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Téléphone zéro déchet : des experts franchissent une étape importante

18 avril 2018
telephone zero dechet

Des chercheurs de l’Université de Colombie Britannique, au Canada, ont parfait un processus qui permet de séparer efficacement la fibre de verre et la résine (deux des éléments les plus jetés dans les téléphones portables), ce qui les rapproche de l’objectif d’un téléphone zéro déchet.

C’est l’un des premiers processus qui utilise des techniques simples comme la séparation par gravité pour lever proprement les résines organiques de la fibre de verre qui, elle, ne l’est pas.

Les téléphones jetés sont une source énorme et grandissante de déchets électroniques, avec près de 2 milliards de téléphones vendus tous les ans et les gens les remplaçant toutes les quelques années. Le défi est de décomposer es modèles qui ne peuvent plus être utilisés en matériaux utiles sans provoquer de dommages à l’environnement.

La plupart des entreprises de recyclage d’e-déchets se concentrent sur la récupération de métaux utiles comme l’or, l’argent, le cuivre et le palladium, qui peuvent être utilisés pour fabriquer d’autres produits. Mais les parties non métalliques comme la fibre de verre et les résines, qui constituent les principaux éléments des circuits imprimés, sont généralement jetés parce qu’ils ont moins de valeur et sont plus difficiles à traiter. Soit on les incinère, soit ils finissent à la décharge, ce qui peut provoquer la fuite de produits chimiques dangereux dans les nappes phréatiques, le sol et l’air.

La fondatrice du centre d’innovation de d’exploitation minière (une unité qui se concentre sur la récupération de métaux de valeur) est déterminée à trouver une meilleure solution de recyclage. Elle a donc développé, avec un étudiant en Doctorat, un processus qui utilise la séparation par gravité et d’autres techniques simples de la physique pour traiter la fibre de verre et les résines de manière à ce que ce soit neutre pour l’environnement.

La clé ici est a séparation par gravité qui sépare efficacement la fibre de verre de la résine en utilisant les différences de densité. La fibre de verre séparée peut ensuite être utilisée comme matière première dans le bâtiment et l’isolation. Dans le futur, si l’on peut trouver une manière d’améliorer la qualité de la fibre de verre recyclée, elle pourrait même servir à fabriquer de nouveaux circuits imprimés.

Les chercheurs veulent maintenant développer un modèle commercial à grande échelle du processus, en partenariat avec Ronin8, une société de recyclage canadienne qui sépare les différents plastiques, les fibres et les métaux dans les déchets électroniques sans utiliser de produits chimiques toxiques et sans perdre les métaux précieux.

Ronin8 a développé un processus innovant pour les e-déchets qui a pour but de s’attaquer aux défauts intrinsèques des processus d’e-déchets actuels. Leur vision est de parvenir à une solution de fin de vie zéro déchet pour les appareils électroniques et le travail avec les chercheurs leur permet de s’en approcher.

Les chercheurs disent que leur travail a pris une nouvelle tournure depuis que la Chine a banni l’importation de déchets depuis le 1er janvier 2018. Il faut une meilleure manière de gérer le recyclage de nos appareils électroniques et une méthode de récupération des matériaux de valeur qui soit éco-responsable et à moindre coût.

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Six championnes du zéro déchet à Hong Kong : des femmes qui militent pour rendre la ville plus verte

24 mars 2018
zero dechet hong kong

Ce n’est pas la première fois qu’on parle du zéro déchet à Hong-Kong. Cette fois-ci, on s’intéresse à des pionnières éco-friendly qui montrent le chemin vers la réduction des déchets ménagers.

Le jardin en ville de Daisy Tam Dic-sze

“Laissez-moi vous montrer notre jardin” dit le Docteur Daisy Tam Dic-sze, en brandissant une paire de ciseaux et en ouvrant le chemin vers un mur de chou kale et de laitues en germination dans des bouteilles en plastique. Sur une année, Daisy a transformé un petit coin du campus de l’Université Kowloon Tong de Hong-Kong, où elle travaille, en un petit lotissement verdoyant qui brille de mille feux sur la façade en carrelage gris, même un jour morne.

C’est une petite expérience qu’elle a faite avec des étudiants pour leur montrer comment on peut transformer les déchets en ressources et voir jusqu’où on pouvait pousser le petit jardin urbain.

C’est un petit plan modeste d’un mouvement qui consiste à réduire ses déchets au strict minimum. A Hong-Kong, et ailleurs, de plus en plus de chercheurs, d’entrepreneurs, de militants, de blogueurs et autres sont conscients des dégâts énormes que nous causons à la planète à cause de notre gaspillage excessif. Fatigués d’attendre que les gouvernements et les industries prennent la tête du mouvement, ils prennent eux-mêmes les initiatives.

Un petit jardin comme celui de Daisy ne va pas changer le monde mais elle et d’autres honkongais comme elle espèrent que des initiatives de ce type fassent grossir une “petite boule de neige du zéro déchet”.

Si on veut voir du changement, il faut une solution rapide et qui colle vite ainsi qu’une personne pour la rendre tendance. Il faut ensuite aller plus loin afin que ce ne soit pas un luxe réservé à la classe moyenne […] Il s’agit de penser une ville durable tout entière.

Daisy est spécialisée dans la sûreté alimentaire et les pratiques éthiques dans l’alimentation à Hong-Kong, où les restes alimentaires constituent la majeure partie du gaspillage aujourd’hui. Pour essayer de comprendre pourquoi l’excès de nourriture se transforme automatiquement en gaspillage, elle travaille avec des ONG de redistribution pour imaginer l’infrastructure nécessaire pour éviter que la nourriture ne finisse à la décharge et pour savoir comment des pratiques vertes peuvent devenir accessibles à tout le monde dans la ville, pas seulement la classe moyenne.

La gestion des déchets en elle-même ne l’intéresse pas. Elle veut améliorer le système afin que les déchets aient une durée de vie plus longue (avant de devenir déchets). Quand vous achetez de la laitue, vous l’achetez entière et les laitues prédécoupées fanent vite. A partir d’un seul germe, elle mange les feuilles du même plant de laitue depuis novembre. C’est intéressant de montrer aux étudiants que l’agriculture n’est pas quelque chose qui vient du passé.

Quand elle est dans l’espace confiné rempli de livres qu’est son bureau, Daisy se pose des questions plus philosophiques sur les déchets : pourquoi cela devrait intéresser les gens? Pourquoi devrions-nous les y intéresser? Le problème prend racine il y a 10 ans, quand elle vendait des pommes sur un marché londonien tout en étudiant pour son Doctorat.

En tant que vendeuse, elle avait tout un tas de restes qu’elle échangeait. Elle avait des amis à la boulangerie, au magasin d’olives […] Il y avait toute une économie alternative après les heures de marché qui ajoutaient à son caractère tout en renforçant les relations.

Après être revenue à Hong-Kong, elle a été arrachée de cet environnement et ne faisait plus partie du paysage mais elle voulait encore faire quelque chose en relation avec la nourriture. Donc elle s’est posé la même question, mais au niveau de la ville toute entière : que deviennent les déchets et les restes de nourriture?

restes cuisine hong kong zero dechet

Des restes de cuisine de restaurant à Hong-Kong.

Daisy veut découvrir comment des pratiques de réduction des déchets peuvent devenir une routine pour ceux qui ne portent aucun intérêt à l’environnement ou qui ne cherchent pas le buzz, ce qui, pour toutes les personnes zéro déchet, revient à ne jamais avoir à vider sa poubelle.

Essayer d’argumenter avec la morale en disant qu’il faut se préoccuper de l’environnement ne va pas avoir de l’effet sur quelqu’un qui travaille 10 à 12 heures par jour, rentre chez elle après la fermeture des marchés et dont le seul souci est de se trouver de quoi manger puis d’aller dormir. Il faut instaurer la durabilité au niveau de la ville.

Les marchés de Hong-Kong illustrent ce point. Est-ce qu’il y a des endroits de stockage, des frigos, un espace pour composter? S’il y en a et qu’ils peuvent simplement y jeter les déchets, cela ne posera aucun problème aux gens de composter. S’il faut réunir les déchets puis les transporter ça devient un problème.

Malgré son minimalisme et le fait qu’on se débarrasse de tout ce qui est inutile, le zéro déchet ne voyage pas léger. Daisy est connue au département des Sciences Humaines pour son sac à dos bruyant plein de boîtes et de sacs, les accessoires d’une professeur assistante qui fait ce qu’elle enseigne.

Daisy range et conserve toute sa nourriture. Ses collègues en font une blague : “Daisy et son gaspillage alimentaire”. Cela la fait sourire.

 

L’influenceuse Instagram zéro déchet

influenceuse instagram zero dechet

L’influenceuse Instagram zéro déchet Hannah Chung.

Même si les médias sociaux l’ont aidée à atteindre beaucoup de personnes à Hong-Kong, développer le mouvement zéro déchet au delà d’Instagram est une priorité pour Hannah Chung. En 2016, la femme de 31 ans avait commencé un travail cette année chez Green Monday (une organisation honkongaise qui encourage les gens à ne pas manger de viande le lundi et dirige les cafés Green Common) et changé sa vie. Elle s’est débarrassée de tous les objets plastiques jetables (des lingettes pour le réveil aux lingettes démaquillantes) et a cherché des alternatives durables. Elle n’a envoyé aucun déchet à la décharge pendant 1 an et a documenté son progrès au travers d’un fil Instagram éco-conscient qui, elle l’espère, en aura inspiré d’autres à rejoindre le mouvement.

Le terme “zéro déchet” est assez rédhibitoire. On peut se battre pour devenir zéro déchet mais c’est une affaire longue, difficile et solitaire. Pour Hannah, le terme sert plutôt à briser la glace pour faire passer le message. Elle visite des écoles et des entreprises dans la ville pour éduquer sur la réduction des déchets et faire du consulting sur la durabilité des entreprises. Pour l’instant, ça a l’air de fonctionner auprès du marché des expatriés, les gens avec des revenus disponibles. Elle s’aperçoit que le fossé est grand et elle veut vraiment s’adresser au marché de masse et faire passer le mot.

boite reutilisable zero dechet chung

Les gens sont très curieux et Hannah en a beaucoup appris sur le plastique, le système qui est en place à Hong Kong et la raison pour laquelle on encourage pas les gens à recycler est que ça ne vaut presque rien. 2 boîtes en aluminium valent 10 centimes de dollars hongkongais (1 centime d’euro) tandis qu’un kilo de plastique vaut 50 centimes de dollar hongkongais (5 centimes d’euros).

Maintenant, le temps est venu pour Hannah de laisser son rôle de développement de business chez Green Monday pour lancer sa propre entreprise dans le média social et travailler à temps plein pour se rendre dans les écoles et les entreprises pour leur apprendre à intercepter les déchets à la source plutôt que se concentrer sur des stratégies de recyclage.

 

Christina Dean et les vêtements zéro déchet

vetement zero dechet christina dean

En 2012, Christina Dean à 39 ans, a été complètement frappée de plein fouet par la réalité que constituait le gaspillage de vêtements. En tant que fondatrice et dirigeante de l’entreprise caritative Redress et de la marque de mode upcyclée The R Collective, Christina (qui a suivi une formation de dentiste au Royaume-Uni avant de déménager à Hong Kong) a oeuvré pour rendre les gens conscients du gaspillage vestimentaire depuis 2007 mais n’était pas prête à voir ce qu’elle a vu en tournant une brève sur la mode durable pour la télévision.

Ils sont allés dans l’une des décharges de Hong Kong et ont vu des camions faire la queue pour jeter des milliers de tonnes de vêtements. C’était déprimant. Si l’industrie essaie de s’améliorer mais que les gens continuent à jeter leurs vêtements, à quoi bon?

Christina a passé l’année suivante à s’habiller uniquement avec des vêtements de récupération. Elle fait des aller-retours entre Londres et Hong Kong et aime bien porter une veste noire et blanche qu’elle a “sauvée” d’une décharge. Le plus choquant c’est la quantité de gaspillage qu’il y a. La globalisation est quelque chose de génial mais en fin de compte ce n’est pas juste.

L’industrie de production de vêtements est terrifiante. On va en Chine et ça nous brise le coeur. La pollution est un fléau. C’est une question de santé publique et ce n’est pas éthique. Pour la militante charismatique et extravertie qui avait déménagé au départ à Hong Kong pour le journalisme, le zéro déchet est un beau mot mais n’existe pas vraiment.

Pendant les premières années, elle pensait que cela signifiait d’arrêter d’acheter autant de trucs inutiles mais elle s’est rendue compte que les consommateurs achèteront toujours des vêtements parce que c’est vrai qu’ils s’usent. Il n’y aura pas de “zéro déchet” parce que les gens achèteront des vêtements neufs et cela ne dérange pas Christina. Le monde de Redress c’est cultiver une industrie de la mode plus durable et responsable, qu’il s’agisse du côté entreprise, consommation ou relation client.

Il y a un bâton et une carotte dans ce mouvement : la carotte c’est la simplicité (on cherche tous un mode de vie plus simple) et le bâton c’est le fait que le vent ait tourné côté mode de consommation. Le gaspillage est maintenant vulgaire et inacceptable. On voit des millions de tonnes de vêtements invendus détruits à travers le monde. C’est en train de devenir de mauvais goût, les consommateurs sont donc proactifs et posent des questions auxquelles l’industrie a du mal à répondre. Des questions comme : “pourquoi les marques ne donnent pas ces vêtements aux pauvres?” mais ce n’est pas si simple que ça.

Pendant les deux dernières années, Christina s’est intéressée à ce que deviennent les vêtements invendus et a écrit des articles critiquant leur incinération. Personne ne veut vraiment assumer la responsabilité de ce gaspillage de vêtements qui a lieu parce que les marques essaient de vendre des vêtements que les clients ne veulent pas. Christina organise également le Redress Design Award qui récompense les créateurs partout dans le monde qui ont des approches durables (comme l’upcycling, le zéro déchet ou les techniques de reconstruction) pour créer de nouveaux vêtements.

Le problème de l’industrie est double : premièrement les consommateurs ont changé, il y a eu un changement de leurs valeurs; mais les revendeurs continuent à sur-acheter. Deuxièmement l’industrie de la mode à passé les dernières 15 à 20 années à penser échelle : la seule manière de gagner de l’argent est de vendre beaucoup.

Christina ne s’habille qu’avec des vêtements de seconde main ou qui ont été faits avec des fibres upcyclées et se décrit comme militante quand il s’agit de recyclage et de gaspillage alimentaire.

 

La fondatrice de Zero Waste Life, une entreprise de coaching zéro déchet

Zero waste life entreprise zero dechet

Ce n’est pas sorcier, dit Paola Cortese, fondatrice de Zero Waste Life (ex LoopUnite), une entreprise sociétale honkongaise qui coache des étudiants (qui paient) pour les aider à réduire les déchets dans leur vie sur un programme de quatre semaines.

La première semaine, on se concentre sur l’évaluation de l’impact d’un individu; la deuxième semaine aide à trouver les solutions; la troisième on parle de recyclage et de compostage et la quatrième semaine est dédiée à un récapitulatif et à l’approfondissement de certains points qui intéressent les étudiants.

L’ex-designer d’intérieur née en Indonésie prétend que 80% de la réduction de déchets personnels peut se faire en adoptant les 5 produits essentiels : une lunchbox, un sac réutilisable, une gourde (ou une bouteille), un mouchoir en tissu et des couverts non plastiques.

Si nos dirigeants avaient pu voir la dévastation causée à nos océans par le plastique, des entreprises comme celles de Paola n’auraient jamais eu besoin d’exister. Elle se base sur son bocal en verre qui lui sert de poubelle et qui est un symbole de son dévouement à la cause (la famille de la reine française du zéro déchet Bea Johnson n’en remplit qu’un par an). Paola a généré seulement 289 grammes de déchets sur toute l’année passée et elle se retrouve vite assaillie de questions de ses amis qui cherchent eux aussi à contrôler leurs déchets.

Qu’elle organise un stage de groupe, qu’elle travaille avec un client chez lui, qu’elle arrose pendant sa randonnée des plantes d’un engrais fait à base de peaux de légumes ou qu’elle rappelle simplement à son mari de prendre le sac en tissu pour faire les courses, Paola a placé le zéro déchet au centre de tout ce qu’elle fait et prédit que les générations futures feront la même chose.

Son but est de sensibiliser les gens sur le fait qu’être zéro déchet est une compétence mais que ce n’est pas difficile. On s’y habitue, comme on apprend à nager ou à conduire. La prochaine génération doit grandir en sachant comment vivre de manière durable et ce mode de vie doit être considéré comme la norme. Si ce n’est pas le cas, Paola ne pense pas que l’humanité survivra.

 

L’allergique au plastique

non aux dechets

Fanny Moritz a développé une véritable allergie au plastique, ou c’est du moins ce qu’elle dit au personnel des restaurants quand elle refuse leurs touillettes ou leurs pailles, des objets qui sont devenus les symboles d l’usage unique superflu.

Elle a dîné dans un restaurant italien trois fois. Trois fois elle a demandé qu’on ne lui donne pas de paille avec sa limonade, mais on lui en a donné une quand même. Quand elle l’a fait remarquer à la serveuse, celle-ci a simplement repris la paille et l’a jetée. Maintenant elle dit qu’elle est allergique et ça marche. Elle y est retournée récemment et on ne lui a pas donné de paille. La webdesigner raconte une expérience. Elle est fondatrice de No!w No Waste, une boutique en ligne qui vend des accessoires zéro déchet pour la maison comme du film alimentaire en cire d’abeille, des coupes menstruelles, des ustensiles de cuisine réutilisables ou du shampooing barre, par exemple.

Fanny, qui a 29 ans, a d’abord déménagé à Hong Kong en tant que mannequin pour un contrat de 3 mois et a calculé qu’elle a assez utilisé sa paille en inox pour empêcher que plus de 26 000 pailles finissent à la décharge. Elle a également économisé en gobelets jetables, lingettes en coton, en tampons et en flacons de shampooing.

Voir Bea Johnson réussir à mettre tous ses déchets dans un seul bocal a encouragé Fanny à chercher des objets durables mais elle a eu du mal à trouver autre chose que des brosses à dents en bambou et des pailles en inox. Après la lecture du livre, elle a pensé qu’elle savait faire des sites et qu’elle adorait ce mode de vie, tout comme le minimalisme. C’est de là que lui est venue l’idée de faire son site e-commerce.

Fanny a accueilli son idole quand Bea Johnson est venue faire un discours à Hong Kong devant une assemblée de “convertis”. Parmi les participants, Tamsin Thornburrow (que nous avons déjà croisée sur le blog) lève la main pour dire timidement qu’elle allait ouvrir un magasin qui vendrait non seulement des produits des nettoyage et des cosmétiques sans packaging (comme Fanny) mais également de l’épicerie en vrac. Bea déclare : si personne dans cette pièce n’encourage cette jeune femme, elle échouera dans un an. C’est le magasin Live Zero.

 

Le magasin zéro déchet de Hong Kong dont nous avons déjà parlé

live zero magasin zero dechet

Live Zero, à Sai Ying Pun, a ouvert ses portes le 1er février 2018 et les affaires marchent bien depuis. Le magasin est fait de telle manière qu’acheter en vrac est facile et se fait dans le style : on y voit des étagères en bois upcyclé aux couleurs pastel qui tiennent des bocaux donnés par des clients afin que d’autres puissent les utiliser. Aux murs sont accrochés des distributeurs remplis de denrées non périssables et on voit également des étagères remplies de produits eco-friendly pour la maison.

A la fin de la troisième semaine d’ouverture, Tamsin déborde de travail et se voit montrer sans cesse comment le système de self-service de pesée fonctionne. Après avoir attiré l’attention à la conférence de Bea Johnson, elle a donné beaucoup d’interviews et a gagné 6500 nouveaux followers sur Instagram.

Elle trouve toute cette attention un peu étrange mais cela aide son business. Tout le monde la remercie, elle prend même des selfies avec certains clients. Ce qui l’embête maintenant, c’est de savoir ce qui va lui arriver si elle va au supermarché et qu’elle prend quelque chose en plastique. Et si un de ses clients la voyait?

vente en vrac magasin zero dechet

Déjà propriétaire du magasin d’articles ménagers Thorn and Burrow, l’ex designer d’intérieur est bien placée pour organiser l’intérieur des magasins alors que la plupart des personnes comme elle vendent en ligne. Elle loue un petit local dans un centre d’affaires design de Hong Kong pour y installer Live Zero et les réactions sont tellement enthousiastes qu’elle a décidé de déménager dans une grande maison dans laquelle elle pourrait aussi vendre la nourriture. Sa stratégie marketing est basée sur la croyance que la prolifération du mouvement zéro déchet est attachée à son charme esthétique. Son fil Instagram est rempli de couleurs vives et de produits bien rangés contrastés par des photos de bananes emballées individuellement et des piles de poubelles.

pommes individuelles gaspillage

L’intérêt de Tamsin pour l’entreprise verte s’est manifesté en observant une demande grandissante mais non satisfaite pour des articles ménagers à Hong Kong et l’exaspération provoquée par la montagne d’emballages plastiques qui venait avec chaque livraison à son entreprise. Tout a commencé par la recherche d’une bouteille d’eau belle et assez pratique pour donner envie d’être utilisée puis cela s’est transformé en une ligne de produits sans packaging, inclus le film alimentaire en cire d’abeille et les pailles en inox qui étaient difficiles à trouver à Hong Kong.

Elle répond aussi à ceux qui, comme elle, sont frustrés de ne pas avoir les moyens de se payer des produits bio en proposant une sélection de produits séchés, de pâtes, de noix et d’huiles.

fil instagram livezero

Pour beaucoup de personnes qui exaltent les vertus du zéro déchet, il existe une croyance comme quoi vivre une existence plus verte est bon non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’esprit. Pour Tamsin, c’est le sentiment d’accomplissement qu’elle a à chaque fois qu’elle dit non à un sac plastique ou accueille un curieux dans son magasin et pour Fanny c’est entendre qu’elle a inspiré quelqu’un a essayer le zéro déchet.

Les gens ont besoin de quelque chose de plus significatif dans leurs vies. Nous sommes devenus plus conscients du fait que nous sommes connectés dans les dernières années et même si ce n’était pas à la mode, on serait en chemin vers le zéro déchet, assure Fanny.

Le meilleure façon dont Paola peut résumer sa passion c’est en s’inspirant des enseignements de Gandhi : cela lui apporte plus de joie dans sa vie. Cela signifie que ce qu’elle pense, fait et dit est en harmonie. C’est ce que signifie le zéro déchet pour elle.

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Starbucks promet (pour la n-ième fois) un gobelet recyclable

22 mars 2018
starbucks zero dechet

 

On nous l’a déjà faite. Ca fait la 3è fois en 10 ans que Starbucks fait cette promesse et toujours rien de concert a l’horizon.

Stand.earth est un groupe d’activistes américain très influent qui a fortement protesté contre Starbucks et son utilisation de gobelets de café non recyclables. Cela leur a déjà été reproché maintes fois et Stand.earth a fait un coup génial en mettant des puces dans les gobelets pour savoir où allaient ceux qui étaient  “recyclés”.

L’équipe de Stand.earth a mis de la mousse isolante dans les gobelets afin de maintenir les puces (qui coûtent à peu près 100$ chacune) en place. Ils ont suivi les gobelets jetés dans des poubelles américaines marquées “recyclage” près de Starbucks dans le centre de Denver (des affiches sur les poubelles indiquent que les gobelets et couvercles ne peuvent pas être recyclés). Ils ont ensuite utilisé leurs smartphones pour récolter la donnée reçue depuis 6 gobelets. Ils sont allés dans un centre de recyclage en premier puis ont fini à la décharge.

tracker starbucks recyclage

Alors que les poubelles affichent que les gobelets et leurs couvercles ne peuvent pas être recyclés, il peut sembler étrange que le Starbucks installe dans ses restaurants des poubelles de recyclage si elles ne peuvent accueillir leur forme de packaging la plus répandue.

On peut se demander si ce n’est pas une forme de greenwashing, un moyen de se faire voir comme éco-responsable sans l’être vraiment. Dans la vidéo qui suit, vous verrez même un membre de l’équipe Starbucks indiquer à une personne de Stand.earth de mettre son gobelet dans la poubelle de recyclage en lui assurant qu’il serait recyclé et il ne fait aucun doute que la plupart des clients pensent que leurs gobelets sont recyclés, sans savoir à quel point cela est difficile.

Le rapport de Stand.earth et la vidéo ont dû influencer la décision de Starbucks d’annoncer qu’ils allaient introduire des gobelets recyclables dans les trois prochaines années. Stand.earth a pris acte et annonce que cela “met la société américaine du bon côté pour la lutte pour les forêts et le climat” mais ne peut s’empêcher de remarquer que c’est la troisième fois que cette promesse a été faite en 10 ans :

En 2008, Starbucks a promis de faire un gobelet 100% recyclable et de vendre 25% de ses boissons dans des gobelets réutilisables d’ici 2015. 10 ans plus tard, ni l’une, ni l’autre des deux choses n’ont été faites.

Un porte-parole de Starbucks lui-même semble sceptique, qualifiant la quête d’un gobelet recyclable “d’utopie à la durabilité”. C’est pas trop l’attitude positive et confiante que l’on pourrait attendre de cette énorme chaîne américaine. Il n’y a eu non plus aucune mention pour bannir les iconiques pailles en plastique (que l’on trouve dans les égouts de toutes les villes), les touillettes ou les gobelets en plastique pour les boissons froides.

 

Notre avis

Le plus irritant dans l’annonce en grandes pompes de Starbucks c’est sa description des nouveaux gobelets comme étant “zéro déchet” avec des gobelets recyclables et fait à 10% de matériaux recyclés pour les 3000 participants: “une fois les gobelets utilisés, ils seront mis dans les poubelles de recyclage où les gobelets, déjà recyclés, pourront trouver une nouvelle vie”.

Starbucks et le reste du monde ont sûrement une idée très différente de ce en quoi consiste le zéro déchet. Et jeter des milliers de gobelets en plastique dans une poubelle de recyclage pour nous ce n’est pas du zéro déchet. Mais il y a en plus une problématique majeure dans la discussion : le recyclage n’est pas une solution au gaspillage. Relativement peu de ce que l’on recycle finit par avoir une “nouvelle vie”, pour réutiliser les termes poétiques de Starbucks et la plupart des objets finissent à la décharge, même quand les centres de recyclage existent.

La conversation autour de la durabilité devrait tourner autour de la façon dont on arrête l’utilisation de tout ce qui est jetable (recyclable ou non) et on devrait remettre en question le modèle entier du café à emporter conduit par Starbucks. Comme ils ont été les pionniers de cette culture, ils ont la responsabilité de la faire changer, maintenant que l’on sait que c’est une très mauvaise idée. Signez la pétition ici !

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Pourquoi on a arrêté les produits laitiers

21 mars 2018
produits laitiers

L’une des choses les plus difficiles à abandonner pour la plupart des gens dans leur alimentation, c’est le fromage. Je ne peux pas vous dire combien de fois on m’a demandé désespérément des conseils pour se débarrasser de l’”addiction” au fromage. Vous avez bien lu : addiction !

On est les seuls à boire du lait après le sevrage, et en plus celui d’un autre mammifère

Les humains sont la seule espèce sur Terre à boire du lait après le sevrage au lait maternel. Nous sommes également la seule espèce animale à boire le lait d’autres espèces animales. Vous ne verrez jamais un singe boire le lait d’une girafe ou un cochon boire du lait de tigre. Cela ne se produit tout simplement pas dans la nature. Nous avons été conditionnés par les médias et l’industrie laitière, avec l’aide de nos gouvernements « bienveillants » à penser que nous avions besoin de lait pour survivre, être forts et en bonne santé. Alors que la vérité est bien à l’opposé. Beaucoup de mamans pleines de bonnes intentions sont venues nous voir très préoccupées pour la santé de notre enfant parce q’on ne lui donne pas de lait de vache. Il y a aussi beaucoup de mamans qui nous ont demandé des conseils pour savoir quoi utiliser pour remplacer le lait de vache pour leur enfant, allergique aux produits laitiers; comme si le lait de vache contenait des nutriments essentiels que l’on ne pourrait trouver nulle par ailleurs.

Si je vous donnais du lait de cochon, le boiriez-vous? Non, que diriez-vous? Que c’est dégoûtant et absurde? Je ne pourrais pas être plus d’accord avec vous. Que diriez vous d’un petit verre de lait de chien? Lait de cheval? Toujours pas? Alors pourquoi continuons-nous à penser que le lait de vache est si délicieux et qu’il est normal d’en boire? Je sais pourquoi. C’est parce que nous avons été dupés. Notre cerveau a fait l’objet d’un lavage et parce qu’on nous a menti.

L’argument du calcium est un mensonge.

L’argument phare de l’industrie laitière est que boire du lait aide contre l’ostéoporose. Cependant de nombreuses statistiques prouvent que ce n’est pas vrai. Les pays qui consomment les plus grandes quantités de produits laitiers (comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Suède) sont aussi ceux où il y a les plus hauts taux d’ostéoporose. C’est parce que la protéine animale est très acide. Donc quand des substances animales sont ingérées, le corps produit du calcium depuis les os pour équilibrer l’acidité, calcium qui s’échappe ensuite par nos urines. Nous aidons donc l’ostéoporose à se développer en buvant du lait de vache. Les résultats des études ne sont pas très répandus pour une seule et unique raison : l’argent. L’industrie laitière fait tout ce qu’elle peut pour vous convaincre que vous devez boire du lait de vache pour être en bonne santé. Les journaux et documentaires que nous voyons à la télévision ne peuvent pas donner d’informations toujours très exactes puisqu’ils sont financés par les publicitaires.

Après un certain âge, le corps décide qu’il n’est plus fait pour boire du lait.

On estime que 75% des humains sont intolérants au lactose. Cela signifie que trois personnes sur quatre sur cette planète souffrent de l’un ou plusieurs des symptômes suivants quand ils boivent du lait : diarrhée, maux d’estomac, flatulences, ballonnements, infections des oreilles ou surproduction de mucus. C’est un signe que peut-être, on dit bien peut-être, nous ne sommes pas physiquement bâtis pour boire le lait de vache ou de tout autre mammifère, tout comme les autres espèces de ce monde ne le sont pas non plus. Votre corps vous dit simplement d’arrêter de boire du lait de vache.

Tous les mammifères naissent avec une enzyme connue sous le doux nom de lactase. Cette enzyme décompose le sucre connu comme le lactose. En grandissant, on perd cette enzyme. Il est donc normal d’être intolérant au lactose en devenant adulte. Mais bien évidemment, l’industrie laitière créée un nouveau produit connu comme le lactaid : on injecte l’enzyme directement dans le produit, ce qui n’est bien sûr pas normal ni naturel. L’industrie laitière essaie de nous dire qu’elle en sait plus sur nous que nos propres corps. Mais c’est faux. Nos corps savent mieux que quiconque ce qui est bon pour eux.

Le processus derrière les produits laitiers

La plupart des gens ne savent pas quel processus se cache derrière le lait ou le fromage qui est à leur table. Un bol de lait cache autant de cruauté, sinon plus, qu’une bonne entrecôte. Une vache femelle ne produit du lait que si elle a un veau. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les vaches laitières ne produisent pas du lait pour le fun. Elles produisent du lait spécifiquement pour leurs bébés. Ces vaches industrielles produisent du lait après insémination artificielle : pas d’accouplement à la ferme. Un bras entier ou un long objet en métal est introduit de force dans leur vagin pour y introduire du sperme de taureau.

Donc maintenant la vache est enceinte. Généralement quelques heures après la naissance, le veau est volé à sa mère. Les petits peuvent être tellement affectés par la séparation qu’ils s’en rendent malades, perdent du poids puisqu’ils ne mangent pas et pleurent tellement que les membranes internes de la gorge se détruisent. Les veaux mâles ont peu de valeur dans une ferme laitière. Ils sont vendus aux enchères et sont soit élevés pour la viande soit vont directement à la case industrie de la viande de veau où ils sont élevés dans de petites caisses, mal nourris, privés du lait de leur mère, ne peuvent même pas se retourner et ne voient pas la lumière du jour. L’industrie du veau n’existe que parce que l’industrie laitière existe. Les velles sont aussi prises à leur mère puisqu’on veut le lait pour nous.

Comment vous sentiriez-vous si on vous prenait votre bébé?

On insiste, la raison pour laquelle ces veaux sont pris à leur mère est pour les empêcher de prendre “notre” lait, celui que l’on vend. On vote en achetant. Et en achetant du fromage, du yaourt, en tartinant de crème ou de beurre, en ajoutant de la crème fraîche ou en buvant du lait on dit clairement que l’on veut que des veaux soient pris à leur mère.

Et si après votre accouchement on vous tenait et on se taillait avec votre bébé?

Il y a des gens qui pensent que les animaux n’ont pas de sentiments ou que leurs cerveaux ne sont pas assez développés pour comprendre ce qu’il se passe. Les animaux utilisent leurs jambes pour marcher, leurs estomacs pour déféquer, leurs bouches pour mâcher et leurs yeux pour voir. Toutes les parties de leurs corps fonctionnent comme elles le devraient. Pourquoi ne pourraient-ils dont pas utiliser leurs cerveaux pour penser et avoir des sentiments également?

C’est le pire cri que je n’aie jamais entendu et, croyez moi, je les ai entendus tous de mes propres oreilles. Quand j’ai commencé à en savoir un peu plus sur tout ça, il y a un peu plus de 15 ans, j’étais un peu comme tout le monde. Je pensais que ça n’était pas grand chose. Je pensais que tout le monde exagérait. Mais contrairement aux gens qui voient ça et arrêtent d’y penser, je suis allé voir ce qu’il se passe vraiment. J’ai passé six semaines dans une ferme. J’ai vu des résultats de recherches, je suis allé dans des fermes de peaux de vache. Je suis allé dans des cirques et des spectacles de rodéo. Mais le pire cri que je n’aie jamais entendu était celui d’une vache mère dans une ferme laitière. Tandis qu’elle hurle et s’explose les poumons pendant des jours pourqu’on lui rende le petit qu’on lui a pris. Et je ne peux qu’imaginer le cri que chaque femme de cette pièce pousserait si quelqu’un la tenait après l’accouchement pour lui prendre son bébé. – Gary Yourofsky

Une connaissance m’a raconté comment c’était de vivre à la ferme quand elle grandissait et décrivait un tout autre paysage. Elle parlait de son expérience de traite de vache d’un lait partagé avec un veau et d’une ferme où toutes les vaches se promenaient comme elles le voulaient. Elle ne pouvait pas en croire ses oreilles quand je lui ai raconté ce que vous lisez sur ces lignes et a voulu nier l’information. Son imagination veut continuer de croire que le lait et le fromage qu’elle achète chez son fromager appartiennent au même temps que celui de l’histoire qu’elle me racontait. Mais ce n’est pas le cas. Plus de 95% des produits animaux consommés en France viennent de fermes industrielles. Ces millions de bêtes produites tous les ans sont concentrées dans des hangars dans des conditions terribles. Si les fermes industrielles avaient des murs en verre, je pense que tout le monde deviendrait vegan.

Les antibiotiques, c’est automatique.

Environ 40% des vaches laitières sont boiteuses quand elles rejoignent l’abattoir. Elles sont bourrées d’antibiotiques et d’hormones pour leur fair produire plus de lait, ce qui fait grossir leurs entrailles à des proportions inimaginables. Aux Etats-Unis, on estime que 70% de la production d’antibiotiques est faite pour l’industrie laitière. La mastite (inflammation des glandes et des tissus mammaires) est très commune chez les vaches laitières. N’importe quelle mère qui allaite et qui a eu la mastite sait à quel point c’est douloureux. Des machines sont accrochées à leurs pies plusieurs fois par jour pour les assécher. Les infections et le pus de l’intérieur et de l’extérieur des pies se retrouvent dans le lait ! La pasteurisation ne fait que rendre le pus inoffensif, elle ne le supprime pas. Les organisations sanitaires autorisent l’équivalent d’une petite fiole de pus par verre (450ml) de lait. Le lait de vache bio a encore plus de pus que le lait non-bio parce que quand les vaches ont des infections (ce qui est très commun dans les fermes laitières) on ne peut pas utiliser d’antibiotiques pour les traiter. Quand les vaches ne peuvent plus produire d’énormes quantités de lait après 5-7 ans, elles sont amenées directement à l’abattoir. Une vache vit normalement entre 18 et 25 ans.

Alors cette histoire d’addiction?

Alors vous savez pourquoi c’est si difficile d’arrêter de manger des produits laitiers comme le fromage et pourquoi c’est une addiction? Ca s’appelle les fragments de protéine casomorphine, dérivé de la digestion de la protéine de lait : la caséine. Une caractéristique des casomorphines est qu’elles ont des effets similaires à ceux des opioïdes. Les vaches mères, avant la naissance du veau, produisent cette substance pour s’assurer que leurs veaux resteront près d’elles. Toutes les femelles de mammifères le font, humains inclus. Ce n’est pas de la morphine, mais c’en est une version sous un nom pas trop déguisé : casomorphine. Elle se situe dans la matière grasse du lait. C’est la raison pour laquelle les produits laitiers contenant plus de matière grasse comme le fromage, le beurre ou la crème peuvent être plus difficiles à abandonner.

Donc maintenant qu’on sait tout ça on fait quoi? Comment se débarrasser de cette addiction? Il faut arrêter comme on arrêterait une drogue, parce que très franchement le corps humain la traite comme une drogue. Quand un alcoolique part en cure de désintoxication, est-ce qu’on lui laisse des “cheat days” où il a le droit de se boire une petite bière le week-end? Est-ce qu’on lui dit “une fois de temps en temps, c’est bon… et si c’est une occasion spéciale, tu peux même boire un peu plus”? Bien sûr que non. La meilleure chose à faire pour se défaire d’une addiction c’est d’arrêter toute consommation. Plus cela fera longtemps que vous n’en aurez pas eu, plus ce sera facile !

Si vous cherchez un “substitut” pour le lait, ne cherchez pas. Appelons ça plutôt l’ “alternative” pour satisfaire votre désir de lait. Quand on se sert du mot “substitut”, ça sous-entend que le lait est la norme et que c’est ce que les humains devraient consommer, quand on se rend compte que ce n’est clairement pas le cas.

Par ici, une petite recette qu’on aime bien nous !

Et vous, vous en êtes où avec le lait? Qu’en pensez vous?

Actualités Divers

Apple vous ment, votre iPhone n’est pas zéro déchet

1 mars 2018
iphone zero dechet

L’iPhone est difficile à recycler, difficile à réparer et devient inutilement obsolète à cause des mises à jour logiciel. Mais Apple veut nous faire croire que son smartphone est zéro déchet.

Une nouvelle campagne de publicité mise en ligne par Apple cette semaine suggère aux clients de passer à l’iPhone sous prétexte qu’Apple fait des efforts environnementaux. “L’iPhone est assemblé dans des usines qui n’envoient aucun déchet à la décharge”, explique la description de la vidéo. “La vie est plus facile quand vous passez à l’iPhone. Changez aujourd’hui”

Franchement, c’est du gros n’importe quoi.

L’iphone est loin d’être un appareil zéro déchets.

Si le zéro déchet est vrai pour l’assemblage de l’iPhone, tout ce qui se passe après ne l’est pas. En effet, c’est très facile pour de vieux iPhones de devenir eux-mêmes des déchets, parce qu’Apple les rend difficiles à réparer et l’accès aux composants qui les font fonctionner est lui aussi acrobatique. Des matériaux critiques comme le cobalt (qui apparait dans un rapport où Apple dit qu’elle va faire de son mieux pour l’acheter directement aux travailleurs des mines) sont une ressource limitée et très difficile à récupérer dans les gadgets qui en utilisent. Il n’y aura pas toujours de “nouvelles” ressources pour nos appareils technologiques, ce qui fait que les entreprises doivent s’assurer que les vieux devices durent le plus longtemps possible.

Mais elles ne le font pas.

L’iPhone est construit avec des vis propriétaire et requiert des outils spéciaux pour être ouvert. Si vous arrivez quand même à le démonter, vous verrez que ses entrailles sont bien accrochées et complexes à retirer, ce qui confère à l’iPhone son design fin et attrayant. Comme dit précédemment, la personne lambda aura beaucoup de mal à réparer un iPhone et Apple a fait du lobbying contre un projet de loi rendant les outils et les instructions plus accessibles. Cette législation permettrait d’assurer une durée de vie plus longue pour les appareils électroniques, soit en encourageant les entreprises de réparation indépendantes, soit en aidant les individus à obtenir l’information nécessaire pour réparer les gadgets qu’ils ont acheté et dont ils sont propriétaires.

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L’intérieur d’un iPhone 8. Des bandes adhésives maintiennent la batterie en place tandis que les autres composants sont boulonnés bien serré.

Pire encore, on sait tous qu’Apple a grand intérêt à accélérer le cycle de renouvellement des iPhones. C’est la société la plus rentable de la planète, et elle le reste parce qu’elle réussit à faire acheter plein de nouveaux appareils tous les ans. Apple à vendu plus d’un milliard d’iPhones au total dont plus de 216 millions l’année dernière. Apple n’a aucun besoin de sortir une nouvelle panoplie de téléphones tous les ans. L’iPhone 8 est très similaire à l’iPhone 7 qui lui-même est un simple upgrade de l’iPhone 6S. Mais conditionner les consommateurs à voir de nouveaux appareils flambants neufs, avec un branding tout frais tous les automnes, s’est avéré être très lucratif.

Apple n’est pas éco-responsable.

Et ce n’est que le début. On sait qu’Apple à trifouillé sur les vieux iPhones pour les faire sauter des mises à jour. Ils ont admis l’année dernière qu’ils ont volontairement ralenti les vieux téléphones pour répondre à un problème de batteries vieillissantes. Ils sont en procès pour cela, comme pour avoir désactivé les iPhones 6 et 6 Plus qui avaient été réparés par des tiers. Les mises à jour majeures d’iOS tombent à chaque printemps et Apple en profite pour écarter à chaque fois une génération d’iPhones en les rendant incompatibles. Par exemple, iOS 10 était compatible avec les iPhones 5 et 5C mais iOS 11 ne l’est pas. Quand votre logiciel ne marche plus, vous changez d’appareil.

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En résumé : combinez un business modèle avare avec des ressources en diminution et vous vous retrouvez avec des déchets inutiles.

Bien évidemment Apple (qui n’a pas tout de suite voulu commenter), n’est pas la seule entreprise à faire cela. De nombreuses entreprises high-tech font du lobbying contre des lois de “droit à la réparation”. De nombreux gadgets sont vissés avec des vis uniques et la plupart ne font même pas l’effort que fait Apple pour même faire semblant d’être un peu plus éco-responsables.

Mais peut être qu’aucune autre entreprise n’a le culot ni la conviction trompeuse de mettre en avant la notion insensée qu’un roulement constant de smartphones est une bonne nouvelle pour la planète alors qu’il y a tant de preuves du contraire.

Achetez un iPhone si vous le voulez, mais ne l’achetez pas parce qu’Apple vous dit que c’est un téléphone zéro déchet.

Actualités Divers

73 millions d’arbres vont être plantés dans le cadre du plus gros projet de reboisement de tous les temps

27 février 2018
reforestation

Il se passe enfin quelque chose de bon pour notre planète !

Historiquement, la seule chose que nous semblons être capables de faire à nos forêts, c’est les décapiter : dans les 40 dernières années, on a vu 20% de la forêt Amazonienne disparaître et les scientifiques prévoient une perte d’encore 20% sur les 20 prochaines années.

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Mais le changement arrive : un projet mené par Conservation International va s’atteler à la plantation de 73 millions d’arbres dans l’ “arc de déforestation” dans les états Brésiliens Amazonas, Acre, Pará, Rondônia et dans le bassin versant du Xingu.

L’espoir est de voir la surface renversante de 70 000 hectares (30 000 terrains de foot) restaurée après y avoir enlevé les pâturages existants.

John Converse Townsend, auteur pour Fast Company, a insisté sur l’importance de cette opération : “il y a plus de planètes habitables dans notre galaxie que d’humains sur Terre. Mais la plus proche est à environ 110 trillions de kilomètres d’ici, ce qui signifie que pour l’instant et dans l’avenir prévisible, la planète Terre est le seul rocher de l’espace infini que nous connaîtrons. Ce n’est pas vraiment une bonne idée de la laisser mourir.”

Le réchauffement climatique étant une véritable menace pour la Terre, nous avons désespérément besoin de plus d’arbres : se cantonner à en finir avec la déforestation permettrait aux forêts existantes d’absorber jusqu’à 37% des émissions de dioxyde de carbone à l’année. Imaginez donc l’impact que cela pourrait avoir de renouveler les régions dégradées.

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Et le projet est bon pour les humains aussi. Pour chaque hectare, jusqu’à 2000 locaux vont travailler pour reboiser le territoire. Il s’agira d’une excellente opportunité pour l’emploi et la paie sera répartie de manière juste entre les participants, les familles pouvant gagner jusqu’à 700$ par hectare reboisé.

Fast Company a appuyé sur l’espoir que cette initiative constitue : malgré les millions d’hectares de forêt qui disparaissent, il y a aujourd’hui plus d’arbres et de végétation qu’en 2003. Ce projet va aider le Brésil à tenir la promesse faite lors de l’accord de Paris sur le climat : reboiser 12 millions d’hectares d’ici 2030. Ce projet s’avèrera être également un élément clé dans la restauration de ce que nous avons perdu dans les dernières années.

Il y a encore de l’espoir pour notre planète !

Actualités Divers

Les pailles en plastique vont être bannies des restaurants en Angleterre

26 février 2018
royaume uni plastique

Tous les jours, environ 500 millions de pailles en plastique sont utilisées puis jetées. C’est assez pour remplir 127 bus ou faire deux fois et demi le tour de la terre ! Cependant, cette horrible image est vouée à un destin tragique. Grâce à des militants, le ministre de l’environnement anglais Michael Gove va annoncer l’interdiction à l’échelle nationale des pailles en plastique, selon le Daily Mail.

La loi empêchera les bars, les restaurants et les supermarchés de vendre des pailles en plastique en les encourageant à faire le stock de pailles en papier ou réutilisables ou de ne pas en avoir du tout. La loi ne touchera pas aux emballages à emporter en plastique ou en matériaux non biodégradables, cependant.

pailles en plastique

Le Daily Mail détaille que le Ministère de l’Environnement travaille sur un bannissement qui sera annoncé dans les mois à venir. Il sera effectif avant la fin de l’année en Angleterre mais pas en Ecosse ni au pays de Galles.

Récemment, la Reine d’Angleterre a travaillé avec l’écologiste David Attenborough sur un documentaire qui expose les dégâts que cause le plastique sur la vie aquatique. Voulant faire aussi partie du mouvement et pour donner l’exemple, sa majesté la Reine a banni l’utilisation de pailles et de bouteilles en plastique à Buckingham Palace et dans toutes les autres propriétés appartenant à la famille royale.

Les pailles en plastique sont l’un des éléments que l’on retrouve le plus sur les plages ou lorsque l’on fait des nettoyages. Chaque paille met 500 ans à se décomposer en plastiques plus petits, connus comme les microplastiques. Ces pailles, ainsi que tous les objets en plastique à usage unique causent de gros problèmes de pollution pour les villes et les mers.

plastique tortue

Quelques animaux terrestres, mais aussi et surtout les animaux marins, ingèrent le plastique soit par accident soit en pensant que les détritus plastiques sont de la nourriture. Les poissons, les baleines, les dauphins, les tortues et d’autres finissent également facilement piégés ou étouffés par du plastique. Les coraux mangent du plastique, tout comme les humains qui mangent des fruits de mer.

Pour la plupart d’entre nous, les pailles en plastique sont juste pratiques. Pour la faune, elles sont meurtrières. Les pailles que nous utilisons et jetons sans réfléchir sont mortelles. Elles s’incrustent dans le nez des tortues marines, bloquent les voies respiratoires des dauphins et étouffent les poissons. Tout ça pour que les humains puissent vider leurs verres plus rapidement.

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Des écoliers américains visent le zéro déchet!

26 février 2018
ecole zero dechet

Les écoliers de primaire de Franklin Elementary à Missoula (dans le Montana, aux Etats-Unis) se sont demandé pourquoi ils ne pouvaient pas utiliser de papier absorbant pour nettoyer les salissures et n’ont pas tout de suite compris à quoi cela servait de faire du tri sélectif. Mais depuis que leurs institutrices ont commencé à implémenter ces règles au début de l’année scolaire, les écoliers se sont vite pris au jeu de la réduction, la réutilisation et le recyclage.

En salle de classe récemment, une institutrice a demandé à ses élèves pourquoi il était important de faire attention à ses déchets et à sa consommation. Les écoliers ont levé la main et ont répondu des choses du genre “pour que nos déchets ne finissent pas à la décharge” ou “pour réduire le émissions de méthane dues au gaspillage alimentaire”.

Certains écoliers sont même allés plus loin.

“Je veux faire une loi qui imposerait le compostage et le recyclage!”, s’exclame une fillette.

Son camarade acquiesce, “si on ne composte pas et si on ne recycle pas, il faudrait passer deux mois en prison.”

Quelques mois auparavant, ce même petit écolier résistait à l’idée du recyclage en demandant à sa maîtresse pourquoi il faisait ça.

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Former les générations futures au zéro déchet

“Je pense que ce qui l’a interpelé est un reportage que l’on a vu à la CNN sur Plastic Island”, dit l’institutrice, en faisant référence au programme qui parlait des tonnes de déchets plastiques qui flottent dans l’Océan Pacifique et qui s’échouent sur les îles Midway. “La petite s’est rendue compte que l’on polluait l’habitat de toutes sortes d’animaux qui n’ont même pas leur mot à dire et je pense qu’elle s’est identifiée à cela.”

Les deux institutrices se partagent une salle de classe dans le nouveau bâtiment de Franklin Elementary. Au début de l’année scolaire, elles ont mis en place un programme “zéro déchets”. Contrairement à toutes les autres salles de classe du bâtiment, il n’y a pas de distributeur de sopalin : il a été remplacé par des torchons et des serviettes.

Elles ont également amené des couverts en métal que les enfants peuvent utiliser pour le déjeuner, en éliminant les déchets générés par les fourchettes en plastique à usage unique.

Il y a également un bac à compost qui est ramassé gratuitement par une entreprise privée de la ville, tout comme une unité de recyclage de plastique et de carton. Il s’agit d’un test à petite échelle avant de généraliser cela à l’école entière puis à toutes les écoles de la région afin d’améliorer la durabilité et pour enseigner aux enfants à devenir des consommateurs intelligents.

Le changement à petite échelle pour inspirer la société toute entière

Les élèves arrivent sans aucune connaissance du recyclage, de la réduction et de la réutilisation, ce qui est une aberration en 2018 et par les temps qui courent, selon l’une des institutrices. En Oregon, de là où elle vient, le recyclage est un “style de vie”. Quand elle a déménagé dans le Montana et s’est rendue compte de l’absence d’infrastructures elle a été très déçue et a voulu motiver le changement, en commençant par sa salle de classe.

Elle fait aussi partie du comité de la ville, “Zero by 50”, qui vise à réduire les déchets envoyés par la ville à la décharge de 90% d’ici 2050. En tant qu’entité publique de grande taille, les écoles du comitat de Missoula travaillent pour ce même changement et ce qui a été fait dans cette salle de classe est un exemple de ce qui peut être fait.

“Cela a déjà un impact”, insiste l’une des institutrices. La quantité de déchets qu’ils génèrent quotidiennement équivaut à la taille d’un ballon de football et les enfants se prêtent volontiers au jeu du recyclage et du compost, jusqu’à aller mettre les mains dans la poubelle si quelque chose y a été jeté par mégarde.

“Quand vous avez un enfant qui fouille volontairement dans les poubelles, vous savez que vous avez gagné”, rigole l’une des institutrices.

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Parler environnement avec les enfants

Avec sa collègue, elles ont eu des conversations avec leurs élèves sur le cycle de vie d’une bouteille en plastique, sur la quantité d’eau disponible pour la consommation humaine, comment les déchets produits par l’Homme ont un impact sur l’environnement… Les écoliers ont aussi comparé la quantité de déchets qu’ils produisent avec les autres classes afin d’avoir une idée de la quantité de ressources réutilisables qui sont gaspillées tous les jours.

Les deux institutrices travaillent très dur pour faire comprendre que le recyclage n’est pas la première option. La première chose à faire, c’est de réduire les déchets à la source. Que des CM2 aient conscience de l’impact qu’ils ont sur la planète est une énorme victoire !

“La plupart de ces enfants viennent de milieux défavorisés donc on les aides à réfléchir à leur position tout en répondant à leurs besoins. Penser à son prochain et avoir une vue plus large est un gros changement”.

Tandis que la ville de Missoula travaille à l’amélioration de son infrastructure pour le recyclage et le compost, les élèves des deux institutrices servent d’exemple pour montrer que des changements mineurs de comportement et de structure peuvent avoir un impact significatif. Elles essaient par ailleurs de ne pas peindre un tableau trop sombre afin que les élèves aient de l’espoir sur le véritable impact qu’ils peuvent avoir.

“C’est très important que les enfants puissent sentir qu’ils ont une lourde responsabilité et qu’ils puissent en même temps se dire qu’ils vont fouiller dans les poubelles, simplement parce que ce qu’ils y voient ne leur semble pas correct”.

Actualités

Ecosia. Comment fonctionne le moteur de recherche qui plante des arbres?

21 février 2018
ecosia

Il y a quelques temps, on se demandait si internet était écologique.On en est arrivés à la conclusion que quelques entreprises le sont plus que d’autres. Internet est “vivant” grâce à des serveurs géants qui sont disséminés partout dans le monde, et ces derniers ont besoin d’énergie pour fonctionner. Des entreprises comme Google ou Apple génèrent de l’électricité grâce à des sources renouvelables (éolienne, solaire…) mais d’autres comme Amazon ne sont pas aussi sages.

Aujourd’hui, nous allons parler d’un outil que l’on utilise tous quotidiennement sur internet : le moteur de recherche. Derrière un moteur de recherche il y a d’autre enjeux : annonces, positionnement, données privées… ce qui se transforme en argent, beaucoup d’argent. Mais il existe une alternative, un moteur de recherche différent. On pourrait l’appeler “moteur de recherche juste” ou “durable”. Ecosia.

 

Qu’est-ce qu’Ecosia?

Né en Allemagne en 2009, Ecosia atteint en 2014 le million d’arbres plantés. Comme ils le disent eux-mêmes : “Ecosia est le moteur de recherche qui plante des arbres avec les revenus générés par la publicité. Partage Ecosia avec tes amis et montre leur ce qu’ils peuvent faire avec une simple recherche sur le web”.

Ecosia affiche de la publicité, comme Google, mais eux plantent des arbres avec 80% de leurs revenus. Aujourd’hui, Ecosia compte 3 millions d’utilisateurs actifs, a planté 6 millions d’arbres et a donné presque 3 millions d’euros.

Ils plantent des arbres parce qu’il s’agit d’un remède facile qui a un grand impact sur la nature. Voici quelques uns des bénéfices qu’Ecosia énumère :

  • Climat frais : les arbres absorbent du CO2, l’un des principaux responsables du changement climatique. De cette manière, les grandes forêts peuvent même créer des nuages qui reflètent la lumière du soleil et refroidissent également notre planète.
  • Biodiversité : les forêts sont les systèmes les plus complexes de la planète, avec des millions d’espèces dont la plupart n’ont même pas été découvertes ni analysées.
  • Protection des sols : les arbres protègent le sol de l’érosion et donné des terres productives et fertiles. Si on les coupe, on finit par se retrouver avec un désert.
  • Air propre : en plus de donner de l’oxygène, dont nous avons besoin pour respirer, les arbres nettoient également l’air en absorbant des gaz contaminants et en filtrant les particules.
  • Personnes heureuses : les forêts nous donnent des aliments sains et tout un tas d’autres produits qui peuvent s’obtenir de manière durable. 1,6 mille millions de personnes dans le monde entier dépend d’elles.
  • Sécurité hydrique : les forêts régulent es circuits hydrauliques et agissent en prévention des inondations. Elles créent des microclimats humides et font augmenter le niveau des eaux sous-terraines. De plus, elles agissent comme des éponges qui évident les sécheresses.

Ecosia plante aujourd’hui des arbres partout dans le monde : au Burkina Faso, au Pérou et à Madagascar. De plus, ils sont très transparents et tu peux voir ici ses reçus de dons et les informations sur leur activité. Par exemple, en octobre 2016, Ecosia a alloué plus de 100 000€ pour la plantation d’arbres.

Comment utiliser Ecosia?

Il y a tout un tas de possibilités. Ecosia est disponible sur Chrome, Firefox, Safari, Opera, Android, iOS et Windows Mobile. Il suffit d’installer l’extension à son navigateur ou l’App et tes recherches commenceront tout de suite à planter des arbres. génial, non? Tu peux aussi suivre Ecosia sur Facebook, Twitter, Instagram, Youtube, le Blog et le site internet.

Et toi, tu connaissais Ecosia? Tu t’en sers comme moteur de recherche par défaut?

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Un magasin zéro déchet sans packaging de Hong Kong envahit les supermarchés

19 février 2018
magasin zero dechet hong kong

Le magasin Live Zero à Sai Ying Pun encourage les acheteurs à changer leurs habitudes de consommation. La fondatrice Tamsin Thornburrow parle du défi que représente se débarrasser du packaging et partage son optimisme sur la conquête des hong-kongais.

Eviter le gaspillage à Hong-Kong est difficile quand on vous sert un thé au lait dans un gobelet jetable, dans un sac plastique avec une touillette en plastique, une serviette en papier et du sucre packagé. Vous aurez tout ça entre les mains avant même d’avoir eu le temps de sortir votre thermos. Jetés presque instantanément, ces objects s’ajoutent aux 2000 tonnes de plastique qui se retrouvent dans les décharges tous les jours.

Des photos très fréquentes de plages jonchées de déchets sont un rappel morbide des tendances au gaspillage impulsif. Mais il s’agit également d’un appel aux armes pour les consommateurs et les entreprises locales qui veulent mettre fin au déchet, notamment par la fin des plastiques à usage unique comme les pailles, les gobelets et les étuis pour parapluies.

Tamsin Thornburrow, propriétaire d’un magasin, fait partie de cette communauté honkongaise grandissante d’activistes et d’entrepreneurs qui prennent le problème du plastique de front et veulent changer les habitudes de consommation en rendant le mode de vie écologique accessible et désirable. Une décoratrice d’intérieur de 25 ans se lance dans le business de la vente de produits zéro déchet avec sa nouvelle entreprise : Live Zero.

Le petit supermarché, tout près de son local actuel, vend les essentiels pour le placard à provisions, inclus la farine, les épices, les grains, le sucre, l’huile, la levure, le thé et le café, tout comme des ustensiles mais aussi des produits de beauté. Les produits comme la farine ou le quinoa sont conservés dans de grands bacs desquels on se sert soi-même, afin de minimiser le packaging et pour encourager les consommateurs à emmener leurs propres containers.

vrac zero dechet

Tout juste une semaine avant l’ouverture de Live Zero, Thornburrow était occupée à ajouter les touches finales à ce nouvel espace. Les couleurs pastel, les étagères en bois upcyclé, les coloris, les objets de maison eco-friendly… tout est fait pour rendre l’achat en vrac attrayant.

Elle pense toujours au futur, elle a toujours de bonnes idées et se débrouille bien avec les médias sociaux; Tamsin est vêtue d’un chemisier bleu de seconde main et elle donne l’impression que le mode de vie éco-friendly est un jeu d’enfants. Elle fait même paraître que c’est un choix de style. Quand on voit des gens avec leur seul bocal en verre rempli des déchets produits dans toute une année, on se dit qu’on peut le faire aussi, dit Tamsin.

Pendant des années, les consommateurs ont été rencouragés à “réduire, réutiliser, recycler”. Pour les avocats du zéro déchet, le “refus” vient avant toute chose : l’option la plus verte est simplement de rejeter le moindre sac, la moindre paille ou bouteille que l’on veut vous refourguer.

cosmetiques zero dechet

Pour Tamsin, le plus gros challenge est de trouver l’équilibre entre les besoins de son marché cible et la praticité de Hong-Kong, qui importe la plus grande partie de sa nourriture. Les blogueurs zéro déchet, comme les pionnières américaines Bea Johnson et Lauren Singer, vantent les bénéfices des produits qui poussent près de chez nous, ce qui permet d’oublier le packaging et les kilomètres parcourus en avion. Cela sert également de soutien aux fournisseurs régionaux. La nourriture de Live Zero sera 80% bio mais il faut savoir que trouver des producteurs certifiés bio signifiait chercher des producteurs hors de la Chine.

Nous importons des produits du Pérou, du Sri Lanka, du Maroc et de l’Inde mais très peu de Chine parce qu’il est difficile de trouver du bio et encore plus de s’assurer que c’est vraiment du bio. Tamsin dit que la cible principale sont les mamans : quand vous avez des enfants, vous voulez le meilleur pour eux, dit Tamsin qui admet ne pas acheter de bio pour elle-même car elle trouve cela trop cher.

plastique jetable

Tamsin dit qu’elle ne veut pas rivaliser avec les marchés, qui vendent également de la nourriture sans packaging. En fait, Live Zero vise plutôt les supermarchés grâce à des produits jusqu’à 20% moins cher que des produits de marque, les économies venant du fait qu’il n’y a pas de packaging. Par exemple, 100 gr de lentilles vertes se vendent à HK$6 (0,62€) tandis que la même quantité de pruneaux secs se vend HK$15 (1,55€) et la noix cajou à HK$26 (2,68€).

Même si le magasin fournit les containers, les clients sont encouragés à emmener leurs propres tup, bocaux et autre sacs à remplir. Live Zero va également mettre en place un système de recyclage où les pots et bocaux usés et nettoyés pourront être donnés aux autres clients. Tamsin espère également commencer un système de compost dans la cour intérieure.

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Tamsin a passé les derniers mois à faire ses recherches sur les produits en s’assurant que chacun d’entre eux passe un test méticuleux sur sa provenance et sa compostabilité. Il y a certains produits qui sont passés entre les mailles du filet, confesse Tamsin. Par exemple, les bouteilles “100% sans plastique” de la marque Pura ont été envoyées emballées dans des sacs en plastique. Dans le même temps, les ustensiles colorés de l’entreprise américaine Re-Play lui ont ouvert les yeux.

Ils sont faits à partir du bouteilles de lait en plastique recyclées, mais elle s’est récemment rendue compte que pour faire du plastique recyclé, il fallait ajouter du plastique à celui qui existe déjà. Elle ne pouvait pas le croire ! Elle pointe ensuite du doigt un gobelet à café coloré de la marque Ecoffee. Ils sont fait en fibre de bambou. Elle était inquiète de les avoir au départ parce qu’ils sont très fragiles mais certaines personnes veulent du 100% sans plastique.

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Diplômée d’architecture, Tamsin a commencé par travailler en tant qu’architecte d’intérieur pour la marque haut de gamme hong-kongaise Xava Interiors. Elle a ensuite été embauchée par Olive Forrest, une entreprise qui cherche, trouve et revend du mobilier antique chinois; puis elle a été vendeuse pour iDecorate. A 22 ans, elle a ouvert Thorn and Burrow, qui vend des objets de décoration au style Turque et Marocain.

Pour s’essayer à la tâche, elle a d’adord ouvert un Live Zero en centre ville our vendre des couverts réutilisables, des brosses-à-dent en bambou et de l’encre eco-friendly. Elle animait également des ateliers d’upcycling de mobilier tout en bâtissant un public sur Instagram.

Encouragée par l’intérêt porté à cette nouvelle aventure et pressée de commencer à vendre de la nourriture en vrac, Tamsin a trouvé son local là où un ancien magasin bio “Just Green” était implanté. Mais, même si elle avait de l’expérience, elle n’avait jamais travaillé avec de la nourriture avant. Pour apprendre à vendre des périssables en vrac, elle a cherché conseil auprès de Catherine Conway, fondatrice de la boutique zéro déchet à Londres Unpackaged.

Cela a mis beaucoup de choses en perspective, confie Tamsin. Elle s’est rendue compte que nettoyer les containers en plastique de manière régulière est nécessaire même si très chronophage. Elle a également appris que la nourriture conservée de cette manière devait être vendue dans la semaine ou jetée.

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Les consommateurs habitués à choisir entre 8 céréales de petit déjeuner différentes ou 6 sortes de pâtes pourraient être surpris. Ici, il n’y aura qu’un seule choix. Ces jours-ci, quand vous achetez des produits de nettoyage vous en achetez un pour les toilettes, un autre pour la cuisine, un pour le verre, un autre pour le sol… quand en réalité un seul suffit. Ce sera pareil pour toi : une sorte de sel, une sorte de poivre, une sorte d’huile.

Tamsin doit faire des sacrifices pour la transition vers le mode de vie zéro déchet, en évitant es encas dans des sachets en plastique et en achetant moins de vêtements et de produits de beauté. Elle porte rarement du maquillage mais en a tellement. On est fait pour sentir que l’on en a besoin. Le zéro déchet c’est aussi se limiter à ce dont on a besoin. Maintenant, elle achète des vêtements d’occasion issus du commerce équitable ou alors elle se limite. Elle dépense beaucoup moins maintenant.

Le shopping zéro déchet sera plus facile à vendre aux familles d’expatriés Occidentaux qui ont déjà l’habitude de recycler plutôt qu’aux Chinois, notamment ceux qui se souviennent encore du virus Sars qui s’est propagé dans toute la ville en 2003. Pour beaucoup l’hygiène est une obsession et le mode d’achat “servez-vous” risque de refroidir ceux qui sentaient que le packaging en plastique offrait une certaine sécurité.

live zero dechet facade

Gagner du terrain face à la communauté locale peut prendre du temps mais quand on se penche sur l’avenir du plastique à Hong-Kong, on peut être optimiste. Cela va s’améliorer, affirme Tamsin. C’est déjà le cas, notamment ces dernières années durant lesquelles il y a eu beaucoup d’avancement et de nouveaux avocats pour le zéro déchet.

Même si Tamsin s’attend à quelques problèmes de début et à des difficultés pour gérer les déchets, elle est confiante que ces containers se viderons plus vite qu’elle ne pourra les remplir. Le magasin attire déjà les regards des curieux qui attendent de voir quand est-ce que le magasin va ouvrir , certains se proposant même pour travailler gratuitement. Tamsin a évidemment besoin de gagner de l’argent mais elle affirme que pour Live Zero, elle le fait parce que c’est bon pour la planète. On se sent bien quand on dit non aux sachets plastiques.