Zéro Déchet

Six championnes du zéro déchet à Hong Kong : des femmes qui militent pour rendre la ville plus verte

24 mars 2018
zero dechet hong kong

Ce n’est pas la première fois qu’on parle du zéro déchet à Hong-Kong. Cette fois-ci, on s’intéresse à des pionnières éco-friendly qui montrent le chemin vers la réduction des déchets ménagers.

Le jardin en ville de Daisy Tam Dic-sze

“Laissez-moi vous montrer notre jardin” dit le Docteur Daisy Tam Dic-sze, en brandissant une paire de ciseaux et en ouvrant le chemin vers un mur de chou kale et de laitues en germination dans des bouteilles en plastique. Sur une année, Daisy a transformé un petit coin du campus de l’Université Kowloon Tong de Hong-Kong, où elle travaille, en un petit lotissement verdoyant qui brille de mille feux sur la façade en carrelage gris, même un jour morne.

C’est une petite expérience qu’elle a faite avec des étudiants pour leur montrer comment on peut transformer les déchets en ressources et voir jusqu’où on pouvait pousser le petit jardin urbain.

C’est un petit plan modeste d’un mouvement qui consiste à réduire ses déchets au strict minimum. A Hong-Kong, et ailleurs, de plus en plus de chercheurs, d’entrepreneurs, de militants, de blogueurs et autres sont conscients des dégâts énormes que nous causons à la planète à cause de notre gaspillage excessif. Fatigués d’attendre que les gouvernements et les industries prennent la tête du mouvement, ils prennent eux-mêmes les initiatives.

Un petit jardin comme celui de Daisy ne va pas changer le monde mais elle et d’autres honkongais comme elle espèrent que des initiatives de ce type fassent grossir une “petite boule de neige du zéro déchet”.

Si on veut voir du changement, il faut une solution rapide et qui colle vite ainsi qu’une personne pour la rendre tendance. Il faut ensuite aller plus loin afin que ce ne soit pas un luxe réservé à la classe moyenne […] Il s’agit de penser une ville durable tout entière.

Daisy est spécialisée dans la sûreté alimentaire et les pratiques éthiques dans l’alimentation à Hong-Kong, où les restes alimentaires constituent la majeure partie du gaspillage aujourd’hui. Pour essayer de comprendre pourquoi l’excès de nourriture se transforme automatiquement en gaspillage, elle travaille avec des ONG de redistribution pour imaginer l’infrastructure nécessaire pour éviter que la nourriture ne finisse à la décharge et pour savoir comment des pratiques vertes peuvent devenir accessibles à tout le monde dans la ville, pas seulement la classe moyenne.

La gestion des déchets en elle-même ne l’intéresse pas. Elle veut améliorer le système afin que les déchets aient une durée de vie plus longue (avant de devenir déchets). Quand vous achetez de la laitue, vous l’achetez entière et les laitues prédécoupées fanent vite. A partir d’un seul germe, elle mange les feuilles du même plant de laitue depuis novembre. C’est intéressant de montrer aux étudiants que l’agriculture n’est pas quelque chose qui vient du passé.

Quand elle est dans l’espace confiné rempli de livres qu’est son bureau, Daisy se pose des questions plus philosophiques sur les déchets : pourquoi cela devrait intéresser les gens? Pourquoi devrions-nous les y intéresser? Le problème prend racine il y a 10 ans, quand elle vendait des pommes sur un marché londonien tout en étudiant pour son Doctorat.

En tant que vendeuse, elle avait tout un tas de restes qu’elle échangeait. Elle avait des amis à la boulangerie, au magasin d’olives […] Il y avait toute une économie alternative après les heures de marché qui ajoutaient à son caractère tout en renforçant les relations.

Après être revenue à Hong-Kong, elle a été arrachée de cet environnement et ne faisait plus partie du paysage mais elle voulait encore faire quelque chose en relation avec la nourriture. Donc elle s’est posé la même question, mais au niveau de la ville toute entière : que deviennent les déchets et les restes de nourriture?

restes cuisine hong kong zero dechet

Des restes de cuisine de restaurant à Hong-Kong.

Daisy veut découvrir comment des pratiques de réduction des déchets peuvent devenir une routine pour ceux qui ne portent aucun intérêt à l’environnement ou qui ne cherchent pas le buzz, ce qui, pour toutes les personnes zéro déchet, revient à ne jamais avoir à vider sa poubelle.

Essayer d’argumenter avec la morale en disant qu’il faut se préoccuper de l’environnement ne va pas avoir de l’effet sur quelqu’un qui travaille 10 à 12 heures par jour, rentre chez elle après la fermeture des marchés et dont le seul souci est de se trouver de quoi manger puis d’aller dormir. Il faut instaurer la durabilité au niveau de la ville.

Les marchés de Hong-Kong illustrent ce point. Est-ce qu’il y a des endroits de stockage, des frigos, un espace pour composter? S’il y en a et qu’ils peuvent simplement y jeter les déchets, cela ne posera aucun problème aux gens de composter. S’il faut réunir les déchets puis les transporter ça devient un problème.

Malgré son minimalisme et le fait qu’on se débarrasse de tout ce qui est inutile, le zéro déchet ne voyage pas léger. Daisy est connue au département des Sciences Humaines pour son sac à dos bruyant plein de boîtes et de sacs, les accessoires d’une professeur assistante qui fait ce qu’elle enseigne.

Daisy range et conserve toute sa nourriture. Ses collègues en font une blague : “Daisy et son gaspillage alimentaire”. Cela la fait sourire.

 

L’influenceuse Instagram zéro déchet

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L’influenceuse Instagram zéro déchet Hannah Chung.

Même si les médias sociaux l’ont aidée à atteindre beaucoup de personnes à Hong-Kong, développer le mouvement zéro déchet au delà d’Instagram est une priorité pour Hannah Chung. En 2016, la femme de 31 ans avait commencé un travail cette année chez Green Monday (une organisation honkongaise qui encourage les gens à ne pas manger de viande le lundi et dirige les cafés Green Common) et changé sa vie. Elle s’est débarrassée de tous les objets plastiques jetables (des lingettes pour le réveil aux lingettes démaquillantes) et a cherché des alternatives durables. Elle n’a envoyé aucun déchet à la décharge pendant 1 an et a documenté son progrès au travers d’un fil Instagram éco-conscient qui, elle l’espère, en aura inspiré d’autres à rejoindre le mouvement.

Le terme “zéro déchet” est assez rédhibitoire. On peut se battre pour devenir zéro déchet mais c’est une affaire longue, difficile et solitaire. Pour Hannah, le terme sert plutôt à briser la glace pour faire passer le message. Elle visite des écoles et des entreprises dans la ville pour éduquer sur la réduction des déchets et faire du consulting sur la durabilité des entreprises. Pour l’instant, ça a l’air de fonctionner auprès du marché des expatriés, les gens avec des revenus disponibles. Elle s’aperçoit que le fossé est grand et elle veut vraiment s’adresser au marché de masse et faire passer le mot.

boite reutilisable zero dechet chung

Les gens sont très curieux et Hannah en a beaucoup appris sur le plastique, le système qui est en place à Hong Kong et la raison pour laquelle on encourage pas les gens à recycler est que ça ne vaut presque rien. 2 boîtes en aluminium valent 10 centimes de dollars hongkongais (1 centime d’euro) tandis qu’un kilo de plastique vaut 50 centimes de dollar hongkongais (5 centimes d’euros).

Maintenant, le temps est venu pour Hannah de laisser son rôle de développement de business chez Green Monday pour lancer sa propre entreprise dans le média social et travailler à temps plein pour se rendre dans les écoles et les entreprises pour leur apprendre à intercepter les déchets à la source plutôt que se concentrer sur des stratégies de recyclage.

 

Christina Dean et les vêtements zéro déchet

vetement zero dechet christina dean

En 2012, Christina Dean à 39 ans, a été complètement frappée de plein fouet par la réalité que constituait le gaspillage de vêtements. En tant que fondatrice et dirigeante de l’entreprise caritative Redress et de la marque de mode upcyclée The R Collective, Christina (qui a suivi une formation de dentiste au Royaume-Uni avant de déménager à Hong Kong) a oeuvré pour rendre les gens conscients du gaspillage vestimentaire depuis 2007 mais n’était pas prête à voir ce qu’elle a vu en tournant une brève sur la mode durable pour la télévision.

Ils sont allés dans l’une des décharges de Hong Kong et ont vu des camions faire la queue pour jeter des milliers de tonnes de vêtements. C’était déprimant. Si l’industrie essaie de s’améliorer mais que les gens continuent à jeter leurs vêtements, à quoi bon?

Christina a passé l’année suivante à s’habiller uniquement avec des vêtements de récupération. Elle fait des aller-retours entre Londres et Hong Kong et aime bien porter une veste noire et blanche qu’elle a “sauvée” d’une décharge. Le plus choquant c’est la quantité de gaspillage qu’il y a. La globalisation est quelque chose de génial mais en fin de compte ce n’est pas juste.

L’industrie de production de vêtements est terrifiante. On va en Chine et ça nous brise le coeur. La pollution est un fléau. C’est une question de santé publique et ce n’est pas éthique. Pour la militante charismatique et extravertie qui avait déménagé au départ à Hong Kong pour le journalisme, le zéro déchet est un beau mot mais n’existe pas vraiment.

Pendant les premières années, elle pensait que cela signifiait d’arrêter d’acheter autant de trucs inutiles mais elle s’est rendue compte que les consommateurs achèteront toujours des vêtements parce que c’est vrai qu’ils s’usent. Il n’y aura pas de “zéro déchet” parce que les gens achèteront des vêtements neufs et cela ne dérange pas Christina. Le monde de Redress c’est cultiver une industrie de la mode plus durable et responsable, qu’il s’agisse du côté entreprise, consommation ou relation client.

Il y a un bâton et une carotte dans ce mouvement : la carotte c’est la simplicité (on cherche tous un mode de vie plus simple) et le bâton c’est le fait que le vent ait tourné côté mode de consommation. Le gaspillage est maintenant vulgaire et inacceptable. On voit des millions de tonnes de vêtements invendus détruits à travers le monde. C’est en train de devenir de mauvais goût, les consommateurs sont donc proactifs et posent des questions auxquelles l’industrie a du mal à répondre. Des questions comme : “pourquoi les marques ne donnent pas ces vêtements aux pauvres?” mais ce n’est pas si simple que ça.

Pendant les deux dernières années, Christina s’est intéressée à ce que deviennent les vêtements invendus et a écrit des articles critiquant leur incinération. Personne ne veut vraiment assumer la responsabilité de ce gaspillage de vêtements qui a lieu parce que les marques essaient de vendre des vêtements que les clients ne veulent pas. Christina organise également le Redress Design Award qui récompense les créateurs partout dans le monde qui ont des approches durables (comme l’upcycling, le zéro déchet ou les techniques de reconstruction) pour créer de nouveaux vêtements.

Le problème de l’industrie est double : premièrement les consommateurs ont changé, il y a eu un changement de leurs valeurs; mais les revendeurs continuent à sur-acheter. Deuxièmement l’industrie de la mode à passé les dernières 15 à 20 années à penser échelle : la seule manière de gagner de l’argent est de vendre beaucoup.

Christina ne s’habille qu’avec des vêtements de seconde main ou qui ont été faits avec des fibres upcyclées et se décrit comme militante quand il s’agit de recyclage et de gaspillage alimentaire.

 

La fondatrice de Zero Waste Life, une entreprise de coaching zéro déchet

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Ce n’est pas sorcier, dit Paola Cortese, fondatrice de Zero Waste Life (ex LoopUnite), une entreprise sociétale honkongaise qui coache des étudiants (qui paient) pour les aider à réduire les déchets dans leur vie sur un programme de quatre semaines.

La première semaine, on se concentre sur l’évaluation de l’impact d’un individu; la deuxième semaine aide à trouver les solutions; la troisième on parle de recyclage et de compostage et la quatrième semaine est dédiée à un récapitulatif et à l’approfondissement de certains points qui intéressent les étudiants.

L’ex-designer d’intérieur née en Indonésie prétend que 80% de la réduction de déchets personnels peut se faire en adoptant les 5 produits essentiels : une lunchbox, un sac réutilisable, une gourde (ou une bouteille), un mouchoir en tissu et des couverts non plastiques.

Si nos dirigeants avaient pu voir la dévastation causée à nos océans par le plastique, des entreprises comme celles de Paola n’auraient jamais eu besoin d’exister. Elle se base sur son bocal en verre qui lui sert de poubelle et qui est un symbole de son dévouement à la cause (la famille de la reine française du zéro déchet Bea Johnson n’en remplit qu’un par an). Paola a généré seulement 289 grammes de déchets sur toute l’année passée et elle se retrouve vite assaillie de questions de ses amis qui cherchent eux aussi à contrôler leurs déchets.

Qu’elle organise un stage de groupe, qu’elle travaille avec un client chez lui, qu’elle arrose pendant sa randonnée des plantes d’un engrais fait à base de peaux de légumes ou qu’elle rappelle simplement à son mari de prendre le sac en tissu pour faire les courses, Paola a placé le zéro déchet au centre de tout ce qu’elle fait et prédit que les générations futures feront la même chose.

Son but est de sensibiliser les gens sur le fait qu’être zéro déchet est une compétence mais que ce n’est pas difficile. On s’y habitue, comme on apprend à nager ou à conduire. La prochaine génération doit grandir en sachant comment vivre de manière durable et ce mode de vie doit être considéré comme la norme. Si ce n’est pas le cas, Paola ne pense pas que l’humanité survivra.

 

L’allergique au plastique

non aux dechets

Fanny Moritz a développé une véritable allergie au plastique, ou c’est du moins ce qu’elle dit au personnel des restaurants quand elle refuse leurs touillettes ou leurs pailles, des objets qui sont devenus les symboles d l’usage unique superflu.

Elle a dîné dans un restaurant italien trois fois. Trois fois elle a demandé qu’on ne lui donne pas de paille avec sa limonade, mais on lui en a donné une quand même. Quand elle l’a fait remarquer à la serveuse, celle-ci a simplement repris la paille et l’a jetée. Maintenant elle dit qu’elle est allergique et ça marche. Elle y est retournée récemment et on ne lui a pas donné de paille. La webdesigner raconte une expérience. Elle est fondatrice de No!w No Waste, une boutique en ligne qui vend des accessoires zéro déchet pour la maison comme du film alimentaire en cire d’abeille, des coupes menstruelles, des ustensiles de cuisine réutilisables ou du shampooing barre, par exemple.

Fanny, qui a 29 ans, a d’abord déménagé à Hong Kong en tant que mannequin pour un contrat de 3 mois et a calculé qu’elle a assez utilisé sa paille en inox pour empêcher que plus de 26 000 pailles finissent à la décharge. Elle a également économisé en gobelets jetables, lingettes en coton, en tampons et en flacons de shampooing.

Voir Bea Johnson réussir à mettre tous ses déchets dans un seul bocal a encouragé Fanny à chercher des objets durables mais elle a eu du mal à trouver autre chose que des brosses à dents en bambou et des pailles en inox. Après la lecture du livre, elle a pensé qu’elle savait faire des sites et qu’elle adorait ce mode de vie, tout comme le minimalisme. C’est de là que lui est venue l’idée de faire son site e-commerce.

Fanny a accueilli son idole quand Bea Johnson est venue faire un discours à Hong Kong devant une assemblée de “convertis”. Parmi les participants, Tamsin Thornburrow (que nous avons déjà croisée sur le blog) lève la main pour dire timidement qu’elle allait ouvrir un magasin qui vendrait non seulement des produits des nettoyage et des cosmétiques sans packaging (comme Fanny) mais également de l’épicerie en vrac. Bea déclare : si personne dans cette pièce n’encourage cette jeune femme, elle échouera dans un an. C’est le magasin Live Zero.

 

Le magasin zéro déchet de Hong Kong dont nous avons déjà parlé

live zero magasin zero dechet

Live Zero, à Sai Ying Pun, a ouvert ses portes le 1er février 2018 et les affaires marchent bien depuis. Le magasin est fait de telle manière qu’acheter en vrac est facile et se fait dans le style : on y voit des étagères en bois upcyclé aux couleurs pastel qui tiennent des bocaux donnés par des clients afin que d’autres puissent les utiliser. Aux murs sont accrochés des distributeurs remplis de denrées non périssables et on voit également des étagères remplies de produits eco-friendly pour la maison.

A la fin de la troisième semaine d’ouverture, Tamsin déborde de travail et se voit montrer sans cesse comment le système de self-service de pesée fonctionne. Après avoir attiré l’attention à la conférence de Bea Johnson, elle a donné beaucoup d’interviews et a gagné 6500 nouveaux followers sur Instagram.

Elle trouve toute cette attention un peu étrange mais cela aide son business. Tout le monde la remercie, elle prend même des selfies avec certains clients. Ce qui l’embête maintenant, c’est de savoir ce qui va lui arriver si elle va au supermarché et qu’elle prend quelque chose en plastique. Et si un de ses clients la voyait?

vente en vrac magasin zero dechet

Déjà propriétaire du magasin d’articles ménagers Thorn and Burrow, l’ex designer d’intérieur est bien placée pour organiser l’intérieur des magasins alors que la plupart des personnes comme elle vendent en ligne. Elle loue un petit local dans un centre d’affaires design de Hong Kong pour y installer Live Zero et les réactions sont tellement enthousiastes qu’elle a décidé de déménager dans une grande maison dans laquelle elle pourrait aussi vendre la nourriture. Sa stratégie marketing est basée sur la croyance que la prolifération du mouvement zéro déchet est attachée à son charme esthétique. Son fil Instagram est rempli de couleurs vives et de produits bien rangés contrastés par des photos de bananes emballées individuellement et des piles de poubelles.

pommes individuelles gaspillage

L’intérêt de Tamsin pour l’entreprise verte s’est manifesté en observant une demande grandissante mais non satisfaite pour des articles ménagers à Hong Kong et l’exaspération provoquée par la montagne d’emballages plastiques qui venait avec chaque livraison à son entreprise. Tout a commencé par la recherche d’une bouteille d’eau belle et assez pratique pour donner envie d’être utilisée puis cela s’est transformé en une ligne de produits sans packaging, inclus le film alimentaire en cire d’abeille et les pailles en inox qui étaient difficiles à trouver à Hong Kong.

Elle répond aussi à ceux qui, comme elle, sont frustrés de ne pas avoir les moyens de se payer des produits bio en proposant une sélection de produits séchés, de pâtes, de noix et d’huiles.

fil instagram livezero

Pour beaucoup de personnes qui exaltent les vertus du zéro déchet, il existe une croyance comme quoi vivre une existence plus verte est bon non seulement pour l’environnement mais aussi pour l’esprit. Pour Tamsin, c’est le sentiment d’accomplissement qu’elle a à chaque fois qu’elle dit non à un sac plastique ou accueille un curieux dans son magasin et pour Fanny c’est entendre qu’elle a inspiré quelqu’un a essayer le zéro déchet.

Les gens ont besoin de quelque chose de plus significatif dans leurs vies. Nous sommes devenus plus conscients du fait que nous sommes connectés dans les dernières années et même si ce n’était pas à la mode, on serait en chemin vers le zéro déchet, assure Fanny.

Le meilleure façon dont Paola peut résumer sa passion c’est en s’inspirant des enseignements de Gandhi : cela lui apporte plus de joie dans sa vie. Cela signifie que ce qu’elle pense, fait et dit est en harmonie. C’est ce que signifie le zéro déchet pour elle.

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