quelque chose que beaucoup pensaient impossible. Le point tournant.

Elle avoue que la transition n’a pas été facile. Comme toute période de transition, il y a des facteurs comme en avoir marre de quelque chose, puis en avoir marre d’en avoir marre.

Le choix de mode de vie était la meilleure option en faisant des économies, en se séparant de tout le matériel inutile et en faisant attention à l’environnement. Elle dit ça parce qu’on s’habitude vite aux choses pratiques :  on ne fait pas attention quand on fait ses courses. On continue d’acheter ce dont on a besoin et ce dont on a envie tandis que l’on voit tous les jours nos poubelles ramassées dans des gros bacs d’ordures. On brûle de l’argent et on accumule des choses dont on se sert peu ou pas du tout. C’est devenu fatigant, la consommation et l’entassement… donc ils ont décidé d’agir.

Son mari et elle ont commencé à faire des recherches et sont même allés jusqu’en Thaïlande avec un programme d’immersion et d’études de monsieur, puis ont appliqué ce que nos parents auraient fait il y a des dizaines d’années. Ça a été facile pour eux puisque Jean et son mari pratiquaient la méditation et le yoga, ce qui leur a appris le minimalisme et la pleine conscience.

Le verdict

Comme pour son passage au régime vegan, on la regardait d’abord comme si elle revenait à des méthodes arriérées mais à force d’explications, Jean arriver à faire passer le message que ça permet de faire des économies, d’être en bonne santé et de veiller sur celle de notre planète.

Tout le monde s’est prêté au jeu à la maison, mais elle dit que ses collègues, vendeurs, caissiers, supermarchés et restaurants la regardaient un peu de travers. Elle se dispute quelques fois quand elle refuse des gobelets jetables et quand elle emmène ses propres bocaux. Ensuite, comme par magie, ce qu’elle défendait avant commence à intéresser les gens. La confusion est remplacée par de l’admiration en la ténacité qu’il faut pour refuser les plastiques et les pailles. Elle encourage les autres à faire de même. De rendre à Mère Nature ce qui lui appartient.

D’autres membres de la famille et amis ont été surpris quand ils ont su que sa famille et elle n’utilisent pas de protège-slip jetables, de sopalin, de papier toilette, de brosse-à-dents en plastique ou de produits de beauté remplis de substances chimiques comme le dentifrice, le shampooing, le savon ou les produits mode de vie zero dechetménagers.

Jean partage que sa mère la supplie de se séparer de ses pantalons trop portés. Dans les deux ans qu’ont mis la transition, ils ont gagné beaucoup d’espace, de lumière, d’oiseaux qui chantent à la fenêtre le matin… ils n’ont presque plus rien à donner aux éboueurs, et ça les amuse.

Le consumérisme dicte le mode de vie

Jean s’est tournée vers un régime vegan et cela lui a permis de porter un nouveau regard sur les choix de mode de vie et les effets qu’ont les habitudes des gens sur l’environnement. Cela lui a fait penser à comment le consumérisme est un outil de valeur pour voter pour ce que l’on veut. Plus simplement : si on dirige notre argent vers des choix mauvais pour la santé, nous votons pour ce style de vie.

Même si elle était déjà environnementaliste à sa façon avant de changer de régime, le veganisme lui a ouvert les yeux sur la manière dont la majorité des gens ont été conditionnés pour profiter aux grandes multinationales. Etre vegane a réveillé son sens du minimalisme et de la praticité.

Elle s’est ensuite rendu compte qu’il ne lui en fallait pas beaucoup pour être épanouie donc elle a cherché des moyens de réduire ses déchets. Elle commençait également à étouffer dans l’habitude de remplir son foyer de choses matérielles qui ne faisaient qu’attirer la poussière ou prendre de la place.

Vegan + Zéro Déchet = combo parfait.

Puisque la famille est également vegane, ça complète bien le zéro déchet. Quand on lui demande si ça aide d’être vegan, elle s’exclame :

“Oui, complètement! Le veganisme et le zéro déchet vont main dans la main, comme deux gouttes d’eau. L’un ne peut pas exister sans l’autre si on va au fond des choses”.

L’un des plus gros bénéfices à devenir vegan, à part sauver des vies animales et améliorer la santé, c’est la quantité de déchets dont on peut se passer. S’il faut choisir entre les douches un peu trop longues et la côte de boeuf, cette dernière permet d’économiser des litres d’eau, la terre qui est utilisée pour les animaux et de réserver des cultures à l’alimentation humaine. Aussi, sachez que l’huile de friture ne peut pas être compostée, ce qui les oblige à réduire leur consommation d’aliments frits ou d’arrêter de faire devenir les aliments dans des matières grasses : cela a un bénéfice sur la santé.menage zero dechet

A part cela, la plupart des produits sans packaging sont aussi vegans. Pas étonnant que les courses deviennent faciles à faire.

Les courses zéro déchet

Avant toute chose, il est important de savoir ce que cela implique. Oubliez les engins qui tournent à l’essence ! Tout le monde peut marcher quelques centaines de mètres de plus ou prendre le vélo. Cela aiderait grandement notre environnement.

Jean partage ses astuces pour maintenir le mode de vie zéro déchet et met en perspective la sortie courses. Il faut bien planifier votre voyage au marché ou au supermarché.

Les éco-sacs, tote-bags ou cabas font partie de l’attirail zéro déchet à trimballer partout avec soi. Le marché est votre meilleure option quand il s’agit de faire les courses sans packaging parce que vous avez la possibilité d’éviter les sacs en plastique. Pour les biens liquides, elle se sert de barquettes en verre.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle trouve ça plus facile de faire les courses maintenant parce que tout ce qui est servi dans un packaging non-biodégradable est immédiatement retiré de la possibilité de choix : ça diminue de moitié le temps de courses. Achetez l’essentiel.

Un autre petit bonus au passage au zéro déchet est que cela oblige à faire de meilleurs choix alimentaires. La plupart des aliments qui ne sont pas servis dans des packaging biodégradables sont des produits qui sont également de fabrication industrielle. Vos options se tourneront donc plutôt vers des céréales complètes, du bio ou de l’agriculture raisonnée, sans ou avec peu de produits chimiques. Jean dit que les aliments industriels ou artificiels ne sont pas bons pour le corps et la procédure de fabrication demande beaucoup de ressources. Plus on consomme d’aliments naturels, moins il y a eu de traitement en usine, mieux c’est pour le corps et l’environnement. En plus on permet à de petits artisans locaux de vivre et de nourrir leurs familles au lieu d’enrichir de grandes entreprises.

C’est difficile de maintenir un foyer 100% sans plastique. Certains objets continuent de circuler et on les upcycle, réutilise, recycle ce qui est jetable et les plastiques qui finissent quand même par atterrir dans les foyers.

Pour commencer.

Dans votre transition vers le zéro déchet, vous allez avoir besoin d’essentiels réutilisables que vous garderez toujours à portée de main. Faites un changement de taille dans votre vie et diminuez votre empreinte carbone. Et n’oubliez pas d’aimer Mère Nature qui nous fait voir chaque jour.

  • Gobelet et couverts
  • Ecobags, tote-bags, cabas, torchons (mouchoir, sopalin…)
  • Bocaux pour les restes et pour acheter en vrac ou marché ou supermarché
  • Objets en bois, métal ou verre comme une brosse-à-dents en bois, des cantines en métal, des bocaux en verre et des pailles réutilisables.
  • Four, pas micro-ondes
  • Produits de toilette et d’hygiène bio ou faits-maison
  • Bicarbonate de soude et vinaigre blanc pour les besoins de nettoyage
  • Pelle, et boîtes pour les compost, lessive, ségrégation de compost
  • Bâtons en bois et ciseaux pour les Ecobricks (on finit toujours par avoir du plastique à la maison, qui peut être transformé en Ecobrick)

Il est temps d’agir maintenant. Et pourquoi ne pas commencer par aujourd’hui? Peu importe ce que penseront les autres. Consultez votre boussole éthique et vous verrez que les petits changements peuvent avoir un gros impact.

Actualités

La vie zéro déchet à Kuala Lumpur

23 janvier 2018
zero dechet kuala lumpur

Pour certains, réduire les déchets peut paraître être une bataille insurmontable, surtout quand la société moderne est une société de consommation, toujours leurrée par une liste interminable de produits et de services.

Avec la consommation, il y a des dérives comme le gaspillage et avec le gaspillage viennent des décharges bondées, la pollution et la dégradation environnementale. Cependant, Bea Johnson et sa famille Californienne ont prouvé qu’il ne suffit que d’un bocal en verre pour y mettre tous les déchets produits en un an. Et c’est ce que la famille fait depuis 2008.

bea johnson cuisine

Le zéro déchet de Bea Johnson

Bea, fondatrice du mouvement Global Zero Waste, est l’icône du mode de vie zéro déchet dans le monde entier grâce à son enthousiasme et ses efforts dans la lutte contre les déchets sur terre pour créer un environnement durable pour les générations futures.

Zéro Déchets, comme le définit l’Alliance Internationale Zero Waste a pour objectif d’éduquer la société à réduire, consommer et recycler les sources non voulues afin que les déchets soient utilisés à d’autres fins ou rendus à la nature.

Qu’il s’agisse d’aliments, de vêtements, de stockage, de produits d’hygiène et de beauté ou tout le reste, Bea s’est assurée que chaque chose dont elle avait besoin était zéro déchet. La vie qu’elle mène aujourd’hui est le produit d’une expérience d’un an au cours de laquelle elle a voulu simplifier les choses qui correspondaient à son mode de vie.

Tout a commencé en 2006 quand sa famille a déménagé en Californie, avec l’accès facile aux supermarchés, restaurants, écoles; là où ils pouvaient se promener et vivre une vie simple.

Avant d’emménager dans cette maison à Mill Valley en Californie, on était locataires d’un petit appartement pendant un an et nous n’avons emmené que quelques petites choses. Tôt, nous nous sommes rendus compte que ce peu de choses pouvaient nous être utiles pour économiser du temps, celui de notre famille et amis.

bea johnson bocaux

Après s’être débarrassés et avoir laissé la plupart de leurs affaires dans un garde-meubles, ils se sont rendus compte que 80% de leurs affaires ne leur manquaient pas. Ils ont donc décidé de les laisser partir et se sont investis dans la vie zéro déchets.

Jusqu’à aujourd’hui, son mode de vie minimaliste a conquis plus de 30 pays, inclus la Malaisie, alors qu’elle partage son savoir sur le zéro déchet et inspire les autres à faire de même. La mère de deux enfants est également auteur du livre Zéro déchet qui a été tranduit en 17 langues dont l’Anglais, le Coréen, le Japonais et l’Espagnol.

Tandis que beaucoup pensent que le recyclage est le meilleur moyen de gérer nos déchets, Bea et sa famille ne s’y remettent qu’en dernier recours. Ils pensent que le zéro déchet ce n’est pas plus de recyclage mais plutôt d’éviter que le déchet ne sorte de la maison en premier lieu. Elle ajoute que les personnes devraient se défaire de ce préjugé sur le zéro déchet alors qu’il s’agit en fait de vivre une vie simple et de réduire les déchets le plus possible.

On pense que se débarrasser de certaines choses est très facile en respectant les règles suivantes : refusez ce dont vous n’avez pas besoin, réduisez ce dont vous avez besoin, réutilisez en achetant d’occasion, recyclez ce que vous ne pouvez pas refuser, réduire ou réutilisez et enfin compostez tout le reste.

Elle encourage également les gens à acheter sans packaging et de se pencher sur les occasions en plus d’acheter en gros ou en vrac avec des bocaux en verre ou des cabas.

En plus de cela, vous pouvez également refuser tous les “cadeaux” parce que consommer ne se fait pas uniquement par l’acte d’achat mais également en acceptant des choses que l’on nous donne. Accepter, c’est cautionner.

Le zéro déchet en Malaisie

Etonnée du retentissement du public pendant la Zero Waste Fest organisée par une ONG, Malaysia Zero Waste, Bea dit qu’il y a une forte possibilité que les Malaisiens deviennent une société zéro déchet s’ils continuent d’utiliser leurs propres méthodes.

zero dechet malaisie 2

Les règles citées auparavant sont applicables partout dans le monde et peuvent être adaptées selon la manière de vivre. Chacun doit voir ce qui lui convient et appliquer les règles selon les circonstances.

J’ai visité le centre de recyclage ici en Malaisie et je suis impressionnée par leur travail. Cependant, les gens ne doivent pas attendre que le gouvernement ou les grandes entreprises fassent le premier pas. Les individus eux-mêmes doivent entreprendre.

Aurora Tin, fondatrice de Malaysia Zero Waste a dit que la première initiative de la Zero Waste Fest était de faire prendre conscience au Malaisiens qu’il était possible de réduire ses déchets quotidiens tout en les mettant en relation avec des entreprises qui pratiquent le zéro déchet.

L’évènement, qui a eu lieu à Slate @ The Row, a vu comme invitée Bea Johnson dans un discours de motivation, des ateliers, un mini salon et plus de 100 produits zéro déchet vendus par 15 vendeurs locaux et internationaux. Parmi les produits présentés et vendus au festival, il y avait du savon concentré multi-usages fait avec de l’huile, des pailles en bambou, de la crème bio et des serviette hygiéniques lavables.

Pendant le festival, le public a été encouragé a amener ses propres packagings réutilisables ou leurs bocaux pour faire son shopping et les poubelles présentes étaient uniquement pour le recyclage ou le compost.

zero dechet malaisie 3

Le festival de un jour a attiré 1000 visiteurs, plus que ce qui était attendu, et pour Tin c’est une indication que les Malaisiens sont prêts à intégrer le zéro déchet dans leur vie, en changeant les modèles du business dans les cinq prochaines années.

Si la demande pour les produits zéro déchet augmente, je pense que les productions industrielles s’uniront au mouvement pour concevoir des produits zéro déchet et peut-être même qu’ils se dirigeront vers un business durable dans le futur. Sur le long terme, peut-être qu’il n’y aura plus de packaging pour tous les produits au supermarché et c’est une bonne nouvelle pour notre santé, la protection de l’environnement et de la nature.

La réaction des visiteurs du festival

En 2017, elle a annoncé que Malaysia Zero Waste avait commencé le Zero Waste Pasar Malam Shopping Tour en invitant les gens à apporter leurs propres sacs au supermarché. En même temps, un visiteur du festival, Maisarah Razali, a noté qu’elle avait déjà commencé à faire des efforts pour réduire ses déchets plastiques quand elle était à l’école.

zero dechet malaisie 3

J’emmenais mon propre sac pour faire les courses ou du shopping, comme ma mère m’avait appris quand j’étais petite. Elle s’est aussi rendu compte que des habitudes comme celle-ci aideraient à réduire de faon non négligeable les déchets plastiques et les dépenses qu’ils engendrent.

Pour Heng Kiah Chun, sa famille a commencé le zéro déchet en début d’année 2017 en éliminant le plastique, notamment les pailles pour boire.

Quand je vais au restaurant, je demande au serveur de ne pas mettre de paille dans mon verre. Généralement, on me jette un regard étrange mais quand j’explique à quel point les pailles dégradent l’environnement, ils ont décidé de ne donner des pailles que si on leur demandait.

Actualités

Britvic dans la lutte zéro déchet !

22 janvier 2018

L’entreprise Britvic (Teissere, Pressade, PepsiCo, Gatorade…) a pris le chemin du zéro déchet et s’engage à le devenir d’ici 2020. Le dernier rapport environnemental de l’entreprise montre qu’elle a bien fait des efforts pour éviter le gaspillage de plastique, réduire ses émissions de gaz à effets de serre et limiter l’utilisation d’eau.

Britvic, qui est propriétaire de grandes marques de soft drinks, a révélé que ses usines de production globales dévient 99% des déchets des décharges et promet de passer 100% zéro déchets d’ici 2020.

Plus précisément au Royaume-Uni (siège social de Britvic), les lignes de production ont déjà supprimé 300 tonnes de plastique en 2017 et essaie de produire 15% de ses bouteilles en plastique PET recyclé. Ceci dit, la société veut de manière globale réduire l’utilisation d’emballage pour tous les formats de packaging. Par ailleurs, 100% des bouteilles de Britvic sont déjà recyclables.

durable

Les consommateurs attendent maintenant des marques qu’elles prennent leurs responsabilités face à l’environnement et le nouveau programme de Britvic démontre que c’est possible. L’initiative “Healthier Everyday” permet non seulement d’attirer l’attention des consommateurs sur le recyclage et la réutilisation de ressources mais elle démontre également que Britvic prend les commandes quand il s’agit de réduire les déchets, économiser de l’énergie et continuer de se donner des objectifs environnementaux ambitieux.

Le durable au sein des discussions

La plupart des usines de Britvic sont au Royaume-Uni, en Irlande, en France et au Brésil. La société, qui veut réduire ses déchets de 15% d’ici 2020 en est déjà à un tiers de son objectif en ayant enregistré des réductions de 5% en 2017.

Même si de nouvelles lignes de production ont été construites, le ratio de 2.15 en eau de Britvic reste intact entre 2016 et 2017. La société veut également réduire ses consommations dans ce registre en visant un ratio à 1.4.

Britvic a également fait d’énormes efforts dans la conception d’une bouteille durable en fibres de bois. L’année dernière, Britvic a mis au point un Proof Of Concept avec Innovate UK et le British SME Natural Resources afin de créer des packaging de matériaux durables, renouvelables et réutilisables.

L’innovation packaging fait partie d’un programme d’environ 270 millions d’euros d’investissements pour optimiser l’efficacité de ses unités de production, réduire les déchets et améliorer son empreinte environnementale.

Découvrir

Bruxelles déclare la guerre aux déchets plastiques

16 janvier 2018
zero dechet bruxelles

La Commission Européenne à lancé aujourd’hui une impulsion pour se défaire des déchets plastiques qui étouffent les océans et bouchent les décharges. La Plastics Strategy est une tentative pour mettre fin à l’addiction qu’ont les entreprises et les consommateurs pour les emballages en plastiques. Le souhait est de pouvoir réutiliser tous les emballages plastiques d’ici 2030.

Si nous ne changeons pas notre manière de produire et d’utiliser le plastiques, il y aura plus de plastiques que de poissons dans nos Océans d’ici 2050. Nous devons mettre fin à l’invasion du plastique dans notre eau, notre nourriture et même nos corps.

Que se passe-t-il au niveau Européen par rapport aux déchets plastiques?

bouteilles plastique zero dechet family

L’initiative met Bruxelles au front sur un thème qui inquiète l’opinion publique au travers d’une approche qui consiste à dire que le plastique pourrait créer des emplois dans le recyclage, dans l’ingénierie et la recherche.

La stratégie est également une carte-blanche sur toutes les propositions législatives, des mises à jour concernant les lois existantes et un appui sur celles qui doivent être validées par le Parlement et le Conseil. Certaines parties peuvent passer à la trappe, comme l’objectif fixé à 2030, ce qui est déjà tiré par les cheveux, d’après l’industrie du plastique.

L’Europe génère à peu près 26 millions de tonnes de plastique par an, mais seulement 30% de ce plastique est recyclé. Le reste est incinéré ou jeté dans des décharges. La Commission estime le manque à gagner à 100 milliards d’euros par an pour les emballages plastique seulement.

Il doit bien y avoir quelqu’un qui est intéressé par cet argent

Le gaspillage du plastique, une opportunité économique?

bouchons plastique zero dechet family

La Commission Européenne l’est. La stratégie inclut de nouveaux pré-requis pour concevoir des produits qui sont recyclables et en accord avec les standards EU de qualité. Ils pourront donc être réintroduits dans la chaîne de production rapidement. Pour aider, Bruxelles investira 100 millions d’euros par an dans le recyclage de plastiques et dans la recherche pour le nettoyage.

Une proposition-surprise est sortie la semaine dernière : une taxe plastique qui vise à renflouer les caisses après le Brexit et rendre le gaspillage plus cher. Mais de là à mettre tout cela en application, la Commission n’en est pas encore là. Elle “explore la faisabilité et la possibilité d’introduire des mesures à tendance fiscale au niveau Européen”. Les revenus générés par une telle taxe entreraient dans les caisses de l’UE mais le problème qui se pose est de savoir si une telle mesure marcherait vraiment.

C’est un revenu qui affecte nos objectifs politique, en réduisant le pétrole non raffiné. Donc si on le voit comme ça, c’est logique. Si on arrive à le faire, ok, mais je ne suis pas sûr à 100%, affirme Katainen.

Les déchets plastiques dans les Océans

industrie plastique zero dechet family

La Commission s’est aussi focalisée sur les Océans, où tous les ans entre 150 000 et 500 000 tonnes de plastique pénètrent. La stratégie fait appel aux détritus marins, des débris d’objets issus d’emballages plastiques ou de matériel de pêche abandonné… un signe visible et alarmant du problème de déchets.

L’Union Européenne veut aussi parler des microplastiques, ces minuscules particules de plastique qui font moins de 5 millimètres. Bruxelles pense à bannir les microplastiques qui se trouvent dans les produits de beauté, les savons liquides et les peintures. Elle veut aussi faire de la recherche sur les microplastiques accidentels, comme le caoutchouc provenant de pneus uses.

Rendre les consommateurs responsables !

Enfin, les consommateurs vont aussi porter une partie de la charge dans la lutte anti-plastique. La Commission veut s’intéresser aux plastiques à usage unique comme les pailles, les emballages de nourriture et de boissons, les couverts et les bouteilles en plastique. Cela va entrainer un changement de comportement.

Beaucoup d’entre vous ont des enfants, comme moi. Si vous expliquez qu’une paille en plastique qu’on a fabriqué en 5 secondes, qu’on utilisera cinq minutes mettra 500 ans à disparaitre, les enfants ne s’en serviront plus.

Le besoin d’action ne vient pas forcément du public. Beaucoup des déchets de l’UE qui ne s’incinère pas est envoyé en Chine mais cette année Pékin à arrêté de s’occuper de ces déchets, laissant les Européens à leur propre merci, cherchant désespérément un endroit pour se débarrasser de tout ce plastique.

microplastiques zero dechet family

Prochaines étapes dans la lutte zéro déchets anti-plastique

D’abord, un long processus législatif et une longue bataille à la Commission doit être menée. Les prochaines initiatives arriveront en mai concernant les plastiques à usage unique avec l’espoir d’avoir une première loi en place en 2019. La Commission pense aussi à une faon de gérer les déchets plastiques dans les ports, pour éviter les rejets dans la mer.

La Plastics Strategy est une évidence pour toutes les nations membres, qui ont d’ailleurs indépendamment déjà commencé la lutte anti-plastique. Les Ministres de l’Environnement Français et Suédois ont demandé à la Commission de proposer des mesures ambitieuses.

L’industrie, elle, est moins accueillante. Les ONG, elles, sont sur leurs gardes. Elles disent qu’il ne s’agit que de mesures qui constituent un pas initial vers la conscience de l’existence du problème.

Compte tenu de l’urgence et de l’ampleur du problème, la Comission n’a pas encore réussi à apporter de réels changements, déclare Zero Waste Europe.

La suite au prochain épisode…

Découvrir

Une semaine zéro déchets : les défis et les succès d’une journaliste

13 janvier 2018
astuces zero dechet

Cela fait près de 3 ans qu’Emily Ford a commencé à se servir de sacs réutilisables pour faire ses courses. “Beau boulot”, pensait elle en se félicitant tout en buvant son chai latte dans un gobelet en carton. Puis l’argument du sac en plastique continuait à venir. Les supermarchés s’en débarrassant, la question qui se posait maintenant était celle du sac poubelle. Et puis elle s’est demandé ce qu’il y avait vraiment dans sa poubelle.

La réponse : des trucs comme des étiquettes, des emballages de nourriture, des boîtes de médicaments, du coton pour se démaquiller et beaucoup de nourriture. Emily a donc décidé qu’il était temps de changer et de passer au zéro déchet. Elle s’est acheté un thermos pour le café et ses bocaux en verre pour acheter en vrac. Et c’est là qu’elle s’est lancé un défi : qu’est-ce que ça fait une semaine zéro déchet?

courses typiques

Typiquement, quand on fait les courses.

La nourriture

Les calculs disent que les américains gaspillent environ 2 milliards de dollars de nourriture tous les ans. Quelque chose doit changer. Emily décide donc de commencer par réduire son gaspillage alimentaire par un geste simple. Grâce à un système de compost compact (Bokashi), ses restes de fruits et légume ne sont pas gaspillés.

Elle fait elle-même son houmous et son muesli, boit du thé en feuilles et achète tout le reste en vrac qu’elle garde dans des bocaux en verre ou dans des emballages recyclables.

restes typiques

Ce qu’il y a dans la poubelle.

Les courses zéro déchet

Emily a mis un peu de temps à s’habituer à faire du shopping avec le réflexe zéro déchet. Elle a choisi deux magasins pour ses courses : un grossiste qui vend en vrac et un maraicher, alors qu’avant elle faisait tout au supermarché.

Elle a un cabas (tote-bag) qu’elle a acheté au Rwanda (qui avait déjà banni les sacs en plastique) qu’elle traine partout avec elle. Faire les courses spontanément est plus difficile quand elle ne l’a pas sur elle parce qu’elle ne supporte plus de prendre des denrées dans du sac plastique.

Quand il s’agit de faire des cadeaux ou d’acheter des vêtements, Emily se pose véritablement la question du besoin qu’elle en éprouve par rapport à leur valeur et elle fait donc ses courses beaucoup plus consciemment.

thermos zero dechet

A emporter partout !

Le style de vie zéro déchet

Certains changement se font facilement : huile de coco au lieu du démaquillant, réutilisation des bouteille de produits de ménage et de bain, et shampoing et après shampoing en barre.

Cependant, là où c’est plus difficile, c’est pour les “bonnes vieilles habitudes”

Emily a mis plus de 10 minutes à se rendre compte qu’elle sirotait sur une paille en plastique un soir et encore plus pour se rendre compte que la glace qu’elle a mangé la nuit suivante était servie dans un pot en papier et qu’elle utilisait une cuillère en plastique.

A la fin de la semaine, il ne restait plus que des boîtes de conserve vides, des queues de fraises, une bouteille et quelques paquets de bonbons. Cela lui a aussi appris à apprécier ce qu’elle consommait et à prendre de bonnes habitudes.

Dans un monde sur-pollué, il ne lui reste plus qu’à croire qu’on fait la différence avec des petits gestes. Tout ça pour qu’on puisse se souvenir que la prochaine fois qu’on jette un gobelet, qu’il n’est pas “à jeter”.

Et vous, vous avez essayé le zéro déchet? Vous y arrivez? Il y a de vieilles habitudes dont vous n’arrivez pas à vous défaire?

Découvrir

Une famille zéro déchet à Auckland partage son périple

12 janvier 2018
auckland zero dechet

Justine Skilling n’a jamais volontairement voulu être zéro déchet, mais a plutôt essayé de réduire ses déchets dans les 10 dernières années. De l’upcycling (réutilisation) de boîtes en bois au mobilier d’occasion, tout a une utilité pour cette famille qui vit dans le sud l’Auckland, en Nouvelle-Zélande.

La fille de Justine Skilling nous explique tout ça en vidéo

La résidente du quartier de Mangere Bridge nourrit ses poules des restes des repas de famille et le reste des déchets vont directement dans un grand bac à compost au fond du jardin.

Il faut six mois à la famille de Justine pour remplir une poubelle, et il ne s’agit que déchets qui ne sont absolument pas réutilisables ni recyclables.

Justine se bat pour que sa communauté, et la société en général, fasse le pas.

“M’impliquer dans le nettoyage des plages m’a vraiment ouvert les yeux sur la quantité de déchets que nous produisons. Je me suis sentie triste de voir comment on manque de respect à notre magnifique planète

Une famille moyenne à Auckland produit 160 kilos de déchets tous les ans, d’après la mairie. Pour pouvoir réduire ce chiffre, Justine suggère aux gens de jeter un coup d’oeil à leur poubelle… qui est majoritairement composée de déchets ménagers.

Les sacs en plastique ne sont pas le centre du problème, et c’est sur cela que les gens se focalisent.

“Peu importe que vous soyez occupé, tout le monde à le temps de changer ses habitudes d’achat. Tout le monde trouve normal d’acheter et de produire des déchets sans se soucier de la responsabilité sociale et environnementale

Aujourd’hui, environ 30 000 Aucklandais ont commencé à prendre conscience du phénomène et à s’impliquer. Dans le quartier de Justine, à Mangere Bridget, Tunoa Puna Teraitua a publié une vidéo pour encourager les jeunes à changer leur regard sur les déchets. La famille de l’artiste a embarqué pour un voyage vers le zéro déchet dans les dernières années en recyclant et en compostant. Ils sont passés de 11 poubelles par semaine à une seule, composée de déchets qui ne peuvent pas être réutilisés.

La chanson, qu’il a publiée en décembre, était sa façon de donner un ton cool et sexy au zéro déchet. “Montrer à nos compatriotes qu’ils peuvent réutiliser leurs sacs plutôt que d’utiliser des sacs en plastique et difficile quand ils sont préoccupés par la rapidité et la simplicité… ils ne pensent pas à ce que deviennent ces sacs une fois jetés”

“Il faut avoir une attitude positive et faire ce que tu peux pour faire avancer les choses. J’essaie juste de sauver notre planète, nos poissons et nos océans”

Le récit de cette famille vous inspire? Et vous, qu’est-ce que vous faites pour sauver la planète Terre?

Divers

7 étapes pour une chambre zéro déchet

11 janvier 2018
chambre zero dechet

Au début, on a eu du mal à transformer notre chambre en une pièce zéro déchets. Donc on s’est assis sur le lit et on s’est demandés : “qu’est-ce qui, dans cette pièce, a un impact sur l’environnement?”. Plus on tournait la tête, plus on en voyait. Tout ce qu’on possède se transformera un jour ou l’autre en déchet. Peut-être pas là, maintenant, mais dans le futur. Donc, comment peut-on ralentir ce processus quand ce sera le moment obligatoire de produire du déchet? Peut-on avoir une chambre plus éco-friendly?

1.Les meubles

meubles zero dechet

Allez à l’essentiel : un lit, une table de nuit, une armoire et peut-être une comode. Gardez ce qui est utile et donnez tout le reste. Les meubles en trop donnent l’impression d’une chambre surchargée et attirent la poussière, ce qui fait plus de ménage à faire (et on serait tous contents avec moins de ménage dans notre vie).

Quand vous avez besoin d’acheter des meubles, tournez-vous du côté des occasions ou des brocantes et achetez des meubles qui sont faits pour durer. S’il y a casse, essayez de réparer ou d’upcycler (comme upgrader mais pour recycler, c’est-à-dire servez vous de l’ancien pour créer du nouveau).

Les couvertures ne sont pas des meubles mais tournez-vous vers des marques qui sont éthiques ou utilisant des matériaux éco-friendly.

2.Les draps

draps zero dechet

Beaucoup d’entreprises produisent aujourd’hui des draps éthiques en utilisant du coton bio et produit le plus localement possible. Tournez-vous vers des entreprises qui utilisent le moins d’emballages possible également. Pour les bébés et enfants, choisissez des matériaux durables et sûrs.

3.Le matelas

matelas zero dechet

La plupart des matelas sur le marché sont faits de fibres synthétiques et de mousses qui ne sont pas biodégradables et qui peuvent être le cauchemar du recyclage. Au moment d’acheter un nouveau matelas, pensez éthique. Il y a de nombreux matelas “bio” sur le marché. Mais comme tout sur le marché, ils ne sont pas aussi environnement-friendly qu’ils ne paraissent. Même s’ils sont labellisés “vert”, faites des recherches. Certains de ces matelas sont quand même enduits de produits chimiques, juste un peu moins que les matelas normaux. Cherchez un matelas certifié OEKO TEX standard 100. C’est une certification qui permet de s’assurer que le produit n’a pas été fabriqué en utilisant des substances nocives et que les fibres utilisées sont naturelles et durables.

4.L’éclairage

eclairage zero dechet

Pensez à acheter des lampes d’occasion ou assurez-vous qu’elles soient faites de matériaux naturels ou recyclés. Choisissez des ampoules LED qui permettent de faire des économies d’énergie, qui durent plus longtemps et vous coûteront moins cher sur le long terme. Elles sont aussi plus faciles à jeter et ont un impact environnemental moindre. Si vous ne voulez pas ou ne trouvez pas de LED, des ampoules fluorescentes compactes sont aussi efficaces et durent longtemps. Pensez à recycler vos ampoules.

5.Les jouets des enfants

jouets zero dechet

Beaucoup de jouets pour enfants sont fabriqués avec des plastiques bon marché et se cassent facilement. C’est une tare pour l’environnement, d’autant plus que certains plastiques laissent fuir des substances chimiques. Cependant, nous voulons que nos enfants jouent et utilisent leur imagination. Récemment, la production de jouets éthiques et durables se popularise. Essayez d’acheter des jouets qui vont durer longtemps et peuvent être donnés sur plusieurs générations ou à des amis. Pensez à acheter des paniers ou des boîtes d’occasion et faits de matériaux durables pour ranger les jouets de vos enfants.

6.Les vêtements

vetements zero dechet

Est-ce qu’on a vraiment besoin de tous les vêtements que l’on possède? On a tendance à porter les mêmes vêtements régulièrement et en avoir en plus “au cas où”. Le gaspillage textile est un problème environnemental massif et notre achat permanent d’habits “à la mode” n’est pas un acte écologique. Réduisez la taille de votre garde-robe.

Assurez-vous de bien user et utiliser vos vêtements avant de vous en débarrasser. N’oubliez pas que la couture, c’est facile et ça peut également augmenter la durée de vie de vos vêtements. Quand les semelles ou les talons de vos chaussures sont usés, pensez à votre cordonnier (on l’a oublié celui-là, hein?). Les habits vieux et usés peuvent être transformés en torchons ou en serpillères et donnez les vêtements portables à des gens qui peuvent leur donner une nouvelle vie.

Quand vous achetez de nouveaux vêtements, cherchez des marques écologiques qui fabriquent leurs vêtements avec des fibres durables et naturelles. Essayez d’éviter d’acheter “pas cher” chez des vendeurs qui renouvellent les collections très souvent. Ces marques font souvent travailler des gens dans des conditions déplorables, les payent peu et ne font pas attention à la provenance des matériaux utilisés ni à leur impact sur la planète.

7.Lessive

lessive zero dechet

Les fibres synthétiques relâchent des micro-fibres dans le système de tuyauterie à chaque lavage. Pour combattre cela, certaines entreprises ont inventé des filets permettant de stopper les micro-fibres. Pensez à vous en procurer.

Lavez les vêtements synthétiques moins souvent sur des cycles plus courts pour économiser sur votre budget et pour sauver la planète. Les machines à laver à remplissage par le bas sont meilleures que celles que l’on remplit par le haut : des recherches prouvent que le tambour du second type de machines accélère le processus d’arrachement des microfibres.

Essayez d’utiliser des savons plus écologiques ou compostables. Des savons réutilisables sont disponibles sur le marché. Pensez-y, cela vous permettra d’économiser tout en faisant un geste pour l’environnement.

eco-friendly

Ce ne sont que quelques idées, il y en a bien évidemment d’autres. A vous, voyez quels changements vous êtes prêts à faire pour transformer votre chambre en un environnement zéro-déchet. Pour ceux qui ont sauté le pas, quelles sont vos astuces?

Découvrir

Cette femme à Bombay a transformé le zéro déchet en réalité

10 janvier 2018
femme zero dechet bombay

Meera Shah, une physiothérapeute bombayenne de 31 ans montre l’exemple. Elle en a fait sa responsabilité sociale : elle a pour mission de vivre une vie zéro déchet. Elle a même réussi à convaincre sa famille de la suivre dans son mouvement.

“Il n’y avait pas de but particulier de vivre une vie zéro déchets. L’idée était très simple, je voulais simplement générer le moins de déchets possible. Et au passage je me suis rendue compte que j’avais et que je continuais d’acheter tellement de choses dont je n’ai pas besoin et que je vais à peine utiliser”

montagne dechets zero dechets

Pour Meera, une vie zéro déchet se marie très bien avec le mode de vie minimaliste. Par exemple, cela fait 2 ans qu’elle n’a pas acheté de nouveaux vêtements et elle est déterminée à débarrasser sa maison de n’importe quel objet qui sera inutilisable. Meera croit aux 5 mantras (refuse, réduits, réutilise, recycle et pourris) pour accomplir sa mission

Même quand elle se rend dans des restaurants, Meera refuse qu’on lui donne ses restes dans des emballages en plastique recouverts d’aluminium. Les hôtels de Bombay ont l’habitude de la voir arriver avec ses propres tups pour rentrer avec la nourriture. Son époux Nirav, banquier, fait la même chose. Ses beaux parents se sont également inspirés d’elle pour vivre une vie zéro déchets.

“J’ai laissé tomber le sopalin et ai commencé à utiliser une coupe menstruelle. Je peux les utiliser pendant 10 ans. On essaie aussi de faire le moins de tri sélectif possible. Car le recyclage est un processus qui consomme beaucoup d’énergie.”

Pour présenter le concept de déchet zéro à sa communauté, Meera a convaincu les autorités de mettre en place un système de bio-compostage pour aider à séparer les déchets ménagers du reste.

poubelle mbombay zero dechet

Vivre une vie zéro déchet ne signifie pas automatiquement que l’on ne va pas profiter de la vie. Avec la bonne organisation, les gens ont prouvé qu’ils peuvent faire les deux en même temps.

Durgesh Nandhini, un décorateur d’intérieur et Sahar Mansoor, fondateur d’une startup zéro déchets ont prouvé que c’est possible.

En moyenne, une zone urbaine Indienne produit plus de 60 tonnes de déchets par an. C’est intimement lié au problème environnemental qui sévit en Inde et qui détruit les communautés. C’est pour cela que Meera et d’autres se battent pour faire démocratiser le processus.