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Florent

Ecologie Zéro Déchet

Pause déj écolo, zéro déchet, durable

22 septembre 2019
pause dejeuner zero dechet

Est-ce qu’on peut manger de manière écolo au travail? Comment éviter le plastique? Quelles alternatives ? Tous les jours, à l’heure de la pause déjeuner, on génère des tonnes de déchets : bouteilles en plastique, soda, gobelets de café, couverts à usage unique, serviettes en papier, canettes, film plastique, alu…

Tous ces déchets sont faciles à éviter avec un peu d’organisation et les bons outils. Un changement qui sur le long terme ne permettra pas seulement d’épargner la planète du plastique mais également un geste que ton porte-monnaie appréciera. Arrête de dépenser ton argent dans du jetable, investis dans du réutilisable.

Manger de manière durable et sans plastique au travail

Des idées pour éviter le plastique hors de la maison.

Les tup’ en verre ou en acier

Les tup’ en verre sont 100% recyclables, sûrs et bien plus faciles à nettoyer que les tup’ en plastique. Tu peux en plus réchauffer ta nourriture dedans au micro-ondes sans problèmes. Le seul inconvénient peut être leur poids et le fait qu’il est possible de les casser (même s’ils sont particulièrement résistants).

Tu peux aussi stocker ton repas dans un tup’ en inox. Plus léger et incassable? Cependant, tu ne pourras pas le mettre au micro-ondes et il faudra donc t’en servir pour les repas froids type salades ou fruits (ou si ton lieu de travail fournit les assiettes pour les repas chauds).

Sachets de conservation réutilisables

Chaque français consomme 144 sachets de conservation en plastique par an. 90% ne s’en servent qu’une seule fois entre 12 et 25 minutes et sont jetés à la poubelle ensuite. Ils mettent entre 100 et 500 à se dégrader complètement.

Eviter les sachets de conservation en plastique à usage unique est plus facile qu’il n’y paraît. Tu ne sais pas où mettre ton sandwich, tes petites fraises, tes petits bâtonnets de carotte? Pense à des sacs ou sachets en tissu ou en silicone.

Ton mug à trimbaler partout pour le café, thé, infusions…

Café à importer dans un gobelet jetable? Non merci ! Les mugs jetables sont de toute évidence mauvais pour l’environnement. Le matériau principal utilisé dans les gobelets jetables est le carton. Mais, afin qu’ils soient imperméables et puissent contenir le café sans qu’il ne filtre, on utilise du plastique.

Si tu es toujours à 100 à l’heure et que tu n’as pas le temps de t’assoir au café, tu peux toujours demander à ce qu’on te mette ta boisson dans ton mug réutilisable. Je te recommande d’en prendre un avec un couvercle afin d’éviter de (te) mettre du café partout en marchant.

Couverts et pailles réutilisables

Pour éviter l’utilisation de couverts en plastique jetables, trimballe-toi avec tes couverts de chez toi. Ca peut être ceux que tu as déjà dans la cuisine ou tu peux prendre du plus léger en bambou ou en bois. Le bambou est un matériau naturel et totalement biodégradable qui n’absorbe pas ni ne transfère goûts et odeurs.

Si tu aimes boire à la paille, n’oublie pas d’en avoir une que tu gardes sur toi. Tu peux opter pour l’inox ou le bambou et n’hésite pas à préciser au restaurant, au bar ou au café que tu n’en veux pas.

Aie une bouteille réutilisable

En France, on calcule que sur 50 millions d’emballages de boisson mis en vente chaque jour, nous n’en récupérons que 20 millions. Ce qui fait que tout le reste est joyeusement destiné à contaminer l’environnement puisqu’ils finissent dans des décharges ou dans la nature.

Greenpeace

En te servant d’une bouteille réutilisable pendant un an, tu éviteras à la planète de supporter 167 bouteilles en plastique. Quelle est la meilleure solution? Plastique, verre, alu ou inox? Pour moi, sans aucun doute, le mieux est la bouteille en inox : ça dure longtemps, c’est léger, résistant, et certaines d’entre elles proposent même l’option thermos !

Serviette en tissu

Tu te rends compte la quantité de serviettes en papier dont on se sert tous les jours? En amenant la tienne au travail tous les jours, tu évites tout un tas de déchets. A la maison, on se sert toujours de serviettes en tissu, pourquoi ne pas les emmener au bureau? Coton, lin, y’a tout ce qu’il faut !

Tout ton bardas dans un sac réutilisable, tote bag, etc…

Prépare ton petit kit pour manger hors de chez toi pour éviter les oublis. Oublier ta bouteille en inox ou tes couverts peut supposer que tu finiras par accepter le plastique, ce que nous essayons d’éviter au maximum. Il y a de plus en plus de sacs ou sacs à dos avec les mesures parfaites pour tout ranger et transporter proprement.

Eviter le plastique est bien plus facile quand on est préparés. On te propose même des petites recettes (à venir dans quelques minutes) pour emporter au boulot !!

Beauté Ecologie

Guide ultime de la crème solaire : bien choisir sa crème solaire (c’est important pour vous et pour l’environnement)

7 juillet 2019
guide creme solaire

C’est l’été les cousins et les cousines. Ah bah oui, on a vu qu’il y avait plus de place dans les trains et les avions et que les plages, bords de lacs et de rivières étaient blindés. On sait où vous êtes. Et ce n’est que le début du mois de juillet. Alors, ce post concerne beaucoup plus la mer que les autres eaux mais quand même. C’est aussi important pour autres étendues de flotte puisqu’elles finissent toutes au final dans la flotte océanique ou maritime. Ouvrez bien les mirettes.

Tous les étés on se pose à peu près tous la même question et devenons un peu maniques avec la crème solaire. Chez nous, on a toujours acheté la crème solaire en pharmacie mais il y a quelques temps, on s’est posé la question de savoir ce qu’il y avait dans ces crèmes solaires et on a investigué.

Aujourd’hui, je vous parle de ce que j’ai découvert et vous donne quelques suggestions de crèmes solaires (personne ne m’a payé pour écrire cet article)…

Pourquoi on bronze?

On aime tous le soleil, se dorer la pilule sur su sable doux en lisant un bouquin ou en feuilletant un magazine. En plus, cela met de bonne humeur et nous charge en énergie (c’est prouvé scientifiquement). Cependant, le soleil c’est plus que ça. Les rayons du soleil sont formés par plusieurs radiations (n’ayez pas peur, radiation signifie simplement énergie) : infrarouge, ultraviolette, lumière visible, etc. Celle qui nous intéresse est la radiation ultraviolette (UV) qui est celle qui génère le plus d’énergie.

Les rayons ultraviolets A et B (UVA et UVB) pénètrent différentes couches de notre peau en activant la mélanine en provoquant le bronzage que nous convoitons tant. Ils génèrent également d’autres changements dans notre corps comme l’altération de molécules de l’ADN. C’est la raison pour laquelle on dit que la radiation UV est hautement cancérigène.

L’OMS estime que 90% des cas de mélanome (le cancer de la peau le plus commun)sont dus à la radiation solaire naturelle ou aux rayons UV (ceux des cabines de bronzage).

C’est quoi la crème solaire ou la protection solaire?

Une protection solaire est une crème qui protège de la radiation UVA et UVB parce qu’elle contient des filtres chimiques, physiques ou biologiques (ou organiques) dans sa composition.

Filtres minéraux ou physiques : il s’agit de poudres minérales inertes qui agissent comme écran solaire afin que la radiation rebondisse et ne pénètre pas la peau. Les plus communes sont l’oxyde de titane ou de zinc. On utilise aussi la mica, le kaolin ou le talc.

L’oxyde de zinc protège des UVA et UVB et peut être utilisé sur des enfants ainsi que sur des personnes dont la peau est sensible. Il est biodégradable et n’agresse pas les milieux marins.

L’inconvénient de ce type de protection solaire est qu’à des concentrations élevées, elles ont une couleur blanchâtre, provocant un effet “masque”. C’est pour cette raison que les industriels ont commencé à utiliser des pigments micronisés, c’est-à-dire des particules extrêmement petites qui ne laissent donc pas de traces blanches sur la peau. On les reconnaît dans la liste d’ingrédients précédés du mot “nano”.

Problème : l’Union Européenne a manifesté sa préoccupation vis à vis de l’utilisation de plus en plus fréquente des nanoparticules dans les produits de consommation quotidienne parce qu’elles sont tellement petites qu’elles peuvent s’infiltrer dans le flux sanguin. C’est pour cela que leur présence soit être indiquée sur l’emballage.

Malgré cela, de nombreuses crèmes solaires écologiques contiennent des microparticules, ce qui pourrait sembler contradictoire en principe. Cependant, dans ce type de crèmes, les nanoparticules sont recouvertes de silicium, les rendant plus grandes et en évitant donc leur passage la barrière cutanée.

Par ailleurs, il est important de savoir qu’il s’agit des crèmes solaires qui ne causent pas (ou le moins) de dommages à l’environnement marin. Il n’a pas été prouvé que l’oxyde de zinc dans sa forme micro ait des effets néfastes sur la faune/flore marine. Cependant, il a été prouvé que l’oxyde de zinc dans sa forme nano ait des effets néfastes sur CERTAINS organismes marins. Articles ici et ici (en anglais).

Filtres chimiques : ils agissent en se fusionnant avec ta peau et en absorbant la lumière UV. Il leur faut 30 minutes pour se mettre en place et c’est pour cela qu’il faut les appliquer avant l’exposition au soleil. Ce sont les plus communs sur le marché.

Problème : certaines de ces substances sont cancérigènes, d’autres agissent comme des perturbateurs endocriniens et d’autres sont nuisibles à notre corps à d’autres égards (bien que ces filtres soient tout à fait légaux, il y a des études qui prouvent qu’ils ne sont pas si anodins que cela).

Il s’agit également de ceux qui sont les plus nocifs pour l’environnement. En effet, ils contiennent (entre autre) de l’oxybenzone. Il s’agit des crèmes solaires qui ont commencé à être enterdites à Hawaii, par exemple, parce qu’elles endommagent les récifs coralliens en les rendant plus sensibles au blanchiment, entre autres dommages causés.

Filtres biologiques : ces protections solaires contiennent des huiles végétales qui, en plus d’être hydratantes, agissent en tant que filtres anti-UV (dans une moindre mesure). Ce sont des huiles d’avocat, du beurre de karité, germe de blé, sésame, aloe vera ou olive, entre autres.

Le degré de protection

Le degré de protection de crèmes solaires est déterminé par le SPF (Solar Protection Factor ou Facteur de Protection Solaire). Il indique le nombre de fois que le photoprotecteur augmente la capacité de défense naturelle de la peau face au rougissement. C’est-à-dire que si une crème a un SPF30, ta peau supportera le rougissement 30 fois plus.

Quand appliquer la protection solaire? En fait on devrait en mettre toute l’année, surtout si tu travailles en extérieur. Seulement les nuages les plus denses (en plus de la protection déjà offerte par l’atmosphère – on cramerait littéralement sans elle -) sont capables de filtrer la radiation UV. Les fenêtres filtrent environ 96% des UVB et 15% des UVA. Il faudrait donc idéalement se protéger tout le temps (froid ou chaud, nuageux ou ensoleillé).

Quelle crème choisir?

Le plus sympa pour toi et pour l’environnement serait de choisir une crème solaire minérale (ou physique) avec de l’oxyde de zinc ou à défaut avec des nanoparticules de dioxyde de titane recouvertes. Si la crème que tu as trouvé répond à ces critères, parfait. Pour exemple, une crème comme Green People SPF30 te permet d’être sûr(e) de respecter ta peau et les fonds marins.

Pour finir, check cette vidéo qui te montre et explique les effets du soleil non visibles sur la peau et comment les crèmes solaires nous protègent des radiations UV.

Ecologie Zéro Déchet

12 tissus et certifications textiles durables

23 mai 2019
tissu durable

L’univers de la mode durable est très vaste. On pourrait dire qu’il y a différents “degrés” de durabilité. Il existe des entreprises qui produisent localement, avec des tissus écologiques et où toute la traçabilité du produit est durable tandis que d’autres (pas moins méritantes) répondent à certains des aspects de la mode durable : commerce et production locaux, condition de travail justes et/ou tissus durables. Il existe différentes types, marques brevetées, sous-types et variétés, mais voici une petite liste de ceux qui sont les plus représentés et utilisés.

12 tissus durables

Coton bio

Cultivé dans des champs sans pesticides, herbicides, engrais chimiques synthétiques et sans toxiques. Les autres cotons sont souvent absorbés par le corps au contact de la peau. En plus, les travailleurs exercent souvent dans des conditions injustes.

Coton recyclé

Le tissu le plus durable et respectueux à toutes les étapes du processus en plus de participer à l’économie circulaires en maintenant les mêmes qualités que le coton bio.

Bambou

Les vêtements fabriqués à partir de pulpe de bambou, blanchis sans chlore se produisent facilement sans aucune substance chimique. On utilise moins d’eau que pour la production d’autres tissus également. La fibre est antimicrobienne, a des propriétés antialergiques, protège des radiations ultraviolet et est un régulateur thermique (chaud en hiver, frais en été).

Lin

Fabriqué à partir de la tige de lin ou de lin (Linum Usitatissimum). Sa culture remonte à l’Egypte ancienne (IVè siècle avant JC). C’est une fibre naturelle recyclable et durable qui a de nombreux usages en raison de sa résistance et de sa grande polyvalence. Il est parfait pour l’été car un procure une grande sensation de fraicheur.

Chanvre

Fabriqué à partir de la tige de la plante de cannabis, c’est également un tissu très ancien. En Chine, son exploitation a été datée à il y a environ 8000 ans. On en tire un tissu doux et délicat avec lequel on peut faire de la lingerie et des robes de haute couture.

Coquille de noix de coco

Certains fabricants de vêtements de sport et de montagne incorporent du charbon actif à base de coquille de noix de coco et matériaux volcaniques dans leurs produits. Grâce à cette fibre, le processus de séchage des vêtements est accéléré, ils repoussent les mauvaises odeurs et offrent une certaine protection contre les rayons UV, caractéristiques idéales pour la pratique du sport.

La banane

Tissu obtenu à partir de bananiers, il semble produire une fibre aussi douce que le chanvre ou le bambou, antiallergique et favorisant la transpiration.

Laine bio

C’est de la laine de mouton nourri à l’herbe et sa propreté n’est pas due aux additifs, agents blanchissants ou solvants. Le résultat est un tissu durable, biodégradable, très résistant et hypoallergénique.

Laine recyclée

Laine récupérée de restes de transformation de laine vierge ou déjà utilisée par les consommateurs. Une fois récupérée, la laine est broyée et transformée en fibres.

Tissu en plastique recyclé

Pour ce tissu, différentes origines : bouteilles en plastique, filets de pêche, résidus de plastiques marins, etc… Sur le marché, il existe divers exemples de cette utilisation et de grandes marques font le choix du tissu plastique recyclé.

Muskin (cuir de champignon)

Matière très similaire au cuir animal et au daim par son aspect. Il a été créé par Grado Zero Espace, une entreprise italienne qui, comme beaucoup, cherchait une alternative aux processus qui ne respectent pas l’environnement. Elle a trouvé cette matière sur la partie supérieure du champignon.

Piñatex

Un matériau développé à partir de fibres d’ananas et qui s’approche beaucoup du cuir. L’alternative durable et versatile que nous pouvons utiliser dans la mode, les accessoires et la tapisserie sans nuire à la qualité des produits.

Labels textiles durables

En écrivant le post, je me suis demandé : “comment sait-on que l’étiquette dit la vérité?” Comme tu le sais, dans le textile, il y a mille et un labels. J’ai réuni certains labels textiles durables afin de ne pas se perdre dans le monde de l’étiquetage éco.

Naturland

Allemagne

Au moins 95% du produit final, sauf accessoires, doit être fabriqué avec des fibres naturelles et écologiques. On régule également les substances et méthodes pour la fabrication, le niveau de déchets autorisé et les aspects environnementaux et sociétaux.

Demeter

Allemagne et International

La norme pour la production biodynamique. Le label exige des fibres certifiées Demeter et respectant les normes IVN (International Natural Textiles Association).

Soil Association

Royaume-Uni

Pour cette certification, la norme GOTS (Global Organic Textile Standard) a été adoptée. Par ailleurs, le label offre le label OCS (Organic Content Standard) qui vérifie simplement la traçabilité et la composition des matières premières jusqu’au produit final.

Krav

Suède

Cette norme a également abandonné ses prérequis textiles pour adopter le GOTS, qui est actuellement la norme principale pour les labels textiles écologiques dans le monde entier.

Oeko-Tex

International

Il y a deux standards : Oeko-Tex Standard 100 : certifie que les produits textiles ne contiennent pas de substance nocives pour la santé. Oeko-Text Standard 1000 : correspond à une certification d’entreprise écologique. Le label garantit que la production est respectueuse de l’environnement. Elle est plus stricte en ce qui concerne les critières environnementaux établis par la norme en vigueur.

Organic Exchange

International

Garantit une teneur minimale en coton bio dans le produit final mais ne garantit pas l’origine des colorants. Il y a ici aussi deux niveaux pour ce label. La norme OE 100 : certifie que les articles sont fabriqués avec une teneur minimale de coton bio à 95%. La norme OE Blended : certifie que les articles sont fabriqués avec une teneur minimale de coton bio à 5%, mélangé à du coton conventionnel ou des fibres synthétiques.

Made in Green

Europe

C’est le seul label Européen qui prend en compte trois domaines du processus de production : la santé, l’environnement et les droits des travailleurs. En outre, ce label étudie méticuleusement la traçabilité du produit en incluant également les fournisseurs directs et les fournisseurs des fournisseurs. Ainsi, il est possible de certifier le produit depuis la matière première jusqu’au produit final.

GOTS (Global Organic Textile Standard)

International

Label international créé par des membres de l’industrie textile et par diverses organisations ayant des normes pour le textile. Seuls les tissus contenant au moins 70% de fibres naturelles et bio peuvent être certifiés GOTS. Tous les intrants chimiques, comme les colorants et auxiliaires, doivent répondre à des exigences environnementales et toxicologiques claires.

Nous savons qu’il existe de nombreux autres tissus durables, surtout en phase expérimentale. Tu veux en ajouter à la liste?

Ecologie Zéro Déchet

Les bioplastiques ne sont pas la solution

22 mai 2019
bioplastiques solution

Les bioplastiques ne sont pas la solution. C’est la conclusion que j’ai tiré après avoir lu des articles pour et contre ce “nouveau” matériau. A première vue, les microplastiques peuvent paraitre la panacée: un emballage égal au plastique mais biodégradable ou compostable. Où est le problème?

Certaines entreprises se mettent à l’utilisation des bioplastiques qui, en plus d’être plus chers que le plastique traditionnel, peuvent donner une image lus “verte”. Est-ce uniquement du greenwashing? Aujourd’hui, je vais essayer de répondre à ces questions : Que sont les bioplastiques? Est-ce qu’il existe différents types? Est-ce que c’est aussi bien qu’on le prétend?

Le bioplastique, c’est quoi?

Le bioplastique est un type de plastique dérivé de sources de biomasse renouvelables telles que les graisses, les huiles végétales, l’amidon de maïs, les déchets alimentaires… contrairement aux plastiques traditionnels à base de pétrole.

Ce bioplastique est utilisé dans de nombreux domaines : récipents pour aliments, vaisselle, pailles, sacs de courses, etc… Il existe de nombreuses utilisations et l’industrie du plastique traditionnel investit pour effectuer la transition vers le bioplastique.

Types de bioplastiques

Il existe différents types de bioplastiques. Ils peuvent être fabriqués à partir d’acides polyactiques (PLA en anglais) présents dans les plantes comme le maïs ou la canne à sucre ou de polyhydroxyalcanoates – aïe 🤧 (PHA) fabriqués à partir de microorganismes.

Le PLA (maïs, canne à sucre) est le plus utilisé pour son coût moins élevé et l’abondance des cultures. Il s’utilise surtout pour les emballages alimentaires, bouteilles, couverts et textiles.

En raison du problème que l’on rencontre avec le plastique au niveau mondial, de nombreux chercheurs tentent de découvrir le meilleur bioplastique et surtout celui qui a le meilleur potentiel de biodégradabilité. Il existe aujourd’hui des bioplastiques faits à base de noyau d’avocat, d’olives, de jus de cactus, de déchets de conserveries et un autre (très intéressant) qui se dégrade en mer.

Des entreprises comme LEGO commencent également à faire des recherches pour fabriquer leurs pièces en bioplastique, en s’engageant à n’utiliser que du bioplastique à partir de 2030.

Est-ce que le bioplastique est aussi bon qu’on le laisse penser?

Il n’y a pas de réponse unanime à cette question. On pourrait dire que cela dépend. Cependant, globalement, ils n’offrent pas de solution au problème des plastiques.

Les bioplastiques nécessitent (dans la grande majorité des cas) un processus de fabrication complexe, avec des usines et une contamination similaires à celle que l’on peut trouver dans la fabrication de plastique conventionnel. Ceci dit, les bioplastiques ont un avantage : ils ne sont pas dérivés du pétrole donc leur impact environnemental est dans ce sens moins élevé.

Autre problème du bioplastique : la plupart d’entre eux proviennent d’aliments comme l’amidon de maïs (le plus commun, 50% du total). Ainsi, pour fabriquer ce type de bioplastique, nous avons besoin de cultures avec engrais (nitrates et phosphates) qui finissent dans les fleuves, rivières et lacs, produisant ce que l’on appelle l’eutrophisation et l’acidification de l’environnement. Je ne vous parle pas des centaines de milliers de litres d’eau utilisés, bien évidemment. Je rappelle aussi qu’on peut se poser la question de l’utilisation de nourriture pour faire des emballages dans une planète qui subit des problèmes de famine.

Les bioplastiques sont-ils compostables?

En théorie, oui. En pratique, pas tout à fait juste. C’est vrai qu’il y a des bioplastiques qui ont été inventés pour être 100% biodégradables et compostables mais ceux que l’on trouve communément quand on fait des achats (vous savez ceux qui ressemblent à des sacs poubelle) ne peuvent se composter qu’industriellement. C’est-à-dire que tu pourras pas le composter à la maison ou dans des composteurs urbains.

La plupart des bioplastiques ne fondent pas dans la mer comme des carrés de sucre. Ils mettent beaucoup de temps et surtout ils se décomposent en micro(bio)plastiques dont nous ne connaissons pas encore les effets et conséquences. Le temps nous le dira.

Cela génère donc un problème dans la gestion des déchets car… où est-ce-qu’on jette un emballage en bioplastique? Normalement, dans la poubelle de recyclage des emballages mais en réalité il n’y a pas de mécanisme en place pour recycler tous les types de bioplastiques différents qui existent sur le marché.

Conclusion

Le bioplastique est une bonne idée en théorie. Mais on peut aussi le voir comme une excellente stratégie de greenwashing des grandes marques qui utilisent le préfixe “bio” devant “plastique” avec la jolie couleur verte caractéristique. Je pense que la R&D doit avancer beaucoup plus sur le sujet, jusqu’à parvenir à un bioplastique réellement compostable et biodégradable.

L’essentiel est donc d’éviter les emballages en plastique (bio ou non), favoriser le papier ou le carton, le verre et acheter tout ce qu’on peut en vrac dans des sacs en toile. Quand on a pas le choix en achetant l’electroménager, le téléphone, l’ordinateur… s’assurer de la qualité et la durabilité des produits et acheter reconditionné ou d’occasion c’est encore mieux.

Comme tu peux le voir, cette histoire de bioplastiques et un peu plus complexe que ce que l’on croit. Sont-ils bons? Oui et non. Sont-ils mauvais? Oui et non. C’est toujours mieux que le plastique pétrole mais ne présentent pas de solution au problème. Ce n’est qu’une sorte de correctif mal utilisé qui pourrait générer un problème supplémentaire.

Ecologie Zéro Déchet

Microplastiques : faire sa lessive contaminerait les Océans?

22 mai 2019
microplastiques lessive

Le problème des microfibres… Prends le temps de lire l’étiquette des vêtements que tu portes en ce moment. Je suis sûr que tu tomberas dans la liste sur du nylon ou du polyester. Nous portons des vêtements avec des fibres synthétiques tous les jours. Robes, T-Shirts, leggings, pyjamas… il y a de plus en plus de vêtements qui incluent des matériaux de synthèse dans leur composition : des matériaux plastiques.

Près de 85% des matériaux que nous trouvons dans ce que nous portons sont des microfibres.

Tous ces vêtements fabriqués à partir de matériaux synthétiques cachent un grave problème : à chaque fois qu’on les lave, ils libèrent des petits bouts de plastique. Des microfibres qui coulent directement dans les égouts et sont si petites qu’aucun filtre ne les arrête, ce qui contamine nos mers et océans.

La Fast-Fashion

L’expansion de la “fast fashion” (ou en d’autres termes “utiliser et jeter”) n’aurait pas été possible sans fibres synthétiques. Elles ont beaucoup de succès dans l’industrie de la mode car elles durent longtemps, sont résistantes, légères et, bien évidemment (le nerf de la guerre) bon marché. On calcule que le polyester est utilisé dans 60% des vêtements. C’est une des raisons pour lesquelles l’industrie textile est la deuxième plus polluante du monde : hautes émissions de CO2, utilisation de combustible fossiles, déchets non dégradables…

Qu’est-ce qu’une fibre synthétique?

Les fibres synthétiques se divisent en deux catégories :

  • Fibre artificielle ou semi-synthétique : on appelle ainsi les fibres composées de matière première naturelle comme la cellulose ou des protéines animales ou végétales. Par exemple; rayonne, viscose et lyocell. Ce sont des fibres biodégradables en fin de cycle de vie mais pas du tout inoffensives.
  • Fibre synthétique : c’est une fibre textile qui provient de divers produits dérivés du pétrole. Non biodégradables. Exemples : nylon, polyester et polyéthylène.

Qu’est-ce qu’une microfibre?

Une microfibre est un petit fragment de plastique utilisé dans les textiles synthétiques. Ces fibres se détachent des vêtements au lavage. Elles sont tellement minuscules qu’aucun filtre n’est capable de les arrêter. Elles se transforment en un problème environnemental massif en contaminant nos océans.

Plus de 700 000 microparticules de plastique se détachent à chaque lavage et ne s’éliminent pas dans les stations d’épuration et passent par les fleuves et rivières jusqu’à la mer.

Les microfibres sont-elles un vrai problème?

On estime que les microfibres sont un des contaminants plastiques principaux dans les bassins versants des pays développés. Ils représentent une partie importante des déchets qui atteignent les océans.

Les expériences menées sur les eaux usées des machines à laver domestiques ont montré qu’un seul vêtement peut libérer plus de 1900 fibres par lavage.

Les microfibres et autre microplastiques absorbent les substances toxiques présentes dans les océans. Leur consommation par différents organismes marins implique des altération dans le processus de reproduction des espèces mais aussi dans leur comportement. Ainsi, les microfibres et les substances toxiques absorbées entrent dans la chaîne alimentaire. En bout de chaîne, c’est nous (coucou), les humains qui ingérons ces microfibres + toxiques pour ceux qui mangent du poisson ou des fruits de mer en général…

On ne connaît pas encore les effets négatifs que la contamination par microplastiques peut avoir sur les êtres humains.

Que peut-on faire?

Ce ne serait pas très réaliste de se défaire de tous les vêtements de la garde-robe contenant des matériaux synthétiques. Ce serait anti-écologique de tout jeter à la poubelle. Mais il y a quelques petites choses à mettre en pratique :

  • Laver ses vêtements moins souvent. On lave fréquemment les vêtements quand ce n’est pas nécessaire. Si on se douche tous les jours et que l’on a pas transpiré, il est possible de réutiliser ce t-shirt une dernière fois avant de le laver. Parfois, le simple fait d’aérer un vêtement près d’une source de chaleur ou au soleil (encore mieux) suffit amplement. Il faut simplement que l’air circule.
  • Remplir la machine à laver au MAX, laver à basse température et sur le cycle le plus court possible. Utiliser de la lessive liquide si elle est industrielle ou notre recette de lessive solide zéro déchet si elle est faite maison (attention, éviter la lessive solide industrielle). Cela a été prouvé que faire ceci diminue le nombre de microfibres par lavage.
  • Au moment d’acheter de nouveaux vêtements, lire avec attention la composition, en évitant les fibres synthétiques. Pariez sur le coton (bio/fair trade c’est encore mieux) ou d’autres fibres naturelles. Nous avons consacré un post aux 12 matières durables et certifications.
  • Laver ses vêtements dans un sac. Mais pas n’importe lequel. Il faut qu’il réponde à certaines exigences afin que le filtre soit efficace et et que le sac empêche donc les microfibres de squatter les égouts. Renseignez-vous sur les brevets et l’efficacité du sac avant de l’acheter.

Que peut-on faire de plus?

  • Fabriquer des machines à laver qui réduisent la libération de microfibres en limitant la forte agitation et en installant des filtres plus efficaces.
  • Améliorer les filtres des stations d’épuration.
  • Arrêter de fabriquer des vêtements qui se délaissent de leurs microfibres.

La balle est dans notre camp dorénavant. Nous devons mettre en pratique toutes les mesures possibles afin de réduire la quantité de microfibres qui squattent nos machines à laver !

Crédit photo : https://www.maxpixel.net/

Divers

Cuisiner zéro déchet

8 mai 2018
cuisine zero dechet

Attention : Cette liste n’est pas exhaustive et ce ne sont que des idées à la volée. Il y a des centaines d’autres astuces pour faire de la cuisine zéro déchet. Elle en parle très bien d’ailleurs (pour les anglophones) Après, à chacun d’adapter comme il veut/peut. L’idée c’est d’éviter de jeter à la poubelle des choses qui peuvent encore servir.

Cuisine zéro déchet ça sonne un peu bizarre et un peu moderne mais en réalité on le fait depuis la nuit des temps. C’est l’économie circulaire appliquée à la cuisine, dans laquelle les restes d’un plat ou les aliments peu présentables ou excessivement mûrs sont utilisés comme base ou pour complémenter d’autres plats. Voici quelques idées.

Pains, biscuits et céréales

Un grand classique de la cuisine est le pain rassis. On peut l’utiliser dans de nombreux plats comme le pain perdu, le pouding au pain, les soupes à l’ail ou à l’oignon, le salmorejo (purée de tomates et de pain), les migas (recette espagnole). Il suffit de le conserver une nuit couvert d’un torchon humide (pour les migas) et le faire tremper dans du liquide. Dans d’autres recettes on peut l’utiliser tel quel. On peut même le broyer pour l’utiliser pour faire du poulet ou du poisson pané (ou sur nos belles tomates à la provençale)

pain cereales

Pour les biscuits qui deviennent trop durs ou qui se cassent en mille morceaux ou les céréales oubliées au fond des paquets, il y a aussi une nouvelle vie. Il suffit de les écraser et de les mélanger à du beurre fondu pour obtenir une délicieuse base de cheesecake ou pour une tarte de mousse au chocolat.

Qui n’a jamais eu des tortillas de blé et s’est retrouvé avec des disques de granit au moment de vouloir les réutiliser? La solution est facile. On peut en profiter pour préparer de délicieuses mini-pizzas ou les mettre au four pour s’en servir comme base pour des canapés et autres tapas. On peut aussi en faire des chips à tremper dans du guacamole ou de la salsa.

Os, arêtes et pelures

aretes poisson

Les têtes, les écailles et les coquilles de poissons et fruits de mer sont la base fondamentale de soupes marinières et de fumets pour le riz ou d’autres sauces. On peut aussi utiliser les os, les carcasses de poulet et les pièces difficiles à cuisiner comme la queue de cochon ou les pattes de poulet pour faire le bouillon de soupes et des ragoûts délicieux. En plus, après avoir fait le bouillon, on peut récupérer les bouts de viande pour faire des sortes de nuggets et dans le cas des poissons sortir la viande de la tête (il parait que le meilleur est dans la joue) et l’ajouter dans sa soupe ou son riz.

Les restes de légumes comme les pelures permettent également de faire de très bons bouillons de légumes. Même les peaux d’oignons ! Le mieux dans tout ça c’est que l’on peut congeler les bouillons et s’en servir ensuite pour les sauces, bouillons, ragoûts, soupes et riz beaucoup plus rapidement.

Les fameuses croquetas

Il n’y a rien de mieux pour profiter des restes que les croquetas. C’est comme des sortes de nuggets, vous m’aidez à trouver le mot en français? On peut tout mettre dedans, des restes d’un ragoût de viande ou des champignons qui restent perdus dans le frigo, tout comme le poulet rôti qui reste du repas du dimanche.

Légumes très mûrs ou moches

Beaucoup des plats que nous connaissons peuvent être faits avec des légumes moches ou très mûrs. Celui qui me vient en tête tout de suite c’est le gazpacho mais on peut aussi penser à toutes sortes de crèmes et autres purées de légumes mais aussi des quiches ou des sauces. Mais il y a aussi des options plus internationales comme la shakssuka (plat typique Israëlien), le baba gabush ou le mutabbal (purée d’aubergines typique de la cuisine Méditerranéenne), le carrot cake, le pumpkin pie, etc…

On peut également profiter de parties que l’on jette normalement comme l’arête des blettes qui peuvent être très bonnes en beignets avec du jambon et du fromage.

Peaux du tubercules et peaux de fruits

pommes de terre

Si on lave bien ses tubercules et qu’on les pèle en faisant attention, on peut frire les peaux pour faire des chips de légumes. Comme dit plus haut, on peut aussi s’en servir pour faire des bouillons. Les peaux de fruits comme les citrons peuvent donner du goût à l’eau et aux infusions et on peut en prendre le zest pour en faire de délicieux biscuits.

Fruits trop mûrs ou abîmés

Les tartes sont nos meilleures alliées au moment de profiter des fruits. Plus les fruits sont mûrs, plus ils sont sucrés et on devra donc ajouter moins de sucre à nos gâteaux. On peut faire des tartes aux pommes et cannelle, des tartes tatin avec des pêches, des poires ou des fraises… On peut aussi se mettre à la composition de compotes, confitures, sirops ou liqueurs. Pour tirer profit d’olives qui auraient été oubliées à l’apéritif, il y a toujours la tapenade.

Restes divers de ragoûts de viande, poissons ou légumes

ragouts

Il y a plusieurs façons de proifiter de ces petits restes qui sont éparpillés un peu partout dans le frigo sous forme de tours de tup’, il faut juste un peu d’imagination. Un exemple pourrait être la ropa vieja (un ragoût de restes de viandes cubain), des salades de pâtes ou de riz, des haricots, des empanadas, des quiches, un riz cantonnais revisité ou des beignets divers et variés (notamment avec le poisson). S’il vous reste des pois-chiches dans la zone, vous pouvez en profiter pour faire des falafels ou un houmous.

Fruits secs et deshydratés

fruits secs

C’est très souvent (et très souvent après l’apéro) que tu te retrouves avec des sachets de fruits secs et deshydratés? Avec ça, on peut préparer des sauces pour accompagner des viandes, les inclure dans des salades ou faire du muesli ou des barres de céréales en ajoutant un peu de miel.

Le bananes

De tous les fruits mûrs, la star est la banane. “L’imagination c’est le pouvoir” est un dicton parfait pour quand ce fruit est noir et tout mou. De toutes les possibilités, la reine est le “banana bread” ou pain à la banane. On doit avouer que le banana bread est suivi de près par la glace à la banane et les tortillas à la banane (super faciles, il ne faut que des bananes et des oeufs). Si vous êtes plus salé, les “bananes pesées”, comme on les appelle dans les îles, sont un must.

Divers

Astuces zéro déchet pour un changement de style de vie

7 mai 2018
astuces zero dechet

Avez-vous pensé passer zéro déchet, essayer de réduire votre empreinte carbone et votre impact sur l’environnement? C’est beaucoup plus que simplement mettre vos aliments en vrac dans des bocaux en verre, faire vos courses au marché et arrêter d’acheter de l’industriel. C’est tout un style de vie qui consiste à collectionner des moments de vie et prioriser la durabilité environnementale.

Vous y avez peut-être pensé. Mais sans savoir quels en sont les bases et sans les conseils appropriés, abandonner votre dépendance au plastique et vos habitudes d’achat, de nettoyage et d’alimentation peut être assez intimidant.

Avant d’embarquer pour l’aventure zéro déchet, c’est important de comprendre le style de vie et d’écouter les personnes qui le vivent au quotidien. Nous avons interrogé les blogueurs zéro déchet les plus influents (notamment des américains qui vont bien plus loin dans la démarche que nous) afin d’avoir quelques conseils.

Des astuces de cuisine aux produits essentiels, voici la sagesse de six experts zéro déchet. Ils nous parlent également de quelques préjugés associés au style de vie. Préparez-vous à gaspiller moins.

Qu’est-ce que le zéro déchet?

Il y a de grandes chances que vous ayez déjà entendu ces mots, mais vous ne savez peut-être pas de quoi il s’agit. Le style de vie zéro déchet ce n’est pas seulement manger sain et purger vos affaires en plastique : c’est adopter une approche plus réfléchie et minimaliste à votre vie. Le zéro déchet consiste à éliminer le plus de déchets possibles de votre demeure. On transforme nos affaires en une vie plus riche d’expériences plutôt que d’objets.

Bea Johnson (la prêtresse du zéro déchet) et sa famille arrivent à faire tenir leurs déchets dans un grand bocal en verre. Mais comme l’explique Megean Weldon, le zéro déchet c’est beaucoup plus qu’arriver à faire tenir un an de déchets dans un bocal.

Une étude publiée par Science Advances en 2017 démontre que 91% des plastiques mondiaux ne sont pas recyclés et qu’environ 79% finissent à la décharge ou dans la nature. Si les chiffres continuent comme ça, environ 12 000 tonnes de plastique envahiront les décharges d’ici 2050, selon les chercheurs. Chaque geste fait la différence. Il faut changer de point de vue. Changer la manière dont nous consommons et dont nous appréhendons la valeur des choses que l’on inclut dans nos vies.

 

Par quoi commencer?

Se rendre compte de la quantité de déchets que l’on produit quotidiennement peut être assez accablant donc la clé est de commencer par les petites choses pour ensuite passer à des plans de durabilité plus importants. Comme le disent de nombreux vétérans du zéro déchet, personne ne passe au zéro déchet du jour au lendemain. Mais il y a des étapes qui peuvent faciliter le processus.

Gardez les “5 R” en tête

Pendant plusieurs années, Bea Johnson a compilé une liste de 100 astuces pour aider les gens à réduire leurs déchets ménagers. Mais les “5 R” sont les 5 règles qui, selon elle, peuvent être observées par toutes les personnes qui veulent se lancer dans le zéro déchet. Refusez ce dont vous n’avez pas besoin, Réduisez ce dont vous avez besoin, Réutilisez ce que vous consommez, Recyclez ce que vous ne pouvez pas refuser, réduire ou réutiliser et compostez (Rot) le reste.

Bea Johnson a commencé sa démarche zéro déchet en 2006 après qu’un déménagement de la banlieue au centre ville ait obligé sa famille a laisser la plupart de leurs affaires dans un garde-meubles et à vivre avec le minimum vital. Quand ils ont trouvé la bonne maison, ils ont tout sorti du garde-meuble et se sont rendus compte que 80% des affaires s’y trouvant ne leur avaient pas manqué.

Apprenez à dire non aux petites choses

Qu’il s’agisse d’une carte de visite, une paille à un restaurant, un sac plastique au supermarché ou un crayon jetable à une convention; il est indispensable de reconnaître et refuser ces déchets, quelle que soit leur taille. La prochaine fois que quelqu’un vous tend quelque chose, réfléchissez. En avez-vous vraiment besoin?

Commencez à manger de la vraie nourriture

Quand on parle de cuisine, le conseil et d’éviter au plus possible les denrées industrialisées et se rapprocher du naturel. Mangez de vrais aliments comme des fruits, des légumes et tout ce qui n’est pas emballé.  Beaucoup de personnes disent manger beaucoup plus sain depuis qu’elles sont passées au zéro déchet. Même s’ils s’octroient un cookie ou des chips de temps à autre, les faire soi-même signifie qu’on en mange beaucoup moins souvent.

This weekend’s farmers’ market and bulk haul combo. How do we manage to eat so much? My daughter boxes three times a week. That must be where it goes 😉 I had trouble finding my new item of the week yesterday but then spied some sugar snap peas (in the bag, middle bottom). I’ll sauté those with a bunch of minced garlic. – I always get questions about my food-filled jars when I post them. Get the weight marked on jars and containers before you fill them up at the bulk bins. At some stores, customer service will weigh them for you and mark the tare (the weight) on a sticker or piece of tape (if you have a china marker, which you’ll find in art supply stores, you can just ask them what the tare is and mark it yourself to avoid the sticker). Other stores set out scales and you weigh the jars yourself and mark the tare on the jar. The cashier will deduct the weight of the jar from the total weight of your food when checking you out so you pay for the food only. Not all stores do this but if enough people ask, more will start to do it (that’s what happened at Bulk Barn, a huge bulk chain store in Canada!). Have a great week, everyone! – #jars #masonjars #crazyjarlady #plasticfree #plasticfreeforthesea #breakfreefromplastic #lessplastic #zerowaste #slowfoodmovement #farmersmarket #eatfoodnottoomuchmostlyplants

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Essayez d’utiliser moins de tout

Une chef de projet zéro déchet explique qu’elle utilise très peu de liquide vaisselle, de lessive, de savon pour le corps et de dentifrice. Elle a vu de ses propres yeux les quantités monstrueuses de déchets produits par ces entreprises dans les processus de fabrication de ces produits. La plupart des produits de consommation sont faits pour vous encourager à en utiliser plus que ce dont nous avons vraiment besoin.

Rejoignez des communautés zéro déchet

Pour rester motivé; ouvert d’esprit et apprendre de nouvelles choses grâce au contact avec d’autres personnes, vous pouvez vous tourner vers des communautés zéro déchet en ligne ou en personne. Suiviez des comptes zéro déchet sur Instagram ou Twitter, par exemple. Cela peut être une bonne source d’inspiration.

 

Des produits essentiels à accueillir dans votre vie

Même si beaucoup des objets que vous possédez déjà peuvent être réutilisés pour du zéro déchet, vous pouvez arrêter d’utiliser des objets jetables et investir dans des objets de remplacement qui durent plus longtemps. Voici quelques indispensables.

La bouteille d’eau réutilisable

Les bouteilles en plastique font partie des premières choses dont on se débarrasse quand on entame une vie zéro déchet. Un million de bouteilles en plastique sont achetées toutes les minutes dans le monde entier. Si les consommateurs ne freinent pas, ce nombre pourrait augmenter de 20% d’ici 2021.

Investissez dans une bouteille réutilisable en inox en mode Thermos si vous le voulez. C’est parfait pour les boissons chaudes et pour les boissons fraiches.

Emmenez vos propres bocaux

Au moment de stocker des aliments, des boissons et toutes sortes d’autres denrées, essayez d’éliminer le Tup’ en plastique ou les sacs de réfrigération et remplacez-les par des bocaux en verre. Achetez-les aux puces, ça vous coutera moins cher et vous aurez parfois des designs originaux. Vous pouvez aussi réutiliser les bocaux en verre des sauces ou de la mayonnaise, par exemple.

Where did you find your zero waste supplies? I found the majority of mine at the thrift store. Of course, I bought some things new like my metal lunch box and nesting tiffins. But, it’s really important to remember first we refuse what we don’t need. It’s pretty amazing how much stuff we can really do without. Always spend sometime without a replacement item to see if it truly ads value to your life. Then we reduce what we do need. Maybe you don’t need as much as you thought you did. Then we reuse what we have by shopping second hand and upcycling possessions we already own. On the blog today is a post about finding zero waste supplies. I highly recommend estate sales! Read more with the link in my bio. Where would you send someone to buy zero waste supplies? #goingzerowaste . . #reducereuserecycle #zerowaste #estatesales #lifewithoutplastic #refillrevolution #tinyyellowbungalow #ecoblogger #pantrypower #pantrygoals #shelfie #simplejoys #flashesofdelight #f52grams #frugalliving #organization

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Sacs en toile et tote-bags

Les sacs en toile sont l’essentiel pour stocker, transporter et acheter vos aliments en vrac. Vous pouvez les fabriquer vous mêmes si vous savez faire un peu de couture en utilisant de vieux t-shirt ou draps. L’astuce de Johnson est de fabriquer des sacs de la même taille que vos containers comme ça vous savez exactement quelle est la bonne quantité à acheter.

Les tote-bags réutilisables permettent aussi d’éviter le plastique et d’éviter les sacs en papier qu’on vous donne au supermarché. Pour être sûr de ne pas les oublier, vous pouvez acheter ceux qui se replient en format poche ou ceux qui s’attachent à votre porte-clés.

Couverts et pailles réutilisables

Eliminer les plastiques à usage unique est indispensable. SI vous aimez les pailles et buvez beaucoup de smoothies, il existe quantité de pailles réutilisables en bambou, en inox ou en silicone. Même chose pour les couverts.

Mouchoirs en tissu

Marchez sur les pas des générations passées et ayez toujours quelques mouchoirs en tissu à portée de main. Ces petits bouts de tissu sont faciles à faire et sont très pratiques pour vous essuyer le nez ou la bouche en évitant le gaspillage des mouchoirs en papier et du sopalin

Packing for Spain Part II: Reusables ✔ I’ve got my @ecolunchbox for snacks, leftovers, or takeout. @simple_ecology bags, a wide mouth jar (I wasn’t going to bring this but mason jars are expensive in Europe!), my second hand @kleankanteen insulated bottle, utensils from @shopearthhero, a cloth napkin, and a reusable bag. This and a positive attitude are all 2 people need to drastically reduce their waste footprint! Empacando para España Segunda parte ✔! Estás son las herramientas que llevo para reducir o hasta eliminar la basura que genero. Un contenedor de @ecolunchbox , bolsas de @simple_ecology, un masón bar, botella de @kleankanteen , cubiertos de @shopearthhero , una servilleta, y mi bolsa de tela.

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Idées reçues (et la vérité) sur le zéro déchet

Si adopter un mode de vie zéro déchet a le pouvoir de sauver l’environnement, on pourrait penser que tout le monde s’y essaierait. Mais selon les personnes que nous avons interrogées, quelques idées reçues sur le mode de vie découragent beaucoup de personnes qui n’osent même pas faire le premier pas.

€€€ et temps

L’un des plus gros préjugés sur le zéro déchet est que cela coûte plus d’argent que le mode de vie “normal”. Ce qui ne pourrait pas être plus loin de la vérité. Le mode de vie zéro déchet, selon Bea Johnson, a permis de réduire de 40% le budget de la famille. On consomme moins qu’avant et quand on achète, c’est seulement pour remplacer.

Tandis que le zéro déchet est différent pour tout le monde, les personnes avec lesquelles nous avons parlé ont dit que le zéro déchet a amélioré leur situation financière et notant qu’en achetant en vrac, d’occasion et en réutilisant les sacs et les contenants permettaient d’économiser de l’argent.

Johnson explique que les gens associent le zéro déchet au faut de tout devoir faire soi-même mais ce n’est pas le cas. Cela fait peut aux familles qui travaillent qui pensent ne pas avoir le temps mais Johnson rassure en disant qu’elle ne passe pas ses journées à fabriquer de la poudre pour les dents,, des crèmes, de déodorant ou des produits de nettoyage.

Abnégation et sacrifices

D’autres inquiétudes avec les zéro déchet sont qu’il faut avoir des dons de chef étoilé ou s priver de ses aliment préférés. Vous ne devez pas faire à manger de choses sophistiquées et vous êtes même pas obligés de faire un nouveau repas tous les soirs. SI vous avez vraiment envie de quelque chose que vous ne pouvez pas acheter pvrcequ’il y adulte packaging, il y a a certainement une recette quelque part.

D’autres experts zéro déchet assurent qu’ils ne sacrifient rien pour vivre zéro déchet. Il faut du dévouement et de la pratique pour y arriver mais certains disent qu’il ne faut que 10% d’effort pour devenir 90% zéro déchet.

 

Vous allez forcément produire des déchets

La vie zéro déchet n’est pas facile. C’est un défi. Mais un bon défi. Un des prises de consigne les plus décevantes pour ceux qui adoptent le zéro déchet c’est qu’il y a des déchets inévitablement. Les mots zéro déchet servent plus comme d’un motivateur et à la fin, le but est de simplement réduire la quantité de déchets que nous produisons. Il faut se rappeler que c’est un parcours, donc ne vous en faites pas s’il y a un peu de déchets?

Divers DIY

7 astuces zéro déchet pour traiter la moisissure

25 avril 2018
zero dechet moisissure

Le printemps est bien installé et dans certaines régions il commence a faire chaud et humide. Ceci annonce l’arrivée de la moisissure et du mildiou. Il ne sont pas seulement désagréables à voir, ils peuvent aussi causer des problèmes respiratoires, des allergies, des problèmes du système nerveux et même la dépression.

La guerre annuelle pour s’en débarrasser finit souvent par des chaussures et des tapisseries jetées à la poubelle, tout comme les matelas où les champignons prolifèrent en laissant leur caractéristique petit duvet vert ou des points noirs.

Faire tourner un déshumidificateur 24/7 et arroser votre demeure de produits chimiques combattant les champignons tout comme mettre des boites anti-humidité dans les espaces confinés peut aider à s’attaquer au problème. Cependant, ces stratégies de sont pas très éco-responsables sur le long terme.

Des poisons dans des emballages plastiques, des boîtes de silice jetables et des déshumidificateurs qui tournent tout le temps peuvent éloigner la moisissure mais cela fera grimper votre facture d’électricité et votre empreinte carbone et créera du déchet plastique inutile.

deshumidificateur

Le déshumidificateur

Dans les endroits très humides, il peut être crucial d’avoir un déshumidificateur à la maison. C’est électrique et ça use beaucoup d’énergie mais les bénéfices sur la santé surpassent les effets négatifs.

Cependant, il y a des moyens d’aborder le processus de manière plus “verte”. Quelqu’un qui vit zéro déchet peut acheter un déshumidificateur d’occasion près de chez lui sur Le Bon Coin, par exemple. L’électroménager peut ensuite être revendu pour que d’autres l’utilisent.

Pour traiter les éruptions de mildiou et empêcher la moisissure de s’installer, on peut nettoyer régulièrement la maison avec du vinaigre blanc et de l’eau et utiliser de temps en temps du bicarbonate de sodium ou du marc de café si on a besoin de frotter un peu. Passer de l’éponge à la brosse en métal peut aider pour les tâches coriaces.

Voici quelques astuces pour combattre cet ennemi des zones humides.

ventilation

Prévention

  1. Ayez une bonne ventilation qui peut être éteinte ou allumée dans les salles d’eau et dans la cuisine.
  2. Séchez tout de suite si vous renversez de l’eau et réparez les canalisation qui fuient.
  3. Si vous avez la climatisation chez vous, assurez-vous de la faire nettoyer une fois par an pour éviter l’accumulation de moisissure et pour être sûr que l’appareil consomme l’énergie normalement.
  4. Après la douche, vaporisez votre douche de vinaigre blanc afin d’éviter l’apparition de moisissure sur les surfaces humides.
  5. Lors de l’achat d’un déshumidificateur électrique, choisissez un modèle à basse consommation et qui ajuste ses paramètres en fonction de l’état d’humidité de la pièce. L’eau collectée n’est pas forcément bonne à boire mais elle peut être utilisée pour arroser les plantes (comme ça on ne la jette pas dans l’évier).
  6. Fabriquez votre propre boîte déshumidifiante en utilisant des granules de rétention d’eau maison comme le sel, le riz, le charbon, le café ou la craie. Mettez-les dans une vieille boîte trouée sur le dessus.
  7. Si vous peignez, utilisez des peintures éco-responsables, résistantes à l’humidité, qui “respirent” et qui vous éviteront les moisissures à pH élevé au lieu d’utiliser des peintures chimiques agressives.

peinture

 

Traitement du mildiou et de la moisissure

  1. Vaporisez les plaques de moisissure de vinaigre blanc distillé, laissez agir pendant une heure puis passez une éponge avec de l’eau claire.
  2. Dissoudre un quart de cuillère à soupe de bicarbonate de soude dans un vaporisateur avec de l’eau et appliquez sur la zone à moisissures. Utilisez une brosse à récurer pour retirer la moisissure et rincez à l’eau claire.
  3. Ajoutez 2 cuillères à café d’huile essentielle d’arbre à thé à 200ml d’eau et vaporisez sur la moisissure sans rincer.
  4. Diluez 20 gouttes d’extrait de pépin de citron dans 200ml d’eau et vaporisez sur la moisissure sans rincer.
Divers

Une île de plastique

18 avril 2018
ile de plastique

Le plastique est partout : les emballages d’aliments, les crèmes, les produits de nettoyage… même les meubles, la vaisselle et les jouets…

Autant d’habitants sur la planète et autant de quantité de plastique fait qu’il y en a beaucoup qui finit dans la mer : on croît que 80% des plastiques de la mer proviennent de la Terre. Les 20% restants proviennent des bateaux.

Tous ces fragments voyagent dans l’Océan jusqu’à arriver dans des zones où confluent les courants marins pour former les “soupes de plastique” ou “continents de plastique”

Que sont les continents de plastique?

Les continents de plastique, aussi appelés soupes de plastique ou îles de plastique (entre autres appellations sexy), ne sont pas une masse solide mais plutôt des “tâches” de petits fragments de plastique. Situées dans le Pacifique et dans l’Atlantique Nord, on connaît leur existence depuis la fin des années 80 et depuis 2009, respectivement. Il est difficile de connaître leur taille puisque leurs marges changent constamment du fait des courants marins et du vent.

Ces plastiques se dégradent et se transforment en fragments plus petits. Les animaux marins qui vivent près de la surface confondent ces fragments avec de la nourriture et le plastique finit par faire partie de la chaîne alimentaire. Dans certains cas, les animaux souffrent de problèmes hormonaux et en meurent. Enfin, ces minuscules fragments de plastique finissent dans notre organisme quand on se nourrit de poissons ou de fruits de mer.

Cette vidéo de Seas at Risk est à voir : “notre plastique, notre problème”. Cette vidéo explique parfaitement et en seulement 2 minutes le problème du plastique dans les Océans (vous pouvez activer les sous-titres).

Que peut-on faire pour les éviter?

Réduire l’utilisation de plastique : dites au revoir aux sacs plastiques, emmène tes propres sacs quand vous aller faire les courses, n’achetez pas d’eau en bouteille, si vous devez prendre de l’eau emmenez une bouteille en acier ou en verre. Si vous pouvez, achetez dans des supermarchés en vrac ou mieux au marché pour éviter les sacs en papier et plastique.

Recycler : comme ça on pourra transformer ce plastique en emballages, sacs, canalisations, mobilier urbain et même en vêtements. Même si ce point est controversé (vu que le business du recyclage n’est pas transparent et que l’Europe et les Etats-Unis envoient leurs déchets plastiques dans des pays où la législation environnementale est presque inexistante). Ce qu’il faut arriver à faire c’est réduire afin de ne recycler que le minimum possible.

Réutiliser : il faut laisser libre cours à son imagination pour donner une seconde vie aux emballages plastiques.

Si vous voulez en savoir plus sur les conséquences de ce problème, elles sont très bien expliquées par Charles Moore dans ce TED Talk : Seas of Plastic (on peut activer les sous-titres)

 

Actualités

Téléphone zéro déchet : des experts franchissent une étape importante

18 avril 2018
telephone zero dechet

Des chercheurs de l’Université de Colombie Britannique, au Canada, ont parfait un processus qui permet de séparer efficacement la fibre de verre et la résine (deux des éléments les plus jetés dans les téléphones portables), ce qui les rapproche de l’objectif d’un téléphone zéro déchet.

C’est l’un des premiers processus qui utilise des techniques simples comme la séparation par gravité pour lever proprement les résines organiques de la fibre de verre qui, elle, ne l’est pas.

Les téléphones jetés sont une source énorme et grandissante de déchets électroniques, avec près de 2 milliards de téléphones vendus tous les ans et les gens les remplaçant toutes les quelques années. Le défi est de décomposer es modèles qui ne peuvent plus être utilisés en matériaux utiles sans provoquer de dommages à l’environnement.

La plupart des entreprises de recyclage d’e-déchets se concentrent sur la récupération de métaux utiles comme l’or, l’argent, le cuivre et le palladium, qui peuvent être utilisés pour fabriquer d’autres produits. Mais les parties non métalliques comme la fibre de verre et les résines, qui constituent les principaux éléments des circuits imprimés, sont généralement jetés parce qu’ils ont moins de valeur et sont plus difficiles à traiter. Soit on les incinère, soit ils finissent à la décharge, ce qui peut provoquer la fuite de produits chimiques dangereux dans les nappes phréatiques, le sol et l’air.

La fondatrice du centre d’innovation de d’exploitation minière (une unité qui se concentre sur la récupération de métaux de valeur) est déterminée à trouver une meilleure solution de recyclage. Elle a donc développé, avec un étudiant en Doctorat, un processus qui utilise la séparation par gravité et d’autres techniques simples de la physique pour traiter la fibre de verre et les résines de manière à ce que ce soit neutre pour l’environnement.

La clé ici est a séparation par gravité qui sépare efficacement la fibre de verre de la résine en utilisant les différences de densité. La fibre de verre séparée peut ensuite être utilisée comme matière première dans le bâtiment et l’isolation. Dans le futur, si l’on peut trouver une manière d’améliorer la qualité de la fibre de verre recyclée, elle pourrait même servir à fabriquer de nouveaux circuits imprimés.

Les chercheurs veulent maintenant développer un modèle commercial à grande échelle du processus, en partenariat avec Ronin8, une société de recyclage canadienne qui sépare les différents plastiques, les fibres et les métaux dans les déchets électroniques sans utiliser de produits chimiques toxiques et sans perdre les métaux précieux.

Ronin8 a développé un processus innovant pour les e-déchets qui a pour but de s’attaquer aux défauts intrinsèques des processus d’e-déchets actuels. Leur vision est de parvenir à une solution de fin de vie zéro déchet pour les appareils électroniques et le travail avec les chercheurs leur permet de s’en approcher.

Les chercheurs disent que leur travail a pris une nouvelle tournure depuis que la Chine a banni l’importation de déchets depuis le 1er janvier 2018. Il faut une meilleure manière de gérer le recyclage de nos appareils électroniques et une méthode de récupération des matériaux de valeur qui soit éco-responsable et à moindre coût.