Ecologie

Alimentation saine et consciente : slow food

14 octobre 2020

L’alimentation dans une ère court-termiste

Nous vivons dans l’ère du digital, immergés dans la culture de l’immédiateté. Nous courons touter la journée sans nous poser de questions, on finit épuisés et on veut juste que nos besoins soient satisfaits par magie et tout de suite.

On couvre nos peurs et nos tristesses en consommant. On vit dans l’ère Amazon, où on achète sans bouger de chez nous un truc fabriqué en Chine. Parce que c’est plus pratique, parce que ce n’est pas cher et sans se soucier des conséquences que cela peut avoir sur l’économie locale ou la contamination mondiale.

Quand on est malade on prend des médicaments qu’on s’auto-prescrit pour soulager les symptômes (douleur, anxiété, insomnie) et pour écarte les problèmes qui sont sur notre chemin. On s’arrête pas pour écouter ce que nous dit notre corps ni pour chercher les véritables causes qui nous permettront de trouver les solutions plus profondes.

Des réponses rapides

Ce besoin d’obtenir des réponses rapides a effacé notre patience, notre capacité à nous projeter à moyen et long terme. Nous prétendons diriger tous les aspects de notre vie avec la même facilité qu’une télécommande et on oublie qu’il y a des processus qui requièrent du temps et qui ne peuvent pas être accélérés.

On fait la même chose avec la nourriture

Et on le voit avec les régimes miracles qui ont toujours le même succès depuis des décennies. Des régimes que l’on réussit à suivre seulement quelques jours, qui donnent peu de résultats et qui finissent dans la plupart des cas en effet yoyo qui fait récupérer en peu de mois le poids perdu. Mais on s’est jamais arrêté pour se poser la question : pourquoi voulons-nous absolument maigrir?

Dans de nombreux cas, il peut s’agir d’une compensation pour une période d’excès, comme les régimes qui débutent en janvier (après les fêtes de fin d’année), en septembre (après les vacances d’été) ou suite à des périodes de stress. Dans ces cas, on devrait porter plus attention aux associations émotionnelles que nous faisons avec la nourriture : pour se récompenser, pour se calmer, pour se consoler… Prendre conscience de ceci peut nous aider à éviter des déséquilibres nutritionnels qui affectent notre santé.

Dans d’autres cas, il peut s’agir de raisons esthétiques, probablement un désir inconscient (ou non) d’entrer dans les stéréotypes de beauté que nous voyons à la télé ou sur les réseaux sociaux. Avec la croyance erronée que notre vie serait meilleure si on avait un corps comme ci ou comme ça. Des motivations qui sont plus liées à des paramètres externes qu’à une réelle recherche authentique de bien-être et de santé. Et au travers de ce prisme, il est logique que nous poursuivions des résultats immédiats (sans prendre en compte les conséquences).

Ce que nous mangeons a une influence directe sur notre santé physique et nos émotions

Je ne suis pas diététicien, mais j’ai changé mon alimentation il y a maintenant plus de 1 an et je sens bien l’influence directe que cela a sur ma santé physique et mes émotions. C’est pour cette raison que je ne fais pas de régime. Dans cette culture du raccourci, on associe la rapidité avec l’efficacité, mais dans le domaine de l’alimentation, ça ne sert à rien. Je veux faire une transition vers une alimentation qui nourrisse et donne du plaisir (et oui, il faut qu’on se défasse de la croyance que tout ce qui est délicieux est forcément mauvais pour la santé et que ce qui est bon pour la santé est forcément boring).

Nous devons prendre nos décisions consciemment, nous responsabiliser, réapprendre à nous alimenter avec de la vraie nourriture. Les ingrédients frais, devenir amis avec la cuisine, petit à petit, avec des objectifs atteignables… parce que l’alimentation bonne pour la santé c’est un objectif de vie et c’est nécessaire que ce soit agréable. mais, comme tout changement d’habitudes, cela prend du temps.

Je suis convaincu que si on apprend à nos enfants, dès leur plus jeune âge, à profiter d’une nourriture saine avec des recettes faciles, délicieuses et pleine de légumes et de fruits, il y aurait moins de personnes en surpoids et de désordres alimentaires.

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