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mars 2018

Découvrir Divers

La vie est si différente dans le village zéro déchet japonais

31 mars 2018
village zero dechet

“Un, deux, trois….” Hatsue Katayama, une femme au foyer de 70 ans, est agenouillée à sa table basse et compte tout haut les mots d’une liste écrite à la main. Elle continue, sans s’arrêter, jusqu’à atteindre 25 : “c’est le nombre de catégories de déchets que nous avons à la maison”.

Les habitudes qu’elle suit religieusement pour se débarrasser de ses déchets se reflètent dans les différentes poubelles éparpillées dans la maison de la famille, dévouée à séparer les plastiques, les bouchons de bouteille, les brosses à dents et les chaussettes.

 

Un village tout entier s’est mis au zéro déchet

Plus remarquable encore que sa collection de poubelles, c’est le fait qu’elle n’est pas seule. Cette pratique est partagée par les 1500 habitants zéro déchet de Kamikatsu (dont on vous a déjà parlé sur le blog), un village situé entre les montagnes boisées de la préfecture de Tokushima, au sud-ouest du Japon.

Le village fait parler de lui malgré sa situation géographique et sa taille parce qu’il a mis au point un projet environnemental ambitieux : il veut devenir la première communauté zéro déchet du Japon d’ici 2020. Et on dirait que le village est en chemin pour atteindre son objectif.

centre de tri zero dechet

15 ans après avoir dévoilé ses objectifs dans un Manifeste du Zéro Déchet, Kamikatsu recycle environ 80% de ses déchets qui sont divisés en 45 catégories que les habitants trient eux-mêmes et jettent au centre de traitement des déchets de la commune.

Il y a un magasin de réutilisation pour tous les objets abandonnés, une boutique “remake” où les vieux objets sont recyclés, un système d’accréditation qui évalue les critères écologiques des entreprises locales et des points à cumuler sur une carte quand on recycle.

La construction d’un centre Zéro Déchet high tech à plusieurs millions d’euros a reçu l’aval du gouvernement et ouvrira au printemps prochain avec des bureaux, un centre académique et des chambres.

 

Un changement de vie radical en passant au zéro déchet

De nombreux habitants disent que le mode de vie zéro déchet a non seulement aidé l’environnement et coupé les coûts de traitement des déchets mais ça a également amélioré leur qualité de vie, leur santé, renforcé le sens de la communauté et ralenti la fuite des populations, ce qui est un réel problème pour le Japon rural.

“La vie est si différente ici maintenant” déclare Hatsue, qui raconte comment elle utilise le compost qu’elle alimente de restes de nourriture pour faire pousser du brocoli et de la laitue. “Comme la plupart des gens, on brulait nos déchets dans les champs de riz mais c’était tellement mauvais pour la santé. Maintenant, l’air est plus propre et c’est plus joli”.

Son mari Fumiaku, 67 ans, est un agriculteur à la retraite, membre du conseil municipal ajoute : “c’est un tout petit village mais on parle de nous partout dans le monde. On espère que cette idée se répandra et aidera à résoudre les problèmes de réchauffement climatique.”

 

Le centre de traitement des déchets zéro déchet

Le coeur du mouvement zéro déchet de Kamikatsu se trouve au centre Gomi, un entrepôt entouré de forêts enneigées et où les habitants emmènent leurs déchets séparés en jusqu’à 45 catégories différentes.

decoration zero dechet

Tous les jours, des rangées de paniers jaunes contenant un mélange de différents types de déchets : plastiques, bois, métaux, bouteilles, papiers, briquets usagés se battent pour se faire place parmi un assortiment d’objets jetés comme des balances, des canapés ou des paires de skis. Une petite boutique sur site permettant aux habitants de laisser des objets dont ils veulent se séparer est pleine de vêtements pour enfants, sacs, meubles et jeux.

Les habitants de Kamikatsu amènent leurs déchets ici en voiture, explique Terumi Azuma, Présidente de la Zero Waste Academy, l’organisation à but non lucratif derrière le centre de traitement des déchets et des initiatives écologiques. Chaque catégorie de déchets est bien affichée afin que les habitants sachent combien cela coûte de recycler tel objet au kilo ou combien on peut gagner en le vendant.

La mathématique est impressionnante : le coût total annuel du traitement des déchets du village a baissé à 2,5 millions de yens (environ 19 000 euros) donc seulement un sixième des 15,9 millions de yens (environ 122 000 euros) que ça coûterait de traiter les mêmes déchets en les incinérant ou en les emmenant à la décharge.

Le concept ne se cantonne cependant pas au tri de déchets en catégories différentes. Le plus important est de changer la mentalité des gens. Il ne s’agit pas seulement de recyclage, c’est d’essayer d’éduquer les gens à ne pas générer des déchets potentiels dès le début.

Parmi le flot incessant de villageois déposant des sacs de déchets (ou dans le cas d’un couple, un camion entier), on retrouver Yoshiteru Ishimoto, un habitant de 79 ans. Il vient ici une à deux fois par semaine. Il aime beaucoup venir parce qu’il voit des amis et c’est une situation sociale agréable. Le plus important pour lui c’est que Kamikatsu redevient propre et belle à nouveau.

Avec plus de la moitié de la population au dessus des 65 ans, le centre de traitement s’est transformé en un hub social vital pour les habitants, selon son manager Kazuyuki Kiyohara. Tout en démontant habilement un robot de cuisine avec un tournevis, il explique que les gens pensaient probablement être trop paresseux pour séparer les déchets en autant de catégories mais finalement les gens bavardent et s’entraident. La communauté est plus ouverte aujourd’hui.

 

Construction du nouveau centre zéro déchet

Tandis que la date limite pour le zéro déchet en 2020 approche, les autorités locales s’investissent pour mettre en valeur les initiatives zéro déchet du village. Au printemps prochain, le centre de tri va être déplacé dans un nouveau bâtiment contemporain fait de cèdre local et agrémenté de portes, fenêtres et meubles abandonnés par leurs propriétaires. Il y aura des chambres et un centre de recherche faits pour attirer les experts en écologie du monde entier.

Le nouveau bâtiment, estimé a 450 millions de yens (3,4 millions d’euros) est en partie financé par le gouvernement mais reçoit des réactions nuancées de la part des locaux mais fait déjà le bonheur du maire Yasushi Hanamoto.

Il explique que cela peut être difficile de faire changer d’avis les personnes âgées, qui ont plus tendance à être réfractaires au changement. Mais le projet zéro déchet a débuté il y a plusieurs années donc les générations plus jeunes ont grandi dans un environnement où tout cela leur paraît naturel. Il ajoute qu’avant que le projet zéro déchet ne se concrétise, on pensait que le village allait disparaître. Ils se sont rendus compte qu’il fallait qu’ils changent de mentalité pour survivre.

centre high tech zero dechet

Le centre high tech zéro déchet

Aujourd’hui, la plupart des habitants ont plus de 65 ans mais le taux de dépeuplement baisse. Certaines personnes continuent à déménager vers les villes mais il y a des jeunes qui arrivent également, inspirés par l’idée d’un mode de vie zéro déchet.

La ville doit créer des projets qui attirent les jeunes parce qu’il n’y a pas assez de bébés ni d’habitants pour remplacer les départs à la retraite. A ce rythme, la population passera à 800 habitants d’ici 2040.

 

Un projet à l’image de la ville, loin de la folie de Tokyo

Parmi l’afflux de nouveaux arrivants, il y a Yasuyoshi Wada, 36 ans, ancien barman qui a échangé les foules et le néon de Tokyo pour la slow life de Kamikatsu il y a trois ans. Il est maintenant manager d’un espace qui reflète bien le nouveau visage de Kamikatsu : Rise & Win Brewing Co BBQ and General Store (épicerie) qui abrite une brasserie artisanale, une épicerie et un restaurant.

Cet endroit est impossible à rater. Designé par les mêmes architectes qui ont pensé le nouveau centre de traitement des déchets, on y voit un mur de deux étages couvert d’un puzzle de fenêtres des maisons locales abandonnées.

A l’intérieur, on découvre les murs faits de cèdre local et toutes sortes de produits; des thés aux sacs faits de papier journal en passant par les bières artisanales de Kamikatsu, brassées dans la nouvelle usine à quelques pas de là.

C’est un style de vie diamétralement opposé à Tokyo, où il y a beaucoup de bruit, beaucoup d’agitation et où on est constamment exposés à l’information. Yasuyoshi adore être près de la nature et avoir du temps pour lire. Il a même appris à faire de nouilles soba  ! Mais le plus important c’est le zéro déchet et le concept de réduction, de recyclage et de réutilisation.

Et c’est sur ce concept zéro déchet que Kamikatsu compte pour non seulement réduire son empreinte carbone mais également attirer une nouvelle génération d’habitants et maintenir le village vivant.

DIY

Poudre lave-vaisselle maison zéro déchet sans produits toxiques

30 mars 2018
lave vaisselle zero dechet

C’est une de ces recettes tellement faciles qu’on a l’impression de tricher 🙈 !

On utilise cette poudre lave vaisselle maison depuis quelques temps et ça marche aussi bien que les tablettes hyper chères qu’on achetait en supermarché avant. Allez, sans plus attendre la recette de la poudre. Il y en a pour 30 secondes chrono !

Poudre pour lave-vaisselle maison zéro déchets

lave vaisselle zero dechet

Ingrédients

  • 1 part de sel (pour lave vaisselle)
  • 3 parts de bicarbonate de soude
  • Si vous voulez une odeur de frais, vous pouvez ajouter 1 ou 2 gouttes de l'huile essentielle de votre choix !

Préparation

  1. Mélanger les ingrédients et entreposer dans un bocal en verre.
  2. Utiliser 1/1,5 cuillère à soupe par cycle. N'ajoutez pas de sel dans le lave-vaisselle !
https://tortuetranquille.com/diy/poudre-lave-vaisselle-maison-zero-dechet/

Packaging

Dépendant de là où vous habitez, vous pourrez peut-être trouver le bicarbonate et le sel en vrac (ou les acheter en gros). Si ce n’est pas possible là où vous vous trouvez, vous pouvez toujours acheter le sel dans des boîtes en carton (facilement recyclable) tandis que le packaging du bicarbonate tend à varier beaucoup en fonction du pays. On a lu qu’il était impossible de trouver du bicarbonate sans packaging plastique aux Philippines, on a vu une marque Turque qui le vend en bocal en verre et les Allemands le vendent dans des petits sachets en papier. En France, on dirait que le norme est de le trouver dans des pots en carton avec un couvercle plastique.

Il reste l’option de commander en gros sur internet.

On peut se poser la question de savoir si commander un des ces énormes (25 kg) sacs est excessif ou non. Spoiler : c’est trop ! La bonne option reste d’acheter si on le peut dans de grandes boîtes en carton ou dans des bocaux en verre, si vous trouvez. Il y a de tout sur Amazon en termes de prix et de poids…

De combien de bicarbonate a-t-on besoin?

Ce qui est intéressant avec le bicarbonate, c’est qu’il a énormément d’usages différents. Il faut donc estimer de combien de bicarbonate on va avoir besoin. Chez nous, on a estimé 2kg dans l’année en faisant tourner le lave vaisselle une fois tous les 2 jours. Ceci dit, en plus de la poudre lave vaisselle maison, on s’en sert aussi pour faire du liquide vaisselle maison, de la lessive maison, du dentifrice et un bain de bouche maison, et pour la cuisine aussi bien évidemment.

Beauté DIY Zéro Déchet

6 marques de cosmétiques engagées dans le zéro déchet

25 mars 2018
cosmetique zero dechet

Pas de bouteilles en plastique ici.

On vit dans une société maximaliste, où plus on en a, mieux c’est. Et c’est vrai aussi dans le monde de la beauté. Les lignes de produits de beauté grandissent à vue d’oeil, tout comme les déchets générés par les packagings. Ces derniers jouent un rôle central dans le marketing d’un produit. Des boîtes en plus, des couches supplémentaires, des fioritures; tout ça c’est très joli mais ça ajoute un coût supplémentaire au produit. Le charme visuel a du sens si on en tire quelque chose à la fin. Mais on y pense à la planète?

En 2015, le marché du shampooing et de l’après-shampooing pesait presque 30 milliards d’euros. Ceci signifie que d’innombrables flacons de shampooing en plastique ont été et continuent d’être jetés et finissent dans des décharges où il leur faut environ 450 ans pour se décomposer (et encore, ce n’est que partiellement, puisque ça devient du microplastique).

Il est facile de se procurer du maquillage et des produits de beauté fabriqués avec des ingrédients sûrs et non toxiques mais trouver des marques propres qui offrent du packaging eco-friendly, c’est un peu plus difficile. Le plastique continue de dominer l’industrie cosmétique, malgré quelques innovateurs qui prouvent qu’il n’est pas nécessaire.

Cependant, les choses prennent une tournure positive dernièrement. Des produits vegan, sans cruauté pour les animaux et des packaging zéro déchet ou éco-friendly sont des tendances grandissantes en 2018. Voici quelques marques (presque toutes disponibles en France : on vous met les liens).

 

Zero Waste Beauty Australia

zero waste beauty australia

Chez Zero Waste Beauty Australia, les produits sont 100% naturels, fabriqués en Australie, vegan et sans cruauté sur les animaux. Ils sont également stockés dans des flacons en verre et les étiquettes sont biodégradables. Après utilisation, on peut rendre les flacons à la marque, ce qui réduit l’empreinte carbone. On profite donc de produits cosmétiques de luxe 100% naturels.

 

Kjaer Weis

kjaer weis

On peut pas parler d’éco-packaging sans parler de Kjaer Weis. Tout ce qui est fabriqué par la société danoise, du poudrier au mascara, est rechargeable. Vous pouvez choisir la couleur du poudrier et acheter les recharges par la suite qui arrivent dans des enveloppes en papier compostable. Contrairement à beaucoup de marques qui proposent des recharges limités, Kjaer Weis en a des dizaines.

 

Ethique

ethique

Ethique cherche à augmenter la durabilité de ses produits et encourage la conversation autour de thèmes verts avec une ligne de produits en barre vegan et sans cruauté pour les animaux. Non seulement les produits durent plus longtemps que les liquides, ils sont également dérivés de manière éthique de sources naturelles. De plus, ils sont présentés dans des packaging 100% biodégradables ou des boîtes compostables afin de ne laisser aucune trace de plastique.

 

Lush

lush

Depuis que l’iconique bombe de bain Lush est arrivée sur le marché il y a des dizaines d’années, la marque de cosmétiques s’est popularisée grâce à ses produits “nus”. Entrez dans n’importe quel magasin Lush et vos yeux seront émerveillés par des couleurs kaléidoscopiques, des variétés de formes et de textures et, bien sûr, une forte odeur des produits non masquée par le packaging. Non seulement il s’agit d’une technique marketing intelligente d’avoir autant de beaux produits hors de leur boîte mais c’est également éthique : moins de packaging c’est moins de gaspillage. La barre de shampooing Lush, par exemple, leur fait économiser environ 6 millions de flacons en plastique par an. Même si de nombreux produits sont encore vendus dans des pots en plastique recyclable (qui peuvent être rendus pour être réutilisés), Lush vend la plupart de ses produits sans packaging.

 

Tata Harper (revendeurs en France)

Connue pour être une des meilleures marques de cosmétiques verts, Tata Harper vend ses produits dans des flacons en verre sans étiquette. Les informations sont imprimées directement sur la bouteille. Le processus pour cela utilise du calcaire (une ressource bien plus durable que les arbres). Le reste est fait en papier recyclé (en provenance des clients), ce qui vous donne une raison de plus pour succomber à ces magnifiques produits de beauté.

 

Zao Organic Makeup

zao organic makeup

La pierre angulaire de Zao, c’est le bambou. Tout le packaging est fait à base de la plante herbacée vivace et les cosmétiques eux-même incorporent des huiles, des feuilles ou des poudres dérivées du bambou. Les recharges sont disponibles pour la majorité des produits qui sont montés sur des palettes magnétiques.

Actualités Découvrir Divers

Six championnes du zéro déchet à Hong Kong : des femmes qui militent pour rendre la ville plus verte

24 mars 2018
zero dechet hong kong

Ce n’est pas la première fois qu’on parle du zéro déchet à Hong-Kong. Cette fois-ci, on s’intéresse à des pionnières éco-friendly qui montrent le chemin vers la réduction des déchets ménagers.

Le jardin en ville de Daisy Tam Dic-sze

“Laissez-moi vous montrer notre jardin” dit le Docteur Daisy Tam Dic-sze, en brandissant une paire de ciseaux et en ouvrant le chemin vers un mur de chou kale et de laitues en germination dans des bouteilles en plastique. Sur une année, Daisy a transformé un petit coin du campus de l’Université Kowloon Tong de Hong-Kong, où elle travaille, en un petit lotissement verdoyant qui brille de mille feux sur la façade en carrelage gris, même un jour morne.

C’est une petite expérience qu’elle a faite avec des étudiants pour leur montrer comment on peut transformer les déchets en ressources et voir jusqu’où on pouvait pousser le petit jardin urbain.

C’est un petit plan modeste d’un mouvement qui consiste à réduire ses déchets au strict minimum. A Hong-Kong, et ailleurs, de plus en plus de chercheurs, d’entrepreneurs, de militants, de blogueurs et autres sont conscients des dégâts énormes que nous causons à la planète à cause de notre gaspillage excessif. Fatigués d’attendre que les gouvernements et les industries prennent la tête du mouvement, ils prennent eux-mêmes les initiatives.

Un petit jardin comme celui de Daisy ne va pas changer le monde mais elle et d’autres honkongais comme elle espèrent que des initiatives de ce type fassent grossir une “petite boule de neige du zéro déchet”.

Si on veut voir du changement, il faut une solution rapide et qui colle vite ainsi qu’une personne pour la rendre tendance. Il faut ensuite aller plus loin afin que ce ne soit pas un luxe réservé à la classe moyenne […] Il s’agit de penser une ville durable tout entière.

Daisy est spécialisée dans la sûreté alimentaire et les pratiques éthiques dans l’alimentation à Hong-Kong, où les restes alimentaires constituent la majeure partie du gaspillage aujourd’hui. Pour essayer de comprendre pourquoi l’excès de nourriture se transforme automatiquement en gaspillage, elle travaille avec des ONG de redistribution pour imaginer l’infrastructure nécessaire pour éviter que la nourriture ne finisse à la décharge et pour savoir comment des pratiques vertes peuvent devenir accessibles à tout le monde dans la ville, pas seulement la classe moyenne.

La gestion des déchets en elle-même ne l’intéresse pas. Elle veut améliorer le système afin que les déchets aient une durée de vie plus longue (avant de devenir déchets). Quand vous achetez de la laitue, vous l’achetez entière et les laitues prédécoupées fanent vite. A partir d’un seul germe, elle mange les feuilles du même plant de laitue depuis novembre. C’est intéressant de montrer aux étudiants que l’agriculture n’est pas quelque chose qui vient du passé.

Quand elle est dans l’espace confiné rempli de livres qu’est son bureau, Daisy se pose des questions plus philosophiques sur les déchets : pourquoi cela devrait intéresser les gens? Pourquoi devrions-nous les y intéresser? Le problème prend racine il y a 10 ans, quand elle vendait des pommes sur un marché londonien tout en étudiant pour son Doctorat.

En tant que vendeuse, elle avait tout un tas de restes qu’elle échangeait. Elle avait des amis à la boulangerie, au magasin d’olives […] Il y avait toute une économie alternative après les heures de marché qui ajoutaient à son caractère tout en renforçant les relations.

Après être revenue à Hong-Kong, elle a été arrachée de cet environnement et ne faisait plus partie du paysage mais elle voulait encore faire quelque chose en relation avec la nourriture. Donc elle s’est posé la même question, mais au niveau de la ville toute entière : que deviennent les déchets et les restes de nourriture?

restes cuisine hong kong zero dechet

Des restes de cuisine de restaurant à Hong-Kong.

Daisy veut découvrir comment des pratiques de réduction des déchets peuvent devenir une routine pour ceux qui ne portent aucun intérêt à l’environnement ou qui ne cherchent pas le buzz, ce qui, pour toutes les personnes zéro déchet, revient à ne jamais avoir à vider sa poubelle.

Essayer d’argumenter avec la morale en disant qu’il faut se préoccuper de l’environnement ne va pas avoir de l’effet sur quelqu’un qui travaille 10 à 12 heures par jour, rentre chez elle après la fermeture des marchés et dont le seul souci est de se trouver de quoi manger puis d’aller dormir. Il faut instaurer la durabilité au niveau de la ville.

Les marchés de Hong-Kong illustrent ce point. Est-ce qu’il y a des endroits de stockage, des frigos, un espace pour composter? S’il y en a et qu’ils peuvent simplement y jeter les déchets, cela ne posera aucun problème aux gens de composter. S’il faut réunir les déchets puis les transporter ça devient un problème.

Malgré son minimalisme et le fait qu’on se débarrasse de tout ce qui est inutile, le zéro déchet ne voyage pas léger. Daisy est connue au département des Sciences Humaines pour son sac à dos bruyant plein de boîtes et de sacs, les accessoires d’une professeur assistante qui fait ce qu’elle enseigne.

Daisy range et conserve toute sa nourriture. Ses collègues en font une blague : “Daisy et son gaspillage alimentaire”. Cela la fait sourire.

 

L’influenceuse Instagram zéro déchet

influenceuse instagram zero dechet

L’influenceuse Instagram zéro déchet Hannah Chung.

Même si les médias sociaux l’ont aidée à atteindre beaucoup de personnes à Hong-Kong, développer le mouvement zéro déchet au delà d’Instagram est une priorité pour Hannah Chung. En 2016, la femme de 31 ans avait commencé un travail cette année chez Green Monday (une organisation honkongaise qui encourage les gens à ne pas manger de viande le lundi et dirige les cafés Green Common) et changé sa vie. Elle s’est débarrassée de tous les objets plastiques jetables (des lingettes pour le réveil aux lingettes démaquillantes) et a cherché des alternatives durables. Elle n’a envoyé aucun déchet à la décharge pendant 1 an et a documenté son progrès au travers d’un fil Instagram éco-conscient qui, elle l’espère, en aura inspiré d’autres à rejoindre le mouvement.

Le terme “zéro déchet” est assez rédhibitoire. On peut se battre pour devenir zéro déchet mais c’est une affaire longue, difficile et solitaire. Pour Hannah, le terme sert plutôt à briser la glace pour faire passer le message. Elle visite des écoles et des entreprises dans la ville pour éduquer sur la réduction des déchets et faire du consulting sur la durabilité des entreprises. Pour l’instant, ça a l’air de fonctionner auprès du marché des expatriés, les gens avec des revenus disponibles. Elle s’aperçoit que le fossé est grand et elle veut vraiment s’adresser au marché de masse et faire passer le mot.

boite reutilisable zero dechet chung

Les gens sont très curieux et Hannah en a beaucoup appris sur le plastique, le système qui est en place à Hong Kong et la raison pour laquelle on encourage pas les gens à recycler est que ça ne vaut presque rien. 2 boîtes en aluminium valent 10 centimes de dollars hongkongais (1 centime d’euro) tandis qu’un kilo de plastique vaut 50 centimes de dollar hongkongais (5 centimes d’euros).

Maintenant, le temps est venu pour Hannah de laisser son rôle de développement de business chez Green Monday pour lancer sa propre entreprise dans le média social et travailler à temps plein pour se rendre dans les écoles et les entreprises pour leur apprendre à intercepter les déchets à la source plutôt que se concentrer sur des stratégies de recyclage.

 

Christina Dean et les vêtements zéro déchet

vetement zero dechet christina dean

En 2012, Christina Dean à 39 ans, a été complètement frappée de plein fouet par la réalité que constituait le gaspillage de vêtements. En tant que fondatrice et dirigeante de l’entreprise caritative Redress et de la marque de mode upcyclée The R Collective, Christina (qui a suivi une formation de dentiste au Royaume-Uni avant de déménager à Hong Kong) a oeuvré pour rendre les gens conscients du gaspillage vestimentaire depuis 2007 mais n’était pas prête à voir ce qu’elle a vu en tournant une brève sur la mode durable pour la télévision.

Ils sont allés dans l’une des décharges de Hong Kong et ont vu des camions faire la queue pour jeter des milliers de tonnes de vêtements. C’était déprimant. Si l’industrie essaie de s’améliorer mais que les gens continuent à jeter leurs vêtements, à quoi bon?

Christina a passé l’année suivante à s’habiller uniquement avec des vêtements de récupération. Elle fait des aller-retours entre Londres et Hong Kong et aime bien porter une veste noire et blanche qu’elle a “sauvée” d’une décharge. Le plus choquant c’est la quantité de gaspillage qu’il y a. La globalisation est quelque chose de génial mais en fin de compte ce n’est pas juste.

L’industrie de production de vêtements est terrifiante. On va en Chine et ça nous brise le coeur. La pollution est un fléau. C’est une question de santé publique et ce n’est pas éthique. Pour la militante charismatique et extravertie qui avait déménagé au départ à Hong Kong pour le journalisme, le zéro déchet est un beau mot mais n’existe pas vraiment.

Pendant les premières années, elle pensait que cela signifiait d’arrêter d’acheter autant de trucs inutiles mais elle s’est rendue compte que les consommateurs achèteront toujours des vêtements parce que c’est vrai qu’ils s’usent. Il n’y aura pas de “zéro déchet” parce que les gens achèteront des vêtements neufs et cela ne dérange pas Christina. Le monde de Redress c’est cultiver une industrie de la mode plus durable et responsable, qu’il s’agisse du côté entreprise, consommation ou relation client.

Il y a un bâton et une carotte dans ce mouvement : la carotte c’est la simplicité (on cherche tous un mode de vie plus simple) et le bâton c’est le fait que le vent ait tourné côté mode de consommation. Le gaspillage est maintenant vulgaire et inacceptable. On voit des millions de tonnes de vêtements invendus détruits à travers le monde. C’est en train de devenir de mauvais goût, les consommateurs sont donc proactifs et posent des questions auxquelles l’industrie a du mal à répondre. Des questions comme : “pourquoi les marques ne donnent pas ces vêtements aux pauvres?” mais ce n’est pas si simple que ça.

Pendant les deux dernières années, Christina s’est intéressée à ce que deviennent les vêtements invendus et a écrit des articles critiquant leur incinération. Personne ne veut vraiment assumer la responsabilité de ce gaspillage de vêtements qui a lieu parce que les marques essaient de vendre des vêtements que les clients ne veulent pas. Christina organise également le Redress Design Award qui récompense les créateurs partout dans le monde qui ont des approches durables (comme l’upcycling, le zéro déchet ou les techniques de reconstruction) pour créer de nouveaux vêtements.

Le problème de l’industrie est double : premièrement les consommateurs ont changé, il y a eu un changement de leurs valeurs; mais les revendeurs continuent à sur-acheter. Deuxièmement l’industrie de la mode à passé les dernières 15 à 20 années à penser échelle : la seule manière de gagner de l’argent est de vendre beaucoup.

Christina ne s’habille qu’avec des vêtements de seconde main ou qui ont été faits avec des fibres upcyclées et se décrit comme militante quand il s’agit de recyclage et de gaspillage alimentaire.

 

La fondatrice de Zero Waste Life, une entreprise de coaching zéro déchet

Zero waste life entreprise zero dechet

Ce n’est pas sorcier, dit Paola Cortese, fondatrice de Zero Waste Life (ex LoopUnite), une entreprise sociétale honkongaise qui coache des étudiants (qui paient) pour les aider à réduire les déchets dans leur vie sur un programme de quatre semaines.

La première semaine, on se concentre sur l’évaluation de l’impact d’un individu; la deuxième semaine aide à trouver les solutions; la troisième on parle de recyclage et de compostage et la quatrième semaine est dédiée à un récapitulatif et à l’approfondissement de certains points qui intéressent les étudiants.

L’ex-designer d’intérieur née en Indonésie prétend que 80% de la réduction de déchets personnels peut se faire en adoptant les 5 produits essentiels : une lunchbox, un sac réutilisable, une gourde (ou une bouteille), un mouchoir en tissu et des couverts non plastiques.

Si nos dirigeants avaient pu voir la dévastation causée à nos océans par le plastique, des entreprises comme celles de Paola n’auraient jamais eu besoin d’exister. Elle se base sur son bocal en verre qui lui sert de poubelle et qui est un symbole de son dévouement à la cause (la famille de la reine française du zéro déchet Bea Johnson n’en remplit qu’un par an). Paola a généré seulement 289 grammes de déchets sur toute l’année passée et elle se retrouve vite assaillie de questions de ses amis qui cherchent eux aussi à contrôler leurs déchets.

Qu’elle organise un stage de groupe, qu’elle travaille avec un client chez lui, qu’elle arrose pendant sa randonnée des plantes d’un engrais fait à base de peaux de légumes ou qu’elle rappelle simplement à son mari de prendre le sac en tissu pour faire les courses, Paola a placé le zéro déchet au centre de tout ce qu’elle fait et prédit que les générations futures feront la même chose.

Son but est de sensibiliser les gens sur le fait qu’être zéro déchet est une compétence mais que ce n’est pas difficile. On s’y habitue, comme on apprend à nager ou à conduire. La prochaine génération doit grandir en sachant comment vivre de manière durable et ce mode de vie doit être considéré comme la norme. Si ce n’est pas le cas, Paola ne pense pas que l’humanité survivra.

 

L’allergique au plastique

non aux dechets

Fanny Moritz a développé une véritable allergie au plastique, ou c’est du moins ce qu’elle dit au personnel des restaurants quand elle refuse leurs touillettes ou leurs pailles, des objets qui sont devenus les symboles d l’usage unique superflu.

Elle a dîné dans un restaurant italien trois fois. Trois fois elle a demandé qu’on ne lui donne pas de paille avec sa limonade, mais on lui en a donné une quand même. Quand elle l’a fait remarquer à la serveuse, celle-ci a simplement repris la paille et l’a jetée. Maintenant elle dit qu’elle est allergique et ça marche. Elle y est retournée récemment et on ne lui a pas donné de paille. La webdesigner raconte une expérience. Elle est fondatrice de No!w No Waste, une boutique en ligne qui vend des accessoires zéro déchet pour la maison comme du film alimentaire en cire d’abeille, des coupes menstruelles, des ustensiles de cuisine réutilisables ou du shampooing barre, par exemple.

Fanny, qui a 29 ans, a d’abord déménagé à Hong Kong en tant que mannequin pour un contrat de 3 mois et a calculé qu’elle a assez utilisé sa paille en inox pour empêcher que plus de 26 000 pailles finissent à la décharge. Elle a également économisé en gobelets jetables, lingettes en coton, en tampons et en flacons de shampooing.

Voir Bea Johnson réussir à mettre tous ses déchets dans un seul bocal a encouragé Fanny à chercher des objets durables mais elle a eu du mal à trouver autre chose que des brosses à dents en bambou et des pailles en inox. Après la lecture du livre, elle a pensé qu’elle savait faire des sites et qu’elle adorait ce mode de vie, tout comme le minimalisme. C’est de là que lui est venue l’idée de faire son site e-commerce.

Fanny a accueilli son idole quand Bea Johnson est venue faire un discours à Hong Kong devant une assemblée de “convertis”. Parmi les participants, Tamsin Thornburrow (que nous avons déjà croisée sur le blog) lève la main pour dire timidement qu’elle allait ouvrir un magasin qui vendrait non seulement des produits des nettoyage et des cosmétiques sans packaging (comme Fanny) mais également de l’épicerie en vrac. Bea déclare : si personne dans cette pièce n’encourage cette jeune femme, elle échouera dans un an. C’est le magasin Live Zero.

 

Le magasin zéro déchet de Hong Kong dont nous avons déjà parlé

live zero magasin zero dechet

Live Zero, à Sai Ying Pun, a ouvert ses portes le 1er février 2018 et les affaires marchent bien depuis. Le magasin est fait de telle manière qu’acheter en vrac est facile et se fait dans le style : on y voit des étagères en bois upcyclé aux couleurs pastel qui tiennent des bocaux donnés par des clients afin que d’autres puissent les utiliser. Aux murs sont accrochés des distributeurs remplis de denrées non périssables et on voit également des étagères remplies de produits eco-friendly pour la maison.

A la fin de la troisième semaine d’ouverture, Tamsin déborde de travail et se voit montrer sans cesse comment le système de self-service de pesée fonctionne. Après avoir attiré l’attention à la conférence de Bea Johnson, elle a donné beaucoup d’interviews et a gagné 6500 nouveaux followers sur Instagram.

Elle trouve toute cette attention un peu étrange mais cela aide son business. Tout le monde la remercie, elle prend même des selfies avec certains clients. Ce qui l’embête maintenant, c’est de savoir ce qui va lui arriver si elle va au supermarché et qu’elle prend quelque chose en plastique. Et si un de ses clients la voyait?

vente en vrac magasin zero dechet

Déjà propriétaire du magasin d’articles ménagers Thorn and Burrow, l’ex designer d’intérieur est bien placée pour organiser l’intérieur des magasins alors que la plupart des personnes comme elle vendent en ligne. Elle loue un petit local dans un centre d’affaires design de Hong Kong pour y installer Live Zero et les réactions sont tellement enthousiastes qu’elle a décidé de déménager dans une grande maison dans laquelle elle pourrait aussi vendre la nourriture. Sa stratégie marketing est basée sur la croyance que la prolifération du mouvement zéro déchet est attachée à son charme esthétique. Son fil Instagram est rempli de couleurs vives et de produits bien rangés contrastés par des photos de bananes emballées individuellement et des piles de poubelles.

pommes individuelles gaspillage

L’intérêt de Tamsin pour l’entreprise verte s’est manifesté en observant une demande grandissante mais non satisfaite pour des articles ménagers à Hong Kong et l’exaspération provoquée par la montagne d’emballages plastiques qui venait avec chaque livraison à son entreprise. Tout a commencé par la recherche d’une bouteille d’eau belle et assez pratique pour donner envie d’être utilisée puis cela s’est transformé en une ligne de produits sans packaging, inclus le film alimentaire en cire d’abeille et les pailles en inox qui étaient difficiles à trouver à Hong Kong.

Elle répond aussi à ceux qui, comme elle, sont frustrés de ne pas avoir les moyens de se payer des produits bio en proposant une sélection de produits séchés, de pâtes, de noix et d’huiles.

fil instagram livezero

Pour beaucoup de personnes qui exaltent les vertus du zéro déchet, il existe une croyance comme quoi vivre une existence plus verte est bon non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’esprit. Pour Tamsin, c’est le sentiment d’accomplissement qu’elle a à chaque fois qu’elle dit non à un sac plastique ou accueille un curieux dans son magasin et pour Fanny c’est entendre qu’elle a inspiré quelqu’un a essayer le zéro déchet.

Les gens ont besoin de quelque chose de plus significatif dans leurs vies. Nous sommes devenus plus conscients du fait que nous sommes connectés dans les dernières années et même si ce n’était pas à la mode, on serait en chemin vers le zéro déchet, assure Fanny.

Le meilleure façon dont Paola peut résumer sa passion c’est en s’inspirant des enseignements de Gandhi : cela lui apporte plus de joie dans sa vie. Cela signifie que ce qu’elle pense, fait et dit est en harmonie. C’est ce que signifie le zéro déchet pour elle.

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Eloge de la fuite : l’histoire zéro déchet de Sandrine

24 mars 2018

On vous laisse lire aujourd’hui le petit récit de Sandrine qui nous parle de son passage à un mode de vie le plus zéro déchet possible et partage avec nous son projet. Bonne chance à elle !

Il y a deux ans et demi, j’ai été licenciée de mon poste d’ingénieure commerciale dans l’industrie. Je me suis donc retrouvée à tourner en rond chez moi et à me demander comment faire des économies. J’ai commencé par faire le tour des placards.

 

La tournée des popotes

D’abord dans la cuisine : j’ai profité de l’ouverture d’une micro épicerie bio à côté de chez moi pour tester l’épicerie en vrac (farine, café, légumineuses etc…) mais aussi produits ménagers : lessive et produit vaisselle. Au niveau familial, c’est passé nickel !

menage zero dechet

Puis dans la salle de bain, là j’ai commencé à m’intéresser aux produits faits maison : shampoing solide, dentifrice en poudre (merci la famille zéro déchet !), sauf que j’ai remplacé l’HE par une demi cuillère à café de clou de girofle moulu 😉 .
Perso, je suis super satisfaite de mes produits, mais ma petite famille s’accroche au gel douche industriel et au dentifrice en tube « parce que tes machins ça mousse pas ! ». Bah oui, en fait quand tu achètes du gel douche (shampoing, lessive etc…) tu achètes surtout de la mousse qui pollue sans autre effet bénéfique. Mais bon, passons…

Au fond du couloir

Et puis, il y avait le placard « à bordel ». Celui dans lequel j’ai stocké pendant des années les vêtements usagés « pour faire des torchons » comme disait ma grand-mère, sauf que je n’en ai jamais rien fait.
Du coup, j’ai ressorti ma bonne vieille machine à coudre, et j’ai commencé par faire des mouchoirs, des lavettes, des sacs, des tabliers de cuisine…

Sur ma lancée, avec des tissus neufs, en coton, en lin, bio,  je me suis fait des robes, des tee-shirts, etc.

Sous mes vêtements, la plage

Il ne manquait qu’une chose à ma garde-robe : des culottes, de préférence en coton bio, confortables. OUI MAIS, comme 12 à 16% des femmes de tous âges, il m’arrive d’avoir des fuites urinaires incontrôlables, si je ris, si j’éternue, si je cours après le bus, si je fais du sport,  etc… Le truc imprévisible mais drôlement gênant si on n’a pas de protection.

serviette hygienique reutilisable

Et là, si on prend en compte une protection jetable par jour, pas vraiment biodégradable (450 ans tout de même !) et dont on ne connait même pas la composition véritable, on se dit qu’il y a peut-être quelque chose à faire !

J’ai commencé à mettre au point MA culotte idéale : Etanche, lavable, douce, sans odeur, avec des tissus naturels : coton bio, bambou, soie. Puis j’en ai parlé à mes copines, qui m’en ont demandé et redemandé avec d’autres modèles en cours de création.


Du Zéro déchet à l’Atelier

Mais l’aventure ne s’arrête pas là ! Poussée par mes meilleures copines, j’ai donc créé ma marque « L’Ange rit », www.langerit.fr , et j’ai postulé pour avoir un petit atelier artisanal Aux Grands Voisins 2, www.lesgrandsvoisins.org , laboratoire vivant du recyclage, du zéro déchet et du vivre ensemble, qui m’ont acceptée !

Comme quoi, recycler c’est aussi savoir SE recycler 

L’atelier L’Ange rit sera opérationnel mi-avril 2018.

N’hésitez pas à contribuer même symboliquement à l’achat d’une machine à coudre recouvreuse industrielle, dont j’aurai besoin pour vous faire des finitions « pro », sur kisskissbankbank.
https://www.kisskissbankbank.com/l-ange-rit-lingerie-de-confort-feminin-bio-et-lavable

A suivre… 😉

Divers

Nous sommes coupables de la déforestation

23 mars 2018
deforestation

Avant-hier, c’était la journée internationale des forêts, ces grandes oubliées qui souffrent des incendies, de l’abattage d’arbres incontrôlé… en définitive elles sont victimes d’une déforestation brutale dans toutes les parties du monde.

Normalement, on réagit quand ces situations (notamment les incendies) ont lieu près de chez nous, qu’elles changent notre vie ou le paysage que l’on connaît depuis que l’on est tout petit. Mais des fois on devrait voir plus loin que le bout de notre nez et nous rendre compte que ça a lieu quotidiennement dans de nombreuses parties du globe et que nous en sommes les coupables. Oui, nous et notre consumérisme fou et sans retenue qui nous entoure.

Nous sommes les coupables de la déforestation mondiale

C’est pour ça qu’aujourd’hui on va parler d’un thème qui à premier abord paraît un peu ennuyant : la déforestation. Mais c’est important, alors on y va.

Les forêts

Une forêt, selon le Larousse, est une étendue couverte d’arbres ou l’ensemble des arbres qui couvrent cette étendue. Mais en réalité, c’est un peu plus complexe. Il existe plusieurs types de forêts :

  • Selon la latitude, on peut les classifier en forêt boréale (avec des conifères comme les sapins ou des arbres feuillus), la taïga (forêt russe composée de plusieurs types d’arbres), la forêt tempérée (ou mixte), la forêt tropicale…
  • Selon le type de feuillage, on a des forêt sempervirentes ou décidues.
  • Selon le type de végétation, il y a les forêts angiospermes (avec des arbres à feuilles larges), les forêts de conifères (avec les sapins et leurs amis) ou les forêts mixtes.
  • Selon l’altitude, elles se divisent en forêt de terres basses ou de montagne.
  • Selon le degré d’intervention humaine, nous avons les forêts primaires ou forêts vierges (il n’en reste presque plus en Europe), c’est-à-dire celles qui n’ont pas subi d’intervention de l’homme puis les forêts anthropogéniques, affectées par les humains à plus ou moins grande échelle. Dans ces dernières, on différencie les forêts anthropogéniques secondaires (celles qui se sont regénérées après l’abattage partiel ou total d’arbres) et les forêts artificielles.

Selon Greenpeace, les forêts primaires ou vierges occupent seulement un quart de la superficie de forêts mondiales. Le reste a été déforesté, dégradé ou fragmenté par l’activité dumaine.

Les forêts sont très nécessaires, non seulement pour se rincer l’oeil mais aussi parce qu’elles ont un rôle central dans le cycle de l’eau, de la conservation de sols, la fixation du carbone et dans la protection des habitats (surtout ceux des pollinisateurs).

 

La déforestation, un problème qui nous concerne tous.

Déforester, c’est défaire un terrain de ses plantes de ses arbres. La consommation exorbitante et la déforestation ont beaucoup de choses en commun, il suffit simplement de s’arrêter, réfléchir un peu et refaire le chemin de nos produits de consommation quotidienne dans le sens inverse.

Sur la période 2000-2010, on a enregistré une perte nette de forêts de 7 millions d’hectares par an (10% de la France) dans les pays tropicaux et une augmentation nette des terrains agricoles de 6 millions d’hectares par an. Source : FAO.

La déforestation n’est pas un phénomène moderne, il remonte à plusieurs siècles même si le contexte a changé. Au XIXè siècle, on l’observait majoritairement dans les climats tempérés alors qu’elle a glissé maintenant vers les climats tropicaux. Dans les dernières années, la superficie des forêts a augmenté dans les zones tempérées.

Curieusement (ironiquement), l’augmentation de la déforestation s’est produite dans des groupes de pays aux revenus bas et où les multinationales comme Monsanto 🔥 posent leurs énormes exploitations agricoles avec des politiques peu éthiques.

 

Causes de la déforestation

Quand on dit que nous sommes responsables de la déforestation, c’est que nous en sommes TOUS responsables, chacun d’entre nous. C’est facile de dire que c’est la faute des multinationales, de l’agriculture, de la cultivation d’huile de palme, du bétail, de l’extraction de minerais, de la construction d’autoroutes, de villes, de zones industrielles, etc…

Derrière tout ça, c’est nous qui sommes là à consommer les produits qui amènent ces entreprises à faire toutes ces choses peu éthiques, qui très souvent (dans la majorité des cas), en plus de détruire l’habitat d’animaux au bord de l’extinction (comme l’orang-outan de Bornéo), ont également des pratiques d’exploitation laborales qui vont dans certains cas jusqu’à l’esclavagisme.

C’est pour ça que quand on dit que notre consommation a plus de pouvoir que le vote (on vote avec nos €), c’est à ça qu’on fait référence. Si on arrête de consommer les produits qui amènent à des pratiques peu éthiques, nous pourrions changer le monde et plus on est à le faire, mieux c’est. C’est difficile, mais faisable.

Quelles sont les principales causes de la déforestation mondiale ?

  • L’agriculture et le bétail commercial à grande échelle sont à l’origine d’environ 40% de la déforestation dans les tropiques et la zone subtropicale (huile de palme, soja, viande, caoutchouc, sucre de canne, papier…). Ce pourcentage varie selon la zone, sachant qu’il est de 70% en Amérique Latine où l’agriculture à petite échelle existe également. Dans l’agriculture, on inclut le bétail également puisque le broutage est responsable d’un tiers de la déforestation originaire de l’agriculture commerciale.
  • L’agriculture vivrière est responsable de 33% de la déforestation.
  • La construction d’infrastructures de 10%
  • L’expansion urbaine de 10%
  • L’exploitation minière est responsable de 7% de la déforestation mondiale
  • Autres facteurs : exploitation du bois, gros projets hydroélectriques, exploitation du pétrole, incendies…

Une des raisons de la déforestation réside dans l’accroissement de la population. Nous sommes passés d’environ 3 milliards en 1960 à plus de 7 milliards aujourd’hui. Un autre facteur est le changement dans les habitudes alimentaires : l’indice de production alimentaire a été multiplié par 4 dans les 50 dernières années.

En Amazonie, la production de l’industrie agroalimentaire comme le bétail, la cultivation de soja et la plantation de palmiers à huile a été identifiée comme facteur principal de la déforestation avant 1990 (FAO). En Asie, la déforestation est due aux plantations de palmiers à huile en plus des plantations pour les biocarburant (une autre des causes de la déforestation mondiale… pas très “bio”, tout ça).

Conséquences de la déforestation

Comme on le disait au début, les forêts sont nécessaires pour le cycle de l’eau, la fixation du carbone, la protection de sols et la préservation des habitats.

Plus de la moitié des espèces de plantes et d’animaux terrestres vivent dans les forêts tropicales.

  • Erosion du sol. La perte de masse de forêts produit une perte de sols étant donné que les arbres apportent beaucoup de matière organique (paillis) qui lui apporte de la cohésion, rend le sol plus perméable, etc. Quand il n’y a plus de matière organique, le sol est plus imperméable et compact ce qui peut finir en désertification (sol improductif), inondations, glissements de terrain, etc.
  • Perte de biodiversité. La déforestation, qu’elle soit provoquée par un incendie ou par la coupe, pour construire des infrastructures ou pour changer l’utilisation de la terre, provoque une grande perte de flore et de faune. Ceci fait mourir beaucoup d’espèces ou les oblige à se déplacer vers des zones où elles peuvent vivre.
  • Impact social. En diminuant le nombre de forêts, on empêche les personnes de bénéficier de leurs ressources, ce qui fait augmenter la pauvreté ou la migration vers les villes.
  • Changement climatique. La déforestation réduit la capacité des forêts à retenir le CO2 et augmente son émission dans l’atmosphère (par la putréfaction ou la brûlure du bois). La déforestation (principalement dans les zones tropicales) pourrait être la cause d’un tiers des émissions de CO2 humaines.
  • Altération du cycle de l’eau. La végétation extrait l’eau des sous-sols pour la libérer dans l’atmosphère. En disparaissant, elle rend le climat plus sec et l’eau disparait des sols.

Solutions

  • Changer nos habitudes de consommation. Nous devons être conscients que derrière chaque produit que nous consommons il y a une histoire. Il faut lire les étiquettes, s’informer et être plus critiques.
  • Nous devons tous protéger les forêts mais surtout les forêts vierges, celles qui n’ont pas encore été exploitées par l’être humain.
  • Les administrations devraient donner l’exemple et adopter une conduite “verte”, c’est-à-dire aider financièrement les produits éthiques derrière lesquels il n’y a exploitation ni environnementale, ni laboriale. Il faudrait également plus de lois en faveur des forêts et de l’agriculture durable.
  • Les entreprises devraient être plus responsables et arrêter le comportement autruche. Elles devraient se préoccuper de la provenance de leurs matières premières et arrêter de faire des rapports de responsabilité sociétale (RSE) qui sont plus du greenwashing qu’autre chose.
  • Gestion plus responsable des forêts, coupe d’arbres contrôlée. Les certifications FSC ou PEFC sont l’exemple qu’il est possible d’avoir une politique plus durable vis à vis des forêts.

J’espère que vous avez pu lire jusqu’ici. Vous méritez une médaille si vous l’avez fait ! 🌳🌲🌴 N’hésitez pas à nous laisser un petit emoji arbre en commentaire ici ou sur Twitter si c’est le cas 😋🌴

Actualités Divers

Starbucks promet (pour la n-ième fois) un gobelet recyclable

22 mars 2018
starbucks zero dechet

 

On nous l’a déjà faite. Ca fait la 3è fois en 10 ans que Starbucks fait cette promesse et toujours rien de concert a l’horizon.

Stand.earth est un groupe d’activistes américain très influent qui a fortement protesté contre Starbucks et son utilisation de gobelets de café non recyclables. Cela leur a déjà été reproché maintes fois et Stand.earth a fait un coup génial en mettant des puces dans les gobelets pour savoir où allaient ceux qui étaient  “recyclés”.

L’équipe de Stand.earth a mis de la mousse isolante dans les gobelets afin de maintenir les puces (qui coûtent à peu près 100$ chacune) en place. Ils ont suivi les gobelets jetés dans des poubelles américaines marquées “recyclage” près de Starbucks dans le centre de Denver (des affiches sur les poubelles indiquent que les gobelets et couvercles ne peuvent pas être recyclés). Ils ont ensuite utilisé leurs smartphones pour récolter la donnée reçue depuis 6 gobelets. Ils sont allés dans un centre de recyclage en premier puis ont fini à la décharge.

tracker starbucks recyclage

Alors que les poubelles affichent que les gobelets et leurs couvercles ne peuvent pas être recyclés, il peut sembler étrange que le Starbucks installe dans ses restaurants des poubelles de recyclage si elles ne peuvent accueillir leur forme de packaging la plus répandue.

On peut se demander si ce n’est pas une forme de greenwashing, un moyen de se faire voir comme éco-responsable sans l’être vraiment. Dans la vidéo qui suit, vous verrez même un membre de l’équipe Starbucks indiquer à une personne de Stand.earth de mettre son gobelet dans la poubelle de recyclage en lui assurant qu’il serait recyclé et il ne fait aucun doute que la plupart des clients pensent que leurs gobelets sont recyclés, sans savoir à quel point cela est difficile.

Le rapport de Stand.earth et la vidéo ont dû influencer la décision de Starbucks d’annoncer qu’ils allaient introduire des gobelets recyclables dans les trois prochaines années. Stand.earth a pris acte et annonce que cela “met la société américaine du bon côté pour la lutte pour les forêts et le climat” mais ne peut s’empêcher de remarquer que c’est la troisième fois que cette promesse a été faite en 10 ans :

En 2008, Starbucks a promis de faire un gobelet 100% recyclable et de vendre 25% de ses boissons dans des gobelets réutilisables d’ici 2015. 10 ans plus tard, ni l’une, ni l’autre des deux choses n’ont été faites.

Un porte-parole de Starbucks lui-même semble sceptique, qualifiant la quête d’un gobelet recyclable “d’utopie à la durabilité”. C’est pas trop l’attitude positive et confiante que l’on pourrait attendre de cette énorme chaîne américaine. Il n’y a eu non plus aucune mention pour bannir les iconiques pailles en plastique (que l’on trouve dans les égouts de toutes les villes), les touillettes ou les gobelets en plastique pour les boissons froides.

 

Notre avis

Le plus irritant dans l’annonce en grandes pompes de Starbucks c’est sa description des nouveaux gobelets comme étant “zéro déchet” avec des gobelets recyclables et fait à 10% de matériaux recyclés pour les 3000 participants: “une fois les gobelets utilisés, ils seront mis dans les poubelles de recyclage où les gobelets, déjà recyclés, pourront trouver une nouvelle vie”.

Starbucks et le reste du monde ont sûrement une idée très différente de ce en quoi consiste le zéro déchet. Et jeter des milliers de gobelets en plastique dans une poubelle de recyclage pour nous ce n’est pas du zéro déchet. Mais il y a en plus une problématique majeure dans la discussion : le recyclage n’est pas une solution au gaspillage. Relativement peu de ce que l’on recycle finit par avoir une “nouvelle vie”, pour réutiliser les termes poétiques de Starbucks et la plupart des objets finissent à la décharge, même quand les centres de recyclage existent.

La conversation autour de la durabilité devrait tourner autour de la façon dont on arrête l’utilisation de tout ce qui est jetable (recyclable ou non) et on devrait remettre en question le modèle entier du café à emporter conduit par Starbucks. Comme ils ont été les pionniers de cette culture, ils ont la responsabilité de la faire changer, maintenant que l’on sait que c’est une très mauvaise idée. Signez la pétition ici !

Beauté DIY Recettes Vie saine Zéro Déchet

Recette de dentifrice maison (approuvée par un dentiste)

22 mars 2018
dentifrice zero dechet

Parlons dents ! Elles sont importantes. L’hygiène dentaire, c”est important ! On est tout près du Royaume-Uni mais nous, perso, on a la ferme intention de garder toutes nos dents dans notre bouche.

Le métier qu’on a importe peu, il est toujours bon de bien présenter. Mais il est vrai qu’il y a des métiers où l’apparence, c’est tout; et là avoir des dents bien blanches devient carrément crucial. On vous parle même pas des premiers rendez-vous et même pour entretenir la flamme 🔥❤, gardons nos dents bien propres. Avoir les dents blanches, c’est toujours plus sûr 😉

ingredients dentifrice maison

On voulait partager avec vous une recette de dentifrice (en l’occurence, il s’agit d’une poudre) mais pas n’importe laquelle. On voulait l’avis de quelqu’un qui s’y connaît en dents.

En plus d’être stocké dans un tube en plastique non recyclable (et dans le pire des cas, avec l’emballage en carton en plus) le dentifrice a énormément d’additifs inutiles et mauvais pour la santé, parmi lesquels :

  • La saccharine et l’aspartame : des édulcorants (du sucre) artificiels qui sont tous deux dans une longue liste d’additifs à éviter.
  • Triclosan : utilisé dans les savons anti-bactériens et considéré comme un pesticide. Des nouvelles recherches sont en cours pour ses effets négatifs sur la thyroïde et les niveaux d’œstrogènes.
  • Glycérine : ce n’est pas nocif, mais elle enrobe nos dents et empêche les bons minéraux présents dans la salive d’atteindre nos dents
  • Laureth sulfate de sodium : plus connu sous le nom de SLES, c’est un agent moussant inutile qui dérange nos gencives et peut causer des ulcères et des aphtes.
  • Dioxyde de silicium : un composant naturel du sable

On ne va même pas parler du fluoride… mais, si on peut éviter toutes ces choses là (parmi d’autres) et avoir de dents en bonne santé, pourquoi on se priverait? Ca obéit à nos nouvelles règles de vie durable et ça ne coûte presque rien à faire. S’il n’y a pas de magasin près de chez vous vendant ces ingrédients, vous pouvez toujours vous en faire emmener et dans le pire des cas, il vous reste la commande sur internet (mais on évite Amazon quand même). Si vous connaissez des magasins français qui vendent les ingrédients, n’hésitez pas à nous le dire.

Dentifrice maison approuvé par un dentiste

dentifrice zero dechet

Ingrédients

  • A parts égales (la dose indicative serait 50g de chaque mais vous pouvez faire de plus grosses quantités) :
  • Xylitol
  • Bicarbonate de soude
  • Argile bentonite ou montmorillonite

Préparation

  1. Mélangez le tout. Avec l'argile, évitez d'utiliser du métal, qui la désactiverait.
  2. Entreposez dans un bocal en verre. Ce dentifrice n'a pas de goût, il nettoie et désinfecte. Si vous souhaitez ce petit goût de frais, vous pouvez ajouter de l'huile essentielle de menthe poivrée.
https://tortuetranquille.com/beaute/dentifrice-maison/

Vos dents seront propres, ça éliminera la mauvaise haleine et ça n’a pas de goût particulier. Le sucre du xylitol annule le sel du bicarbonate de sodium et l’argile est très neutre. Si vous voulez le coup de frais à la menthe comme le dentifrice commercial, vous pouvez vous faire un bain de bouche maison (recette à venir).

Etape 1 : mouillez la brosse à dents.

etape 2 dentifrice maison

Etape 2 : trempez-la dans la poudre

etape 3 dentifrice maison

Il en faut pas beaucoup

Etape 4 : brossez-vous les dents !

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Pourquoi on a arrêté les produits laitiers

21 mars 2018
produits laitiers

L’une des choses les plus difficiles à abandonner pour la plupart des gens dans leur alimentation, c’est le fromage. Je ne peux pas vous dire combien de fois on m’a demandé désespérément des conseils pour se débarrasser de l’”addiction” au fromage. Vous avez bien lu : addiction !

On est les seuls à boire du lait après le sevrage, et en plus celui d’un autre mammifère

Les humains sont la seule espèce sur Terre à boire du lait après le sevrage au lait maternel. Nous sommes également la seule espèce animale à boire le lait d’autres espèces animales. Vous ne verrez jamais un singe boire le lait d’une girafe ou un cochon boire du lait de tigre. Cela ne se produit tout simplement pas dans la nature. Nous avons été conditionnés par les médias et l’industrie laitière, avec l’aide de nos gouvernements « bienveillants » à penser que nous avions besoin de lait pour survivre, être forts et en bonne santé. Alors que la vérité est bien à l’opposé. Beaucoup de mamans pleines de bonnes intentions sont venues nous voir très préoccupées pour la santé de notre enfant parce q’on ne lui donne pas de lait de vache. Il y a aussi beaucoup de mamans qui nous ont demandé des conseils pour savoir quoi utiliser pour remplacer le lait de vache pour leur enfant, allergique aux produits laitiers; comme si le lait de vache contenait des nutriments essentiels que l’on ne pourrait trouver nulle par ailleurs.

Si je vous donnais du lait de cochon, le boiriez-vous? Non, que diriez-vous? Que c’est dégoûtant et absurde? Je ne pourrais pas être plus d’accord avec vous. Que diriez vous d’un petit verre de lait de chien? Lait de cheval? Toujours pas? Alors pourquoi continuons-nous à penser que le lait de vache est si délicieux et qu’il est normal d’en boire? Je sais pourquoi. C’est parce que nous avons été dupés. Notre cerveau a fait l’objet d’un lavage et parce qu’on nous a menti.

L’argument du calcium est un mensonge.

L’argument phare de l’industrie laitière est que boire du lait aide contre l’ostéoporose. Cependant de nombreuses statistiques prouvent que ce n’est pas vrai. Les pays qui consomment les plus grandes quantités de produits laitiers (comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Suède) sont aussi ceux où il y a les plus hauts taux d’ostéoporose. C’est parce que la protéine animale est très acide. Donc quand des substances animales sont ingérées, le corps produit du calcium depuis les os pour équilibrer l’acidité, calcium qui s’échappe ensuite par nos urines. Nous aidons donc l’ostéoporose à se développer en buvant du lait de vache. Les résultats des études ne sont pas très répandus pour une seule et unique raison : l’argent. L’industrie laitière fait tout ce qu’elle peut pour vous convaincre que vous devez boire du lait de vache pour être en bonne santé. Les journaux et documentaires que nous voyons à la télévision ne peuvent pas donner d’informations toujours très exactes puisqu’ils sont financés par les publicitaires.

Après un certain âge, le corps décide qu’il n’est plus fait pour boire du lait.

On estime que 75% des humains sont intolérants au lactose. Cela signifie que trois personnes sur quatre sur cette planète souffrent de l’un ou plusieurs des symptômes suivants quand ils boivent du lait : diarrhée, maux d’estomac, flatulences, ballonnements, infections des oreilles ou surproduction de mucus. C’est un signe que peut-être, on dit bien peut-être, nous ne sommes pas physiquement bâtis pour boire le lait de vache ou de tout autre mammifère, tout comme les autres espèces de ce monde ne le sont pas non plus. Votre corps vous dit simplement d’arrêter de boire du lait de vache.

Tous les mammifères naissent avec une enzyme connue sous le doux nom de lactase. Cette enzyme décompose le sucre connu comme le lactose. En grandissant, on perd cette enzyme. Il est donc normal d’être intolérant au lactose en devenant adulte. Mais bien évidemment, l’industrie laitière créée un nouveau produit connu comme le lactaid : on injecte l’enzyme directement dans le produit, ce qui n’est bien sûr pas normal ni naturel. L’industrie laitière essaie de nous dire qu’elle en sait plus sur nous que nos propres corps. Mais c’est faux. Nos corps savent mieux que quiconque ce qui est bon pour eux.

Le processus derrière les produits laitiers

La plupart des gens ne savent pas quel processus se cache derrière le lait ou le fromage qui est à leur table. Un bol de lait cache autant de cruauté, sinon plus, qu’une bonne entrecôte. Une vache femelle ne produit du lait que si elle a un veau. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les vaches laitières ne produisent pas du lait pour le fun. Elles produisent du lait spécifiquement pour leurs bébés. Ces vaches industrielles produisent du lait après insémination artificielle : pas d’accouplement à la ferme. Un bras entier ou un long objet en métal est introduit de force dans leur vagin pour y introduire du sperme de taureau.

Donc maintenant la vache est enceinte. Généralement quelques heures après la naissance, le veau est volé à sa mère. Les petits peuvent être tellement affectés par la séparation qu’ils s’en rendent malades, perdent du poids puisqu’ils ne mangent pas et pleurent tellement que les membranes internes de la gorge se détruisent. Les veaux mâles ont peu de valeur dans une ferme laitière. Ils sont vendus aux enchères et sont soit élevés pour la viande soit vont directement à la case industrie de la viande de veau où ils sont élevés dans de petites caisses, mal nourris, privés du lait de leur mère, ne peuvent même pas se retourner et ne voient pas la lumière du jour. L’industrie du veau n’existe que parce que l’industrie laitière existe. Les velles sont aussi prises à leur mère puisqu’on veut le lait pour nous.

Comment vous sentiriez-vous si on vous prenait votre bébé?

On insiste, la raison pour laquelle ces veaux sont pris à leur mère est pour les empêcher de prendre “notre” lait, celui que l’on vend. On vote en achetant. Et en achetant du fromage, du yaourt, en tartinant de crème ou de beurre, en ajoutant de la crème fraîche ou en buvant du lait on dit clairement que l’on veut que des veaux soient pris à leur mère.

Et si après votre accouchement on vous tenait et on se taillait avec votre bébé?

Il y a des gens qui pensent que les animaux n’ont pas de sentiments ou que leurs cerveaux ne sont pas assez développés pour comprendre ce qu’il se passe. Les animaux utilisent leurs jambes pour marcher, leurs estomacs pour déféquer, leurs bouches pour mâcher et leurs yeux pour voir. Toutes les parties de leurs corps fonctionnent comme elles le devraient. Pourquoi ne pourraient-ils dont pas utiliser leurs cerveaux pour penser et avoir des sentiments également?

C’est le pire cri que je n’aie jamais entendu et, croyez moi, je les ai entendus tous de mes propres oreilles. Quand j’ai commencé à en savoir un peu plus sur tout ça, il y a un peu plus de 15 ans, j’étais un peu comme tout le monde. Je pensais que ça n’était pas grand chose. Je pensais que tout le monde exagérait. Mais contrairement aux gens qui voient ça et arrêtent d’y penser, je suis allé voir ce qu’il se passe vraiment. J’ai passé six semaines dans une ferme. J’ai vu des résultats de recherches, je suis allé dans des fermes de peaux de vache. Je suis allé dans des cirques et des spectacles de rodéo. Mais le pire cri que je n’aie jamais entendu était celui d’une vache mère dans une ferme laitière. Tandis qu’elle hurle et s’explose les poumons pendant des jours pourqu’on lui rende le petit qu’on lui a pris. Et je ne peux qu’imaginer le cri que chaque femme de cette pièce pousserait si quelqu’un la tenait après l’accouchement pour lui prendre son bébé. – Gary Yourofsky

Une connaissance m’a raconté comment c’était de vivre à la ferme quand elle grandissait et décrivait un tout autre paysage. Elle parlait de son expérience de traite de vache d’un lait partagé avec un veau et d’une ferme où toutes les vaches se promenaient comme elles le voulaient. Elle ne pouvait pas en croire ses oreilles quand je lui ai raconté ce que vous lisez sur ces lignes et a voulu nier l’information. Son imagination veut continuer de croire que le lait et le fromage qu’elle achète chez son fromager appartiennent au même temps que celui de l’histoire qu’elle me racontait. Mais ce n’est pas le cas. Plus de 95% des produits animaux consommés en France viennent de fermes industrielles. Ces millions de bêtes produites tous les ans sont concentrées dans des hangars dans des conditions terribles. Si les fermes industrielles avaient des murs en verre, je pense que tout le monde deviendrait vegan.

Les antibiotiques, c’est automatique.

Environ 40% des vaches laitières sont boiteuses quand elles rejoignent l’abattoir. Elles sont bourrées d’antibiotiques et d’hormones pour leur fair produire plus de lait, ce qui fait grossir leurs entrailles à des proportions inimaginables. Aux Etats-Unis, on estime que 70% de la production d’antibiotiques est faite pour l’industrie laitière. La mastite (inflammation des glandes et des tissus mammaires) est très commune chez les vaches laitières. N’importe quelle mère qui allaite et qui a eu la mastite sait à quel point c’est douloureux. Des machines sont accrochées à leurs pies plusieurs fois par jour pour les assécher. Les infections et le pus de l’intérieur et de l’extérieur des pies se retrouvent dans le lait ! La pasteurisation ne fait que rendre le pus inoffensif, elle ne le supprime pas. Les organisations sanitaires autorisent l’équivalent d’une petite fiole de pus par verre (450ml) de lait. Le lait de vache bio a encore plus de pus que le lait non-bio parce que quand les vaches ont des infections (ce qui est très commun dans les fermes laitières) on ne peut pas utiliser d’antibiotiques pour les traiter. Quand les vaches ne peuvent plus produire d’énormes quantités de lait après 5-7 ans, elles sont amenées directement à l’abattoir. Une vache vit normalement entre 18 et 25 ans.

Alors cette histoire d’addiction?

Alors vous savez pourquoi c’est si difficile d’arrêter de manger des produits laitiers comme le fromage et pourquoi c’est une addiction? Ca s’appelle les fragments de protéine casomorphine, dérivé de la digestion de la protéine de lait : la caséine. Une caractéristique des casomorphines est qu’elles ont des effets similaires à ceux des opioïdes. Les vaches mères, avant la naissance du veau, produisent cette substance pour s’assurer que leurs veaux resteront près d’elles. Toutes les femelles de mammifères le font, humains inclus. Ce n’est pas de la morphine, mais c’en est une version sous un nom pas trop déguisé : casomorphine. Elle se situe dans la matière grasse du lait. C’est la raison pour laquelle les produits laitiers contenant plus de matière grasse comme le fromage, le beurre ou la crème peuvent être plus difficiles à abandonner.

Donc maintenant qu’on sait tout ça on fait quoi? Comment se débarrasser de cette addiction? Il faut arrêter comme on arrêterait une drogue, parce que très franchement le corps humain la traite comme une drogue. Quand un alcoolique part en cure de désintoxication, est-ce qu’on lui laisse des “cheat days” où il a le droit de se boire une petite bière le week-end? Est-ce qu’on lui dit “une fois de temps en temps, c’est bon… et si c’est une occasion spéciale, tu peux même boire un peu plus”? Bien sûr que non. La meilleure chose à faire pour se défaire d’une addiction c’est d’arrêter toute consommation. Plus cela fera longtemps que vous n’en aurez pas eu, plus ce sera facile !

Si vous cherchez un “substitut” pour le lait, ne cherchez pas. Appelons ça plutôt l’ “alternative” pour satisfaire votre désir de lait. Quand on se sert du mot “substitut”, ça sous-entend que le lait est la norme et que c’est ce que les humains devraient consommer, quand on se rend compte que ce n’est clairement pas le cas.

Par ici, une petite recette qu’on aime bien nous !

Et vous, vous en êtes où avec le lait? Qu’en pensez vous?

Découvrir

Ateliers nomades by Betty

13 mars 2018

Betty a voulu partager avec nous son histoire donc c’est avec plaisir qu’on la relaye ici. On vous laisse lire sa présentation et son texte et suivre sa page si vous le souhaitez ! Merci Betty ! Beaucoup de personnes ont décidé d’adopter ce mode de vie et de vivre dans un camping car, avec les moyens du bord et le minimum nécessaire. On salue cet effort qui ne doit pas être facile tous les jours. Bravo Betty !

camping car 1

La bulle de Cliona est née d’une rencontre en 2014 au cours d’un stage dans une association parisienne, où j’ai pu explorer le potentiel de l’art de la récup’ et de la valorisation de nos déchets, avec grand plaisir et l’envie de créer.
L’économie sociale et circulaire, je l’ai pratiqué par nécessité lorsque j’étais seule avec mes enfants, petit budget / grande économie!

Contrôler sa consommation d’eau, d’électricité, acheter utile et plutôt d’occasion, brocantes et bons plans. En alimentation privilégier le fait-maison, le locavore. Limiter ses déchets, faire sa lessive et utiliser des produits d’entretiens qui ne sont pas néfastes pour l’environnement, les recettes de grands-mères fonctionnent très bien!
Voilà mon mode de vie et c’est inné pour moi.
J’ai grandi à la campagne où mon terrain de jeu ne se limitait pas au frontières de mon village. Chaque jour m’offrait de nouvelles aventures et une découverte de la nature qui fait ce que je suis aujourd’hui.


A l’époque il existait au bout de mon village, la décharge publique. C’était mon royaume, j’y passais mon temps, à la recherche de trésors abandonnés. On jetait déjà beaucoup, hélas!
A moindre coût, je récupérais jouets et jeux qu’il m’arrivait de troquer, quelques bibelots ou ustensiles que j’offrais à ma grand-mère qui me grondait, pour la forme. Avec peu de moyens, elle savait gérer son budget et limiter les dépenses. J’ai découvert l’auto-suffisance. par le potager, la basse-cour et ce que la nature peu nous offrir. La cueillette des mûres et groseilles pour faire des confitures, les noix et noisettes, le cresson de la rivière, les pommes, les escargots de bourgogne, les bouquets de fleurs des champs. J’ai eu énormément de chance de vivre tout cela!


Finalement la bulle de Cliona est née il y a bien plus longtemps…

camping car 2

Bonsoir à tous, les quelques indices semés sur la page de la bulle de Cliona laissent deviner qu’il se passe quelque chose ! 😏
Il est temps de partager avec vous ce grand chamboulement!!
En 2018, les ateliers de l’association deviennent adeptes du “NOMADISME”. Comment ça !?? 😯
Je suis, pour info, la fondatrice de l’association, celle aussi qui anime et créée tout ce que vous voyez sur cette page.

En 2018, j’ai décidé un changement de vie qui remet en question beaucoup de choses, pour vous, pour moi. Depuis un peu plus d’un mois, je me suis installée dans un camping car.🚍 C’est ma maison, mon atelier, j’y vis à temps complet et ce définitivement. Je n’ai plus d’attache comme un appartement, travail fixe, voiture… C’est un choix personnel mûrement réfléchi.

Je peux maintenant me déplacer, partout en France et en toute autonomie!👍 Mon souhait est de participer à des événements en lien avec le développement durable, des festivals, collectes de déchets, fêtes de la nature… Et aussi vous rencontrer au cours d’un atelier, échanger sur nos modes de vies, notre consommation au quotidien. Il y aura des ateliers de recyclage pour les enfants, dans les écoles, les centres de loisirs ou autre et pour les adultes par le biais d’associations ou d’ateliers privés.
Ma carte de France est une page blanche, à nous d’y inscrire ce qui nous permettrait de nous rencontrer.

carte de france ateiers nomades

Si dans votre région vous connaissez un événement, un marché de créateurs, un festival, vous pouvez me le proposer sur la page ou même en mp. J’ai une petite préférence pour la Bretagne mais rien n’est décidé. Je me laisserais porter au gré des rencontres et puis nous ne sommes qu’en février !
J’ai encore pas mal d’idées à partager avec vous, je le ferais dans d’autres post, chaque chose en son temps.

J’espère que cette confidence vous donnera envie de penser encore et toujours à la récup et au recyclage, de réfléchir à votre mode de consommation au quotidien, parce que notre futur en dépend.
Vous pouvez partager la page de la bulle de Cliona, ça peut donner des idées ! 😉
Je compte sur vous et je suis certaine d’avoir fait le bon choix!
A BIENTÔT 👏